‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 2 sur 62 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

LE CHOEUR e^ URBAIN.

Valsez, valsez, jeunes fillettes, Valsez, valsez, gais Tyroliens ; Car dans l'âge heureux où vous êtes La danSH est le premier des biens !

URBAIN, du haut du tonneau.

Un moment de repos !

(Montrant son violon qu'il accorde.) Car l'orchestre, et pour cause, A besoin de se raccorder.

jEANiNOWiTZ, à part, regardant Thérèse et Lisbeth, Je veux me lancer et je n'ose!

Pour laquelle me décider?

Je suis riche, je suis le coq de ce village, Et chacune à l'envi recevrait mon hommage;

Mais laquelle choisir des deux ?

C'est là ce qui me trouble et me rend malheureux! Réfléchissons encor !.,.

LISBETH, causant à gauche avec Thérèse, Eh quoi ! jamais, ma chère , Crbain ne vous a dit qu'il vous aimait?... THÉRÈhE.

Jamais ]..^

« LE MENETRIEB.

LISBETH, montrant la cabane à gauche.

El vous vivez tous deux dans la même chaumière?... THÉRÈSE.

Oui, je dois tout à ses bienfaits.

'C'est mon parrain, mon luteur !... presque un père!... (Elle continue à parler bas.) JEANNOWITZ, à part.

Décidément mon choix est fait...

(S'approchant de Thérèse.) Daîgnerez-vous, Thérèse, accepter ce bouquet Que j'ai cueilli pour vous ?

URBAIN , avec humeur.

Allons ! allons ! en place !

LiSBETH, bas à Thérèse.

Le beau ménétrier fait, je crois, la grimace, Et fronce le sourcil!

THÉRÈSE, avec crainte.

Il a l'air en courroux.

(A Jeannowilz.) 'Quoi! pour moi ce bouquet?

JEANNOWITZ.

Il est à la plus belle î THÉRÈSE , V offrant à sa compagne.

Alors on s'est trompé, Lisbelh, il est à vous !

LISBETH, bas à Thérèse, en lui montrant Urbain. D'un rayon de plaisir son regard étincelle !.,. THÉRÈSE et LISBETH. à part.

Vraiment! vraimer"!...

C'est étonnant comme il a l'air content. JEANNOWITZ, regardant les deux jeunes filles. C'est fort embarrassant ; Car toutes deux sont charmantes vraiment. URBAIN.

Allons, vivement, AUons, en place et sur-le-champ.

CHOEUR ;• Walsea, valsez, jeunesfillettes, etc.

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