‹ Le Mercure de LondresChapitre 112 sur 125 · MES ADIEUX A LONDRES · texte numérisé non relu

MES ADIEUX A LONDRES

Adieu, belle et vaste cité.

Où les efforts de l'art surpassent la nature, Du sol et du climat surmontent l'apreté.

Et font de tes remparts la force et la parure !

Adieu, penseurs hospitaliers !

J'ai vu, de vos nombreux et féconds ateliers. Emaner des trésors, éclorê des miracles ; Dominateurs des lieux, des tems et des obstacles.

Adieu nobles fils d'Albion !

Je viens de saluer le berceau de Newton, Vive, image du dieu qui créa la lumière.

J'ai, de riilustre et malheureux Milton, Arrosé de mes pleurs la demeure dernière.

Pour bannir loin de moi ce souvenir amer.

Je voulus du théâtre éprouver l'influence ;

De Vénus j'y vis la naissance.

Je crus revoir Paris sans traverser la mer.

Je crus renaitre aux jours où Terpsicore Avait pour desservants Noperre et JD^Aubervidê . . D'ËoviLLE en fut l'ami, dès sa brillante aurore; n en est aujourd'hui le plus digne rival.

Vengeur de Citherée et de son peintre habile, Brave Anglais ! du sombre Zoïle Tu viens, d'anéantir les coupables efforts.

Tu réduits le monstre au silence.

La déesse est l'objet de tes joyeux transports j On voulait l'inhumer en France ; Elle triomphe sur tes bords. * ■'*

Mlle Adelaidb de ^SAttftiwrir. * "

De ^Imprimerie de G. Richards, 100» St. Mardn's Lane, Charing CitMw:

LE

PAR

Mr. F. CHATELAIN.

1ère année — No. 12me. — Samedi 13 Mai 1836.

Page 1