ACTE l, SCENE lll. H
vous êtes servante... vous savez ce que valent ces freluquets.,. tandis qu'elle... quand je n'y serai plus... (^vec fureur.) A\i\ c't'idée seule me cause là... un chagrin... qui ressemble à de la rage!
LISBETH
Mais, comme vous l'avez entendu , il y a un moyen de s'exempter.
UUBAIN, brmquement.
Est-ce que j'ai trente florins?. . est-ce que je les aurai jamais?...
LISBETH
El si je vous les procure, moi !
UUBAIN el THÉRÈSE.
Vous! mamzelle Lisbeih 1
LISBKTH.
C'est-à-dire... moi ! ça n'e^t pas une pauvre servante d'auberge qui aurait pu mettre de côté trente florins... parce que ça... ça serait dans nos montagnes... une fameuse dot î
URBAIN
Je crois bien !
LiSBETH , faisant signe à Thérèse de venir près d'elle. Mais, écoutez moi, Thérèse... (^ Urbain.) Vous permettez?... (^4 Thérèse, à voix basse.) Je voudrais écrire quelques mois?
THÉRÈSE, de même.
Là, dans notre chaumière
LISBETH, de même.
Et tu le porteras où tu as trouvé, l'autre jour, cette lettre
THÉRÈSE , de même. Dans le creux du vieux tilleul !
LISBETH, de même.
Oui !... (A voix haute ) el ce soir, Urbain recevra les trente florins!
URBAIN, d'un air inquiet.
Comment!... comment!...
LISBETH
Que t'importe ? pourvu que tu les reçoives.
URBAIN, de même.
Mais, encore...
LISBETH
Tu peux les accepter, crois-moi.
URBAIN
A condition de les rendre.
LiSBETH.
Comme tu voudras!... (Bas à Thérèse.) Du secret seulement... et si tantôt, ce soir, tu trouvais une autre lettre... une réponse dans le vieux tilleul... tu me rapporterais...
THÉRÈSE
Comme l'autre jour.
LISBETH
A l'auberge de VOurs Noir^ où je suis obligée de retourner... Je vais passer par le verger... (À Urbain.) Adieu, M. Urbain...
Elle sort.
THÉRÈSE, à, part, et regardant Lisbcth qui entre dans la chaumière à gauche.
C'est d'un amoureux... c'est sûr!... (Avec un soupir,) Ah ! si Urbain m'en écrivait comme ça !