‹ Le ménétrier, opéra-comique en trois actesChapitre 40 sur 62 · FINAL · texte numérisé non relu

FINAL

PLUSIEURS SOLDATS, cn defiovs.

Que fail-on dans cette demeure ?

Et pourquoi veiller à cette heure ?

LisBETH, accourant.

Entendez vous I... c'est un poste autrichien! URBAIN.

Mes amis, laissez-moi faire... (Il monte sur la table à gauche et décroche de la muraille le violon quon y avait attaché. Jouant sur son violon un air' très-gai et criant sur la ritournelle.) A vos places ! Qu'en cadence, A naa voix.

Tout s'élance A'Ia-fois !

En goguettes, Enlevons El fillettes Et bouchons !

Ron, ron, ron, ron, ron...

DES SOLDATS, en dehors.

Des gens qui dansent !

URBAIN, conlinuanl avec plus de force.

Bon, ron, ron !...

d'autres s'oldats, en dehors.

Des gens qui boivent !

URBAIN, de même et avec force.

Ron, ron, ron,,* (A voix basse.)

Allons, comme moi, chantez donc?

TOUS

Qu'en cadence, A sa voix, Tout s'élance A-la-fois !

Chansonnnelles, Higaudons Et fillettes 1 1 bourhons !

52 LE MENLTRIER.

URBAIN

Ron, ron, ron, ron, ron... j

Nous, plus graves, \

Nous sablons i

De nos caves

Les flacons! ;

Douce allure!... \

En avant, j

i. En mesure '

El gaîmentî ■

(Faisant le gesie de trinquer.) L Pan, pan, pan, pan, pan.

w.. Vous, je gage, .

Couple heureux, Sous l'ombrage Aimez mieux Danse vive...

Je suis prêt, \

Que Ion suive

Mon archet. ■

Ron, ron, ron, ron, ron... ]

SOLDATS, en dehors. \

Ces buveurs attardés et ces danseurs joyeux !... ;

Font, morbleu 1 trop de bruit pour être dangereux... Passons!... passons!...

TOUS

Qu'en cadence, etc.

(Le chant commencé à voix haute diminue à mesure qu'on entend s'éloigner les pas des Soldais et le bruit de leurs fusils.) ; LÉOPOLD.

Hs s'éloignent... je n'entends rien., j LISBETH. \ Non... non, plus rien !... \ URBAIN, sautant à bas de la table, \ Eh bien? i LÉOPOLD, les réunissant autour de lui, ]

Eh bicnl Que nos droits soient enfin décidés par le glaive I Que demain, mes amis, le Tyrol se soulève ! j

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