FINAL
PLUSIEURS SOLDATS, cn defiovs.
Que fail-on dans cette demeure ?
Et pourquoi veiller à cette heure ?
LisBETH, accourant.
Entendez vous I... c'est un poste autrichien! URBAIN.
Mes amis, laissez-moi faire... (Il monte sur la table à gauche et décroche de la muraille le violon quon y avait attaché. Jouant sur son violon un air' très-gai et criant sur la ritournelle.) A vos places ! Qu'en cadence, A naa voix.
Tout s'élance A'Ia-fois !
En goguettes, Enlevons El fillettes Et bouchons !
Ron, ron, ron, ron, ron...
DES SOLDATS, en dehors.
Des gens qui dansent !
URBAIN, conlinuanl avec plus de force.
Bon, ron, ron !...
d'autres s'oldats, en dehors.
Des gens qui boivent !
URBAIN, de même et avec force.
Ron, ron, ron,,* (A voix basse.)
Allons, comme moi, chantez donc?
TOUS
Qu'en cadence, A sa voix, Tout s'élance A-la-fois !
Chansonnnelles, Higaudons Et fillettes 1 1 bourhons !
52 LE MENLTRIER.
URBAIN
Ron, ron, ron, ron, ron... j
Nous, plus graves, \
Nous sablons i
De nos caves
Les flacons! ;
Douce allure!... \
En avant, j
i. En mesure '
El gaîmentî ■
(Faisant le gesie de trinquer.) L Pan, pan, pan, pan, pan.
w.. Vous, je gage, .
Couple heureux, Sous l'ombrage Aimez mieux Danse vive...
Je suis prêt, \
Que Ion suive
Mon archet. ■
Ron, ron, ron, ron, ron... ]
SOLDATS, en dehors. \
Ces buveurs attardés et ces danseurs joyeux !... ;
Font, morbleu 1 trop de bruit pour être dangereux... Passons!... passons!...
TOUS
Qu'en cadence, etc.
(Le chant commencé à voix haute diminue à mesure qu'on entend s'éloigner les pas des Soldais et le bruit de leurs fusils.) ; LÉOPOLD.
Hs s'éloignent... je n'entends rien., j LISBETH. \ Non... non, plus rien !... \ URBAIN, sautant à bas de la table, \ Eh bien? i LÉOPOLD, les réunissant autour de lui, ]
Eh bicnl Que nos droits soient enfin décidés par le glaive I Que demain, mes amis, le Tyrol se soulève ! j