‹ Le mentor faubourien; tableau-vaudeville en un acteChapitre 26 sur 26 · LES AMIS, LES VOISINES · texte numérisé non relu

LES AMIS, LES VOISINES

AiflANDA, entrant, aux femmes.

Eh bien ! il est confondu!

MADAME GALiVEX , bas à Aïnanda.

Il s'est tiré de tout, le monstre !

AMANDA, de même, El la bague de madame Giraud, que voilà.

MADAME PICHON

Ah! [bas dmadame Giraud.) mais votre bague...

MADAME GiEAUD , a Fortuné.

D'après ça, monsieur Fortuné, je n'ai que des remerciemens à vous faire.

FORTUNÉ

Il n'y a pas de quoi, madame Giraud. [dpart.) Je suis joliment remonté.

MADAME GIRAUD

Seulement je désirerais voir la bague que je fous ai donnée à mon départ.

FOalUNÉ.

La bague ! [à part.) Ah ! je retombe d'un cran.

TOUTES, examinant Fortuné.

11 se trouble !

MADAME GiAACO, à Fortune.

Eh bien ! ma bague !

AMANDA, bas à Fortuné , de L'autre côté. Oui, sa bague?...

FOBTCRÉ , à part.

Amanda. [Iiaut d madame Giraud.) Je vais vous la donner, mais avant, j'ai encore un mot à dire à mon élève...

' ADOLPHE

Oh ! le grand bavard, va !

FoaTi'NÉ , d Adolphe,

Jeune homme, j'ai voulu diriger votre esprit vagabond... maintenant que je suis pour ainsi dire votre beau-père, ;e déclare que, pour terminer son édùcalion, il faut ie marier

TOUS

Le marier!...

4DOLPHE

Me marier!...

Le Mentor f«uix)urieii, s

ioutcné.

Avec une jeune femme... {bas à Amnnda.) La bague! (haut.) Avec une jeune femme douce et tendre... (d Amanda.) La bague ! (haut.) une femme dont les grâces, les bonnes mœurs, et les talens dans la chaussure...

AMANDA. , bas à Fortune.

A moi , le mari.

FORTUNÉ , idem.

A moi, la bague.

FORTDNÉ.

Et qui reçoive l'assurance d'un bonheur éternel... après-demain, à la mairie, à la même heure que son heureux beau-père.

[Après ces 7?iots Amanda Lui passe la bague. A mada?7ie Giraad. ) Maintenant, voici votre bague, et jetez-vous tous dans mes bras.

AMANDA, à Adolphe.

Vois-tu , comme je l'ai attrapé !

ADOLPHE

C'est de bon augure pour moi...

CHfSEXTB.

Air /inal du Chaperon.

Plus de bruil, plus d'orage, Que leur hymen so:t fêlé , Pour ce double mariage

Redoubloas de gailé.

FORTUNÉ . an public.

Air : ziaude'.'ille du Baiser au porteur.

Ma tâch' , selon mes vœux , .s'achève ; Mentor vigilant, assidu, Je m'flall' d'avoir mis mou élève Sur le chemin de la verlu. {bis. ) A présent, messieurs, c'quc j'désire Kt c'dont nous serions enchantés , Ça s'rail de jiouvoir vous coivluire Sur le chemin des Varlélés.

Avant tout, j'voudrais vous conduire, Ole. CHOEUR.

Plus (!t^ b"uit , j)!us (ri>rago, elc. , ..i

Page 1