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SCENE IV. — GÉRONTE, DORANTE, CLITON

GÉRONTE

Je vous cherchois, Dorante.

DORANTE, à part.

Je ne vous cherchois pas, moi. Que mal à propos Son abord importun vient troubler mon repos!

Et qu’un père incommode un homme de mon âge 1 GÉRONTE.

Vu l’étroite union que fait le mariage,

J’estime qu’en effet c’est n’y consentir point,

Que laisser désunis ceux que le ciel a joint.

La raison le défend, et je sens dans mon âme Un violent désir de voir ici ta femme.

J’écris donc à son père ; écris-lui comme moi :

Je lui mande qu’après ce que j’ai su de toi,

Je me tiens trop heureux qu’une si belle fille,

Si sage, et si bien née, entre dans ma famille.

J’ajoute à ce dis ours que je brûle de voir Celle qui de mes ans devient l’unique espoir;

(lue pour me l’amener tu t’en vas en personne ;

Car enfin il le faut, et le devoir l’ordonne :

N’envoyer qu’un valet sentirait son mépris.

DORANTE

De vos civilités il sera bien surpris,

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