SCENE VI
LES PRÉcÉDENS, URBAIN, paraissant à la porte du fond.
URBAIN, parlant à la cantonade.
Oui, je viens prendre les ordres de monseigneur, et puisqu'il nous a promis de nous rendre noire duchesse, ça ne peut pas larder!... {Redescendant le théâtre , et apercevant Gédéon^ ils arrête avec émotion,) 0 ciel !... c'est vous, monsieur?...
GÉDÉON
Oui... mon cher Urbain... moi qui suis des vôtres... moi qui ai tout sacrifié, tout risqué pour mon pays... et pour notre duchesse... que je ramène à Inspruck... dans son palais !
URBAIN, avec joie.
tsi-il possible!.., (Avec émotion.) et sans doute..» vous êtes venu aussi avec Thérèse...
GÉDÉON
Certainement !
URBAIN, timidement Avec ma sœur !...
GÉDÉON
Non pas, mon cher!... (Lui frappant sur Vépaule.) Par malheur pour vous.Thérèse n'est plus votre sœur. URBAIN, avec étonnement et joie.
Que dites- vous?
Qu'en politique nous n'en faisons jamais d'autres... et que j'ai été obi igé, Hans l'iniérêt de l'étal, de vous tromper... (Montrant Krifkraffen qui est resté la tête cachée dans ses mains) comme M. le major! URBAIN, viveîncnt.
Comment... cette bague...
GÉDÉON
Était la mienne!...
URBAIN, de même.
Cette lettre... de sa mère...
GÉDÉON
Écrite par moi !...
KRIFKRAFEEN, aVCC ColèrC,
Quel intrigante ! tairleff!
URBAIN, avecjoie^ à Gédéon, Vous en êtes bien sûr ?
GÉDÉON
Je puis vous le prouver.
URBAIN, vivement.
Je vous crois !... je vous crois!... dès que je ne suis pas son frère, tout est oubWé. (Lui sautant au col.) Mon ami ! mon sauveur ! où est-elle?... où est-elle?... GÉDÉON, lui montrant Thérèse à qui Léopold donne la main et qui entre par la porte à gauche. La voici !...