LES AMIS, LES VOISINES
AiflANDA, entrant, aux femmes.
Eh bien ! il est confondu!
MADAME GALiVEX , bas à Aïnanda.
Il s'est tiré de tout, le monstre !
AMANDA, de même, El la bague de madame Giraud, que voilà.
MADAME PICHON
Ah! [bas dmadame Giraud.) mais votre bague...
MADAME GiEAUD , a Fortuné.
D'après ça, monsieur Fortuné, je n'ai que des remerciemens à vous faire.
FORTUNÉ
Il n'y a pas de quoi, madame Giraud. [dpart.) Je suis joliment remonté.
MADAME GIRAUD
Seulement je désirerais voir la bague que je fous ai donnée à mon départ.
FOalUNÉ.
La bague ! [à part.) Ah ! je retombe d'un cran.
TOUTES, examinant Fortuné.
11 se trouble !
MADAME GiAACO, à Fortune.
Eh bien ! ma bague !
AMANDA, bas à Fortuné , de L'autre côté. Oui, sa bague?...
FOBTCRÉ , à part.
Amanda. [Iiaut d madame Giraud.) Je vais vous la donner, mais avant, j'ai encore un mot à dire à mon élève...
' ADOLPHE
Oh ! le grand bavard, va !
FoaTi'NÉ , d Adolphe,
Jeune homme, j'ai voulu diriger votre esprit vagabond... maintenant que je suis pour ainsi dire votre beau-père, ;e déclare que, pour terminer son édùcalion, il faut ie marier
TOUS
Le marier!...
4DOLPHE
Me marier!...
Le Mentor f«uix)urieii, s
ioutcné.
Avec une jeune femme... {bas à Amnnda.) La bague! (haut.) Avec une jeune femme douce et tendre... (d Amanda.) La bague ! (haut.) une femme dont les grâces, les bonnes mœurs, et les talens dans la chaussure...
AMANDA. , bas à Fortune.
A moi , le mari.
FORTUNÉ , idem.
A moi, la bague.
FORTDNÉ.
Et qui reçoive l'assurance d'un bonheur éternel... après-demain, à la mairie, à la même heure que son heureux beau-père.
[Après ces 7?iots Amanda Lui passe la bague. A mada?7ie Giraad. ) Maintenant, voici votre bague, et jetez-vous tous dans mes bras.
AMANDA, à Adolphe.
Vois-tu , comme je l'ai attrapé !
ADOLPHE
C'est de bon augure pour moi...
CHfSEXTB.
Air /inal du Chaperon.
Plus de bruil, plus d'orage, Que leur hymen so:t fêlé , Pour ce double mariage
Redoubloas de gailé.
FORTUNÉ . an public.
Air : ziaude'.'ille du Baiser au porteur.
Ma tâch' , selon mes vœux , .s'achève ; Mentor vigilant, assidu, Je m'flall' d'avoir mis mou élève Sur le chemin de la verlu. {bis. ) A présent, messieurs, c'quc j'désire Kt c'dont nous serions enchantés , Ça s'rail de jiouvoir vous coivluire Sur le chemin des Varlélés.
Avant tout, j'voudrais vous conduire, Ole. CHOEUR.
Plus (!t^ b"uit , j)!us (ri>rago, elc. , ..i