LA MORTE
Morte che sei tu mai ? Primo dei damni L'aima vile e la rea ti crede e teme ;
• Les deux autres rois Bout les doubles de Charles le simple, f Nous les tenons d'une personne attachée au cabinet du roi.-
LB MBRCURB DB LONDRBS. 27
Ë vendetta del ciel scendi ai tiranni, Che il vigile tuo braccio incalza e preme :
Ma l'infelîce, a cui de' lunghi aâanni Grave è Tincarco, e morta in cuor la speme.
Quel ferro implora troncator d^li anni, £ ride air appressar de IF ore estreme.
Fra la polva di Marte, e le vicende Ti sfida il forte cbe ne* rischi indura ; £ il saggio senza impallidir ti attende.
Morte, che se' tu dunque ? Un* ombra oscura, Un bene, un. maie, che diversa prende Degli afifetti delPuorn forma e natura. M.
THÉÂTRE DE L'OPÉRA
Vive la vérité quand même! ....
Londres, le 4 mars, 1826.
A M. le rédacteur du Nouveau Figaro à Paris.
Voici des nouvelles de l'opéra de Londres, lisez, je vous prie, ce qui suit:
Première représentation de Teabaldo e Isolina, grande mystification en deux grands actes, avec accompagnement de piano par il Cavalière Morlacchi.
'^ C'est un grand avantage d'être Castra, dit un jour le public ** de l'opéra de Londres, mais il ne faut pourtant pas en abuser."
Ce jour, M. Figaro, il n'y a pas de longues années, qu'il est enseveli dans le sablier du tems, car c'était le 25 du mois dernier id est, il y a 8 jours à minuit, immédiatement après la représentation de Teobaldo e Isolina que s'est tenu cet impertinent propos.
Je vous avoue, M. Figaro, que je ne connaissais ni le maitre de Chapelle de sa gracieuse Majesté, monsieur le roi de Saxe, il signor Morlacchi, ni son chétif enfant, il signor Teobaldo. Je me procure le libretto, j'y vois d'abord une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur. // pœta in campagna, Mnone e Paride, La principessa per Hpiego; le awenture d*una Giomata, sont, si j'en crois la notice, de petits chefs-d'œuvre ; mais tous ces chefs-d'œuvre ne sont rien en comparaison de Teobaldo e Isolina, opéra qui a lui tout seul, a procuré à son auteur une réputation européenne, en excitant une admiration générale. Puis, ajoute la dite notice :'*' " The compo^ " sitiùn has sufficient mérit in itself, but kas been rendered doubly *' attractive by the brilliant talents and effective acting of Signor ** Velluti, whose performance of the celebrated romance (p. 52,^ '* as well as in tJie powerful Duets (p. 23 et 49,) has left behind ** recollections on the continent that vnll not easily be effaced"
* Nous citons en anglais, pour qu'on ne puisse noua aocoser 4*oatrer la vérité.
Je ne sais M. Figaro si vous eussiez pensé comme moi, maïs je n*eus pas plutôt tenniné ma lecture que je me défiai singulièrement de cette abondance de louanges prodiguées à Velluti, je me rappelai un certain romancier qui avait Thabitude de commencer ses ouvrages par ces mots, adressés aux lecteurs : *' Vou» allez rire : assertion qui était presque toujours suivie des baillemens de ceux-ci. Quoiqu'il en soit, je chassai loin de moi cette idée» et refusant de donner audience à toutes les pensées désobligeantes qui se présentaient en foule à mon esprit, je m'envellopai dans mon impartialité et j'écoutai : ,
1er ACTE.*
Ouverture. S^le diffus. — Chœurs bien appris, bien chantés. (0» assure que m, Velluti qui est directeur de la musique s'arrange toujours de manière à ce que tout soit sacrifié aux ôpéra^ dans lesquels il a V extrême honte de se montrer, pour faire plaisir au public et gagner environ 2300 livres sterlings, Qu^on ne s'étonne donc plus si les (Âceurs de la donna del lago ont été criés plutôt que chantés. M, Velluti ne jouait pas dans cet opéra,)
Clemenza. Beaucoup mieux que dans les rôles à turban qui ne conviennent pas à sa figure, a bien chanté un air, qui au milieu vacarme, nous a paru joli.
Gerald. Pas aussi bien que dans il crodatOy plus mal que dans la donna del lago,
Hermann. La toque ne convient point au physique de Porto, Il a prostitué sa belle voix en chantant la mauvaise musique de Morlacchi.