GALERIE DE TABLEAUX
La famille des Atrides a joui long-temps d'une grande célébrité ; d'autres familles moins célèbres n'ont pas été moins malheureuses et moins criminelles. Les tableaux dont nous donnons la description, et qui ont été trouvés avant la révolution dans une salle d'un vieux château qui n'était pas habité depuis long-temps, composent, à ce qu'on croit, la suite des hauts faits d'une même famille ; le crime peut donc être héréditaire comme la vertu.
1® Une demoiselle prenant le voile en maudissant son père, sa mère et son frère aîné.
2® Une cellule des Petites-Maisons, ou l'on voit un jeune homme devenu fou parce qu'on a exigé qu'il fit un choix entre la soutane et l'habit militaire, pour lesquels il n'avait aucun goût ; il croit toujours avoir devant les yeux son frère aine, qui l'oublie au milieu des plaisirs.
^ 30 Deux frères se battant auprès du lit de leur père mourant ; le cadet veut lui donner une plume et du papier, l'aîné cherche à l'en empêcher.
4® Un jeune homme imitant l'écriture de son père qui vient de mourir, pour réparer ce qu'il appelle une injustice.
5o Un autre jeune homme prenant le papier qui contient les dernières volontés de son père et le brûlant a côté de son corps inanimé.
60 Deuit demoiselles étouffant leur frère unique au berceau.
7» Un fils aîné assassinant son père qui devait faire son testament le lendemain.
8^ Un cadet de famille à la tête d'une bande de brigands, pillant, assassinant, pour se faire ce qu'il appelle un patrimoine.
Extrait de la NouveatUé»
y&à LE MERCVRB DB LONDRES.