‹ Le mensonge chrétienChapitre 38 sur 55 · LA PRÉSENTATION DU NAZIR AU TEMPLE · texte numérisé non relu

LA PRÉSENTATION DU NAZIR AU TEMPLE

La Nativité selon Luc ne finissait pas, comme aujourd'hui, sur le cantique de Zacharie. Elle se terminait par la Présentation de Tenfant Nazir au Temple. On a déplacé cette scène pour l'appliquer à la fausse Nati" vite de Jésus au Recensement de 160. Mais les valentiniens Font connue et commentée en un temps où le Jésus n'était toujours que le Joannès crucifié. Elle n'a pas seulement été déplacée^ mais encore sophistiquée (1). La voici telle qu'elle nous est parvenue :

Or il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon, et cet homme juste et craignant Dieu attendait la Consolation d'Israël ; et TEsprit-Saint était en lui.

Et il avait été averti par TEsprit-Saint qu'il ne verrait point la mort, qu'auparavant il n'eût vu le christ du Seigneur.

Conduit par l'Esprit, il vint dans le Temple. Et comme les parents de l'enfant Jésus l'y apportaient, afin de faire pour lui selon la coutume prescrite par la Loi, Il le prit entre ses bras, bénit Dieu, et dit : « Maintenant, Seigneur, laissez, selon votre parole, votre serviteur s'en aller en paix.

Puisque mes yeux ont vu le jésus qui vient de vous, Que vous avez préparé à la face de tous les peuples, Pour être la lumière qui éclairera les nations, et la gloire d'Israël votre peuple. »

(1) Elle occupe les versets 25 à 38 du chapitre ii de l'Évangile dit de Luc.

Et son père et sa mère étaient dans Tadmiration des choses que Ton disait de lui.

Et Siméon les bénit, et dit à Maria sa mère : « Celui-ci a été établi pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre en Israël, et en signe que l'on contredira :

Et un glaive traversera votre dme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées. »

Il y avait aussi une prophétesse, Anna, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser ; elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité.

Restée veuve, et âgée alors de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait point le Temple, servant Dieu nuit et jour dans les jeûnes et dans les prières.

Elle aussi, survenante cette même heure, louait le Seigneur, et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la rédemption d'Israël.

Or Tenfant croissait et se fortifiait en esprit ; et il demeurait dans les déserts jusqu'au Jour où il devait paraître devant le peuple d'Israël (i).

Ce jour, c'est celui où il devait être « baptisé du baptême de feu » devant le peuple juif en extase, c'est la Pâque millénaire, c'est le 15 nisan 789 à partir de six heures du soir (2).

(1) Ce verset est le quatre-vingtième et dernier du chapitre i«% Nous l'avons mis ici où il esta sa vraie place.

(2) Rappelons encore une fois que la journée juive commençait à cette heure-là.

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