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EXAMEN D’UNE OBJECTION

$ III. — ExaAMmEN D'UNE OBJECTION

Avant de poursuivre cette étude, nous devons écarter une objection en deux temps, qui peut être tirée dé la discordance apparente entre une application de V et deux chiffres fournis par l’enquête sur l’hérédité.

À partir de la formule de V, on peut calculer la véracité de l'individu moyen défini par à = 50, e = 50, r — 50. On obtient :

Ce chiffre diffère légèrement de la moyenne des pourcentages relatifs à la question 63,19 calculée par G. Heymans, qui est 57,3 (1). Mais si l’on corrige le chiffre des apathiques conformément au chiffre théorique, on trouve, au lieu de 57,3, 59,2, chiffre très voisin de 59,5.

Mais il y a une autre divergence. Les Sujets classés sont au nombre de 1.867 (2) ; les sujets véraces de 1.199. Voici leur répartition :

Véraces

PU sur Ad dlermMatiques... ne... : 373 73,4% 697% passionnés: 4 UT. 438 62,8 % JE Napathiques.:. 2 ss des 59 GLS 413 sentimentaux. , .::.7..1.. 69 FREE A DH SAONE. LUE past 51 A TAROT DES ne an ie arme 48 40,5 % DT ATCOIEMQUES RTE de 104 32,8 % LTANÉEVOUR 2 eee : 57

La proportion de 1.199 sujets véraces sur 1.867 est de 64,2% (3). La différence entre 59,5 et 64,2 s’explique aisément.

(1) H. et W. B. sp. P., p.18.

(2) H. et W., B. sp. P., p. 9 (cf. ann. ds note).

(3) Le chiffre est voisin de ce que donne le pourcentage des fiches de sujets véraces non distribuées entre caractères, sur le nombre total des fiches (1.610 sur 2.523 ou 63,8 pour 100 (.B sp. P., p. 18). Cf. G. Heymans, Psychologie des Femmes, trad. franc. D Paris, Alcan, 1925, p. 295 (62,6 pour 100 pour les 1.310 hommes; 65,2 pour les 1.209 femmes).

La « population » de sujets de la documentation de G. Heymans n’est pas canonique. Elle ne le serait que si elle était homogène, c’est-à-dire constituée exclusivement d'hommes moyens, doués de la véracité 59,5, ou régulièrement hétérogène, c’est-à-dire constituée de nombres égaux d’hommes de chaque caractère. Cela n’est pas. Par exemple, à eux seuls, les flegmatiques et les passionnés font 439+597=— 1.036 individus sur 1.867. Leur forte véracité doit élever sensiblement la moyenne audessus de 59,5. Elle contribue en effet, par sa fréquence, à la porter à 64,2.

Tout se passe donc comme si Étoiles à la véracité de l’individu éthologiquement moyen était élevée de 59,5 à 64,2 du fait qu’il est transporté dans un milieu social d’une certaine loi de composition. L'action qu'il subit peut être appelée éducation, pression du milieu, contrainte sociale ; mais cette action se ramène à la tendance des individus non moyens à l’assimiler à eux-mêmes. Comme ces individus sont différents les uns des autres, la valeur que prend l’aptitude considérée chez l’individu moyen est la résultante des actions exercées par les individus concrets pour faire l'individu moyen à leur image. On saisit là sur le fait la rencontre entre le biologique et le social ; il faut bien pour que le social ait un sens, qu’il agisse comme cause sur une matière existant indépendamment de lui ; cette matière est éthologique ; mais ce que le fait a d’intéressant, c’est qu'il permet de mesurer de combien une aptitude de l'individu éthologiquement moyen, qu’on peut tenir pour une définition positive de la nature humaine, est modifiée par suite de l’action de tel groupe social. Sous ce qu’on appelle la société, se dissimule un jeu de formules biologiques dont il faudrait faire le recensement éthologique pour savoir quelles aptitudes cette société favorisera ou défavorisera chez l’homme moyen. Une forte immigration, des événements causant la mort ou le départ de certains contingents éthologiques peuvent changer la composition de la société. Mais il est à penser que des hommes ayant des caractères différents ne vont pas se satisfaire par lés mêmes institutions.

Il en résulte que la représentation du recensement éthologique dans une société donnée doit être utile à posséder. Voici

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