‹ Le mentor faubourien; tableau-vaudeville en un acteChapitre 15 sur 26 · SCENE XIL · texte numérisé non relu

SCENE XIL

ADOLPHE, puis AMANDA.

ADOLPHE, seul.

En v'ià une de circonstance voluptueuse ! Et Amanda que j'attends... qui va paraîtie, et qui s'imagine me trouver libre de toute retenue, et disponible des pieds à la tête î AiR : Vaudei>ille^du Premier Prix.

Cédant à l'amour qui l'engage,

Eir qu'est l'exempl' des ateliers!

Eir abandonne son ouvrage,

Eir quitte pour moi ses souliers!

Eir va venir toute joyeuse ,

Que lui dir', comment la regarder?

Une si gentille bordeuse,

Je ne sais comment V aborder.

Ah ! mon Dieu , je crois que c'est elle !

C'est moi ! c'est moi ! mon petit Dodophc ! il n'e.^l pas encore l'heure, mais j'ai vu partir madame Giraud, et m'voiià! EnGn nous sommes ^euî.s.

ADOLPHE

Seuls, du tout; il nous arrive une chose affreuso î une tuile inattendue... ça m'a engourdi le sentiment. Monsieur Calvados est installé ici; il m'a d'abord promis les plaisirs les plus ingénieux, et lys distraciions les plus influentes; il voulait servir notre amour; je l'adorais! je l'aimais Ci>mme un pérc ! et tout à coup v'Ià qu'il se change en Caton; il me désole , il me prive d'air, il se conduit comme un vrai chat, et je suis pris comme une souris.

AMASDA.

Tiens, ça lui va bien à lui, un coureur, un mauvais sujet... [à part.) que je n'ai pas voulu écouter. {Jiaut.) Ah! çà , est-ce qu'il est devenu fou ou bête?

ADOLPHE

C'est possible... mais le v'ià... le r'ià...

A:dA>DA.

Je m' sauve. c.

ADOLPHE

Du tout; je ne veux pris lui céder... mets-toi dans le comptoir, il ne te verra pas. [Elle se cache dans le comptoir.)

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