A.!?ECDOTE SUR UN ECOLIER DE L UNIVERSITE
0--» n?, peut lire sans frayeur c^ que le fameux (rerson,cbaucelier deî'Lnivei-srîé de Paris,racoHle
MOnAT.ISTE ET BIP. NFArs\NT. l3l
d'un jeune écolier Je co'.iililion qui était k Pari», . €e jeune homme, qui jusqu'alors avait eu de la vertu, eut le mallieur de faire connaissance avec un autre écolier qui le perdit et qui lui apprit le mal. Il croupit lon|;-temps, mal}jré les avis de son confesseur, dans les habitudes que son compag'non lui avait inspirées, et ne se eorripeaît point. Dieu •en fit un exemple. Une nuit, ce jeune homme fut saisi d'une frayeur sulnt.'î, cl se mit à crier d'une manière si hoTrihlc, qu'un {jrand nombre de personnes y accoururent. On l'interroji^e , il ne répond . rien; on le |frcsse toujours, point de réponse: il -criait toujours horriblement. Enlin, se tournant du «côlc des assistants avec un rej'jard effaré, il éleva la voix, et dit trois fois d'un ton effrayant: •« Malheur à celui qui m'a perdu! malheur à ce- »lui qui m'a perdu! malheur à celui qui m'a per- » du! et mourut ainsi dans le désespoir et l'impé- » nitencc. » Oh! combien de personnes, qui, daas leur jeunesse, ayant été perverties par une mauvaise compagnie, maudissent à présent dar.s l'enfer ceux qui out été la cause de leur perte! Apprenez, jeunes étudiants, par ce trag-ique ■exemple, combien il vous est important de fuir la compagnie d'un jeune homme impur et vicieux. Sa société est trop danjjerease pour vous, etvous sera funeste. Celui qtii a'une le danger, dit le Sainl-Kspril, y périra.
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