‹ Le mensonge chrétienChapitre 18 sur 55 · NATIVITÉ SELON L'APOCALYPSE · texte numérisé non relu

NATIVITÉ SELON L'APOCALYPSE

LES TROIS PREMIÈRES LETTRES DE l'aPOCALYPSE

Nous laissons Jehoudda en Egypte avec sa femme et les enfants qu^il en pouvait avoir à cette époque ► L^ordre des matières appelle ici les trois Nativités de Bar-Jehoudda, en Évangile le Joannès-jésus. Bien que de ces trois « documents » deux soient postérieursau premier siècle, ils ont la valeur de procès-verbaux établissant d^irréfutable manière qu^il est né au moisde décembre 739. Nous réservons, pour l'étudier àpart^ la Nativité selon l'Église — Nativité de Jésus au Recensement de Quirinius — faux monstrueux introduit dans rÉvangile dit de Luc au troisième siècle etqui se détruit par lui-même, le Recensement étant aa plus tôt de 760 et le Jésus étant né depuis vingt et un ans.

Vient d'abord la Nativité du Joannès-jésus contée par lui-même dans V Apocalypse de 782, qui est une mise au point de VApocalypse paternelle, laquelle fai-

sait partie des Paroles du Rabbi transmises par Philippe, Jehoudda junior dit Thomas et Mathias.

h' Apocalypse du Joannès-jésus se divisait en vingtdeux chapitres, qui répondent aux vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu. La version grecque, dite de Pathmos, reproduit encore cette division : ses trois premiers chapitres sont consacrés à VEnvoi aux sept églises d'Asie; ils remplacent donc un texte ancien, également composé de trois chapitres qu'on ne pouvait donner sans dénoncer ouvertement toute la fourberie évangélique (1).

En sa qualité de Verbe, le Christ Jésus était l'auteur de l'alphabet hébreu, composé de vingt-deux lettres. C'est pourquoi la Révélation qu'il avait faite à Jehoudda se compose de vingt-deux parties. Dans la copie de Philippe on trouvait, en tête de chaque division, la lettre qui y correspond dans l'alphabet, depuis TAleph jusqu'au Thav. Ce plan avait en soi quelque chose de divin. Et aussi de davidique (2). Ce qu'on lit dans les Ecritures : « Je suis l'Aleph et le Thav (FAlpha et l'Oméga), le commencement et la fin, qui est, qui était et qui doit venir (3^, » c'est à la fois la déclaration du Christ qui est le commencement et la fin de toutes choses, et le manifeste de l'oint judaïque en qui Dieu a mis sa complaisance. Ce qu'il y avait de personnel au Joannès et à sa prédestination en tant que Précurseur

(1) On trouvera le texte et la critique de cet Envoi dans le chapitre intitulé : Les Paroles du Rabbi, qui ne fait pas partie du présent volume.

(2) Le psaume cxviii est divisé en vinfçt-deux parties, composées chacune de huit versets et précédées des vingt-deux lettres suivantes : Aleph, Betri, Gimei, Daleth, He, Vau, Zain, Helh, Teth, Jod, Gaph, Lamed, Mem, Nun, Samech, Ain, Phe, Sade, Coph, lies, Sin, Thav .

(3) Apocal. (Envoi, i, 8j.

occupait les trois premières parties (lettres Aleph, Beth et Gimel). Ces trois parties préludaient à ses Révélations, à ses Visions célestes, mais comme elles comprenaient la Nativité, les Généalogies et la Descente de la colombe, aujourd'hui transportées dans TÉvangile, elles ont disparu pour faire place à TEnvoi qui se trouve actuellement en tête de l'adaptation judéo-hellène dite de Pathmos. <c Qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises (1) ! » L'Esprit leur commande énergiquement de supprimer tout ce qui établit Tidentité du Joannès et du christ.

Pour justifier sa mission, Bar-Jehoudda invoquait deux choses : sa double origine davidique et Tinvestiture céleste. L'origine davidique d'abord, par conséquent les deux Généalogies qui sont aujourd'hui, Tune par le père dans Mathieu l'autre par la mère dans Luc. Venait ensuite sa Nativité astrologique (2), puis, sous la lettre Gimel, son investiture par la colombe, avant que les temps n'entrassent dans,le dernier septénaire du monde (3). Luc a pieusement conservé la date de VApocalypse du Joannès-jésus : 781, quinzième année du règne de Tibère en style juif (4), et il ne peut

(1) Ch m, 22 de VEnvoi, Sur quoi commence ce qu'on a pu conserver de VApocalypse du Jourdain.

(2) Transposée par l'adaptateur grec et placée au ch. xii, lettre Lamed.

(3) La dernière période sabbatique (782-789) avant le Millenium.

(4) Tibère a régné vingt-trois ans et est mort en 790. L'année commençant à la pâque (équinoxe de printemps) pour les Juifs, et au solstice d'hiver (fin décembre) pour les Romains, les trois premiers mois de 782, consulat des deux Geminus, appartiennent encore à l'année 781 chez les Juifs. L'année 788, sabbatique, et première du dernier Jubilé, fut celle de la Manifestation de Bar-Jehoudda comme christ politique.

la tenir que du Joannès lui-même, elle n'était que dans VApocalypsey elle y est encore.

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