LES MÊMES, MADAME GIRAUD
MADAME GiRAUD , entrant.
Eh bien ! éh bien ! qu'est-ce qu'iî y a donc par ici ?
TocTES, avec surprise.
Madame Giraud !
rJADAME GIRAUD.
Je savais bien que ça vous surprendrait. J'arrive à la voiture : voilà qu'au inoment de monter, le conducteur me remet une lettre d'tm ami de mon oncle, qui m'apprend qu'il va mieux, que je n'en hérite pas, et qu'il faut que je lui envoie cent écus pour ses frais de maladie.
MADAME GALIVET
Eh bien ! c'est agréable.
MADAME GIRAUD
Conunent donc ! j'en suis bien contente ; mon pauvre oncle ! Mais ici, comment ya va-t-il? voyons, mes bonnes petites voisines; et monsieur Calvados, que vous disiez si mauvais sujet, avez-vous quelqr.e chose à me dire sur son compte?
MADAME PICUOH.
Dame!...
Le fait est que.
MADAME GALIVET
MADAME GIRAUD
•l'en étais bien sftre... la jalousie vous égarait. Voyons, faisons la paix; nous ne pouvions pas l'épouser toutes!,., quel brave homme I hein?
MADAME GALIVET
Oui , c'est un beau merle.
MADAME PICUOa.
C'est un fameux lapin.
MADAME GIRADD.
Qu'entends-je ?
MADAME GALIVET
Ecoutez! nous n'avons pas tle temps il perdre, car il va remonter de la cave.
MADAME GIKAUD.
De la cave ?...
MADAME GALIVET
Oui, il nous a invitées à dîner... une partie fine dans votre maison avec tous ses amis.
MADAME GIRAtJD.
Mesdames!...
Et votre bague, qu'il a donnée à une maîtresse! Nous l'avons vue.
MADAME GIRACD.
Ma bague à une maîtresse!... ah ! si c'est vrai, je l'étrangle!
MADAME GALIVET
Lev'Ià! lev'là! cachez-vous vite là-dedans... {Elle lai indique le cabinet d droite. ) vous allez voir.
MADAME GIRACD.
J'étouffe de colère...
MADAME GALIVET
Pas encore... attendez!... entrez donc vite.