‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 34 sur 62 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

THÉRÈSE

D'où vient cet air sombre et sévère ?

Seriez-vous donc toujours jaloux ?

Pour vous guérir que faut-il faire?

Parlez, monsieur, qu'exigez-vous ?

Et puisqu'en votre erreur extrême Pour vous détromper tout est vain,

(Naïvement.) Je viens vous le dire à vous-même,..

C'est vous que j'aime, mon parrain î

URBAIN, vivement et avec joie^ faisant un pas vers elle. 0 ciel I

THÉRÈSE

C'est vous!... c'est vous!...

URBAIN, s' arrêtant et à part,

0 funeste destin !

THÉRÈSE, ingénument.

Pardonnez -moi!... mais c'est vous, mon parrain !

%]KBkiHyavec exaltation ^comme ayant pris sa résolution. Ecoute-moi, Thérèse, écoute-moi I THÉRÈSE, avec joie.

Oui, mon parrain, j'écoute et je vous croil... URBAIN.

Je ne puis le dire sans crime Quel tourment vient me déchirer...

Au nom de l'amour qui t'anime, Thérèse, il faut nous séparer...

THÉRÈSE , étonnée.

^ous séparer!

URBAIN

Oui, je l'atteste.

THÉRÈSE

Tu me bais donc?

URBAIN

Moi te hair ?

Demeure alors!...

IWais, si je reste, Dieu lui même va nous punir.

(Avec amour et la pressant dans ses bras.)

Car plus encore que loi-même, Moi, vois-lu bien, je t'aime!... je t'aime!... (S'éloignanl d'elle.) Ah ! qu'ai-je dit?...

THÉRÈSE

0 doux instant l

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