LE SONGE DE JOSEPH RÉALISE MALGRÉ SATAN
(décembre 739, ÈRE DE bar-jehoudda)
Nous avons donné les deux Généalogies de Bar- Jehoudda, donnons maintenant ce que l'Église nous a laissé de sa Nativité (1) :
1. Et un grand prodige parut dans le ciel : une femme revêtue du Soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tôte une couronne de douze étoiles.
2. Elle était enceinte, et elle criait, se sentant en travail, et elle était tourmentée des douleurs de Tenfantement.
C'est la ViergCy signe dans lequel le Soleil géniteur est conçu chaque année à Téquinoxe d'automne, sous l'inilueiice du Lion, signe de la tribu de Juda et en même temps de Jehoudda. Elle a laissé faire laBaZance, le Scorpion et le Sagittairey (jui sont sous l'influence de Satan, mais la voici qui prépare des temps meilleurs pour le prochain retour de V Agneau, signe témoin de la Création. Elle est dans le Capricorne lorsqu'elle accouche, par conséquent au solstice d'hiver, et c'est sous ce même signe qu'au jubilé de 739 Salomé a accouché de son premier-né.
Dans cet horoscope Jehoudda réclamait pour son fils aîné le bénéfice du Songe de Joseph, — et c'est bien
(1) Apocalypse j xii, 1-6.
pour cela que les évangélistes ont donné le nom de Joseph à ce modèle de modestie. Joseph avait vu le Soleil, la Lune et onze étoiles du Zodiaque qui Tadoraient, lui douzième étoile, les PoissonSy et lui promettaient l'empire sur ses onze frères. La Nativité de V Apocalypse^ c'est le songe de Joseph écrit par lahvé dans le ciel avant même que Joseph existât. Parvenue au solstice d'hiver, la Vierge est au bout de sa mission, elle réunit sur sa tête les douze étoiles du Zodiaque. C'est la figure de Salomé au terme de sa gestation ; en accouchant, elle aussi, sous le Capricorne elle a donné un corps de chair au songe de Joseph.
3. Et je vis un autre prodige dans le ciel : Un grand Dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses sept têtes, sept diadèmes.
4. Or sa queue entraînait le tiers des étoiles, et elle les jeta sur la terre (i) et le Dragon s*arrêta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son fils, aussitôt qu'elle serait délivrée.
Commencé au ciel dans le signe de la Vierge, le drame se poursuit sur la terre dans la vierge de Sion, mère de Bar-Jehoudda, et sous le signe du Capricorne transformé par la politique internationale en Dragon cornu. Ce Dragon, c'est Satan lui-même, groupant les attributs de Rome, de César Auguste et d'Hérode.
Les sept têtes sont les sept collines, et les dix cornes, les villes de la Décapole soumises au protectorat de
(1) Elles tombent sur rOccident qui bientôt en recevra une seconde bordée. Nous verrons quand nous en serons aux Révélations proprement dites de Bar-Jehoudda que la destruction du monde païen s'opère par tiers, un tiers pour l'Occident, un tiers pour l'Orient, un tiers pour le Milieu, abstraction faite de la Judée qui naturellement ne périt pas, puisque c'est la Terre sainte.
Rome, très païennes par tradition, et qui entraient comme autant de coins , étaient comme autant de pierres de scandale dans l'ancien royaume de David que le fils de Salomé prétendait reconstituer aux dépens de TEmpire et des voisins. Elles étaient de Théritage de David, à raison de leur passé historique, quoiqu'elles fussent devenues par le malheur des temps les dix postes avancés de la civilisation occidentale dans cette zone géographique. Quant au Dragon, s'il est roux, c'est qu'il porte les couleurs d'Hérode, lequel était Edomite, du pays d'Edom, à savoir roux par étymologie.
5. Elle enfanta un fils mâle qui devait gouverner toutes les nations avec une verge de fer [et son fils fut enlevé vers Dieu et vers son trône' .
Ce verset, qui succède au glorieux horoscope du fils de David d'après Tétat du ciel au solstice d'hiver, a été profondément modifié en raison de la fâcheuse issue de ces pronostics.
Bar-Jehoudda ne faisait point de doute qu'il ne dût régner sur toutes les nations de la terre pendant mille ans, c'était Topinion de son père, de sa mère, de ses frères et de ses sœurs. Quant à son Assomption, qui d'ailleurs ne date guère que de Trajan, elle n'était nullement prévue, puisqu'au contraire il devait paître les païens avec sa verge de fer à compter du 15 nisan 789. On est donc certain que la phrase entre crochets est une ecclésiastique addition.
6. Et la femme s'enfuit dans le désert où elle avait un lieu préparé par Dieu pour Ty faire nourrir l'enfant] pendant quarante-deux mois d'Agneau^ années |.
^ dant
Ici, que celui qui a des oreilles entende, comme disait en son vivant le Joannès ! Au lieu de quarante-deux mois (T Agneau ou années (1), onoimismille deux cent soixante jours. De plus, au lieu de montrer que c'est l'enfant qui a sa retraite et sa nourriture préparée par Dieu dans le désert, V Apocalypse du Saint-Siège essaie de nous faire croire que c'est la mère (2). Mais c'est l'enfant, et nul autre, qui demeure dans un désert jusqu'à l'heure marquée, et cet enfant, c*est si bien celui-ci que Luc lui emprunte presque textuellement ce verset dans sa Nativité du Joannès-jésus et dit : « L*enfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il demeurait dan» les déserts, jusqu'au jour de sa manifestation devant Israël (3). » Ce jour, on le connaît par VApocalypse^ c'est 782, dernier septénaire avant la pâque de 789. Luc précisera en disant : « Tan quinzième de Tibère ». D'où Luc tire-t-il sa date, sinon de l' Apocalypse elle-même? Nous sommes donc certains qu'il n'y avait pas « mille deux cent soixante jours » dans le texte primitif, mai& quarante-deux mois comme dans le chapitre xi (4). Ce chiffre de 1.260 jours a été substitué à celui de 42 mois (30 X 42 = 1.260) pour empêcher qu'on ne traduisît « mois » par années.
En effet il ressortait indubitablement de ce passage, rapproché de celui du chapitre xi, que le Joannès avait . quarante-deux ans lors de son Apocalypse. Il était donc né, comme nous l'avons dit, au Jubilé de 739.
(1) Nous dirions quarante-deux printemps.
(2) On lit en effet dans cette traduction (|uc la femme s'enfuit au désert « pour y être nourrie ». Jusqu'alors on avait toujours dit, en parlant de l'enfant : a pour l'y faire nourrir. »
(3) Luc, II, 80.
(4) Apoc.^ XI, 2.
7. Alors il se fît un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, et le Dragon combattait, et ses anges aussi :
8. Mais ils ne prévalurent pas ; aussi leur place ne se trouva plus dans le ciel.
9. Et ce grand Dragon, Tancien Serpent (1) qui s'appelle le Diable et Satan, et qui séduit tout Tunivers, fut précipité sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui.
10. Et j'entendis une voix forte dans le ciel, disant : C'est maintenant qu'est accompli le salut de notre Dieu, et sa puissance et son règne, et la puissance de son Christ, parce qu'il a été précipité, Taccusateur de nos frères, qui les accusait devant Dieu jour et nuit.
Maintenant que le voilà par terre, ramené à la condition mortelle d'un Hérode et d'un César, le christ davidique va pouvoir lui régler son compte. L'Archange Michel et ses anges le lui ont livré, il n'échappera pas. « J'ai vu, dit le jésus dans l'Evangile, j'ai vu Satan tomber du ciel comme un éclair. » Or qui, en son vivant, disait avoir vu cela ? Le Joannès d'après la présente Apocalypse, On est donc certain qu'à cet endroit de l'Evangile ce n'est pas le Verbe Jésus qui parle, mais simplement le Joannès-jésus. Ensuite de quoi, Jésus donne pouvoir aux disciples de marcher sur les scorpions. Quels scorpions? Ceux que le Joannès décrira dans la suite, les scorpions d'ilérode Antipas, de Kaïaphas et de Pontius Pilatus. Là encore Jésus ne fait que répéter ce que disait le Joannès pour exciter les Juifs à la confiance en soi.