‹ Le Mercure de LondresChapitre 96 sur 125 · L6S SEMAILLES · texte numérisé non relu

L6S SEMAILLES

La renaissance du printems est le tems des semailles, on assure que cette année on a semé :

Chez les aines de famille des lentilles,*

Chez leurs cadets de la ^aine de patknee.

Chez Mr. De Villèle de la graine de soucie.

Chez Mr. De Marcellus , de la graine d^aignan.

Chez Mad. la Comtesse de Genlts . delagrainedeeapuane. Chez Mr. Sosthène De la Rocheiou-

cauk de la graine de niaie.

Chez les solliciteurs de la graine de réveil nutHn.

Chez Mad. De St. Ouen» veuve de ^ de la graine de scaMeuse, ou ÏSL dêgoutimte masse de chair eon- > JUwr de veuve et de bt nue sous le nom de Louis XVIII. 7 graine de tabac. Chez M. M. De Montrouge , , , , de la graine de queue de

Devant M. M. Du Ventre des perles, [renard.

Chez nos anciens guerriers de la graine de laurier.

Chez les rédacteurs de la Te¥ue , „ , delà grame de pavot. Au bureau du Mercure de Londies. . delagrained^indépendaneeA Sur la tombe du général Foy , , , , de la graine cf tmtuorteifesL.

VARIÉTÉS

Un Journal du Havre annonce qu'un paquebot qui fait le service de la nouvelle Orléans, a été nommé le Tabna, Le portrait de notre célèbre tragédien est sculpté sur la proue du navire qui promène ainsi dans les deux mondes, le nom et la gloire du Roscius français.

Madame * * *^ actrice du théâtre de • • » • . • disait ces joursderniers, en partant de lord * * *, son ex-adorateur : ** Ah î ma chère, conçois-tu un homme aussi ingrat que celui-là, il m'a planté là, et ne m'a laissé que les deux bras pour pleurer,** Touchée de sa peine, son amie l'emmène diner chez elle, et lapassion faisant bientôt place au sentiment moins noble de la gloutonnerie, elle s'écrie en demandant une seconde fois du poisson : " Ah ! que ce turbot est bon, il est si bon quHl en est bêteP*

Il y a quelques jours, on représentait sur le théâtre de Bordeaux le chasseur et la laitière: l'administration ne s'apperçul qu'ai» m<»nent qu'il lut manquait la peau de l'ours; ^e ne crut sortir d'embarras qu'en y substituant une robe de prooireuT) le public a fortement applaudi à cette heureuse métaœe^^ese*

"* Quelques particuliers qui aidaient spéculé sur la hausse des lentilles, se* ront réduits bientôt à fafa^e desfaUHtes éibormei, vu la baisse subite ée cette denrée. F. GBATBLâiK..

Un français proposait sérieusement d'élever une statue à certain ministre, et de mettre au bas : Au ministre sans pareil, Etes-vous fou, lui répondit-on ? — Non, parbleu, reprit-il, c'est tout bonnement pour rassurer nos descendans et leur donner à entendre, que jamais ils ne pourront avoir un aussi mauvais ministre que nous.

Le prince de Reuss se présente incognito à la cour du roi de Pologne, Poniatowski, et est fort mal reçu- par un courtisan qu^l avait d'abord pris pour le monarque. Le même soir il est invité à faire la partie du souverain avec ce même favori. On jouait le reversi. Le prince de Reuss qui méditait une petite vengeance, jette sur le tapis un valet de coBi»r> annonçant le roi. Poniatowski lui ayant fait remarquer sa mé))rise : *' Pardon, nre ; voilà deux fois dans la journée que je prends un valet pour un roi."

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