‹ Le mervèilleux dans le Jansénisme, [microform] le magnétisme, le Méthodisme et le Baptisme americains, l'épidémie de Morzine, le spiritisme; recherches nouvellesChapitre 105 sur 115 · CAS EMPRUNTÉS AUX IIAGIOGRAPHES · texte numérisé non relu

CAS EMPRUNTÉS AUX IIAGIOGRAPHES

vinrent fermes sous ses pieds. Mais ses compagnons, moins confiants, n'osaient le suivre. Il revient donc à eux, et, étendant son manteau sur les ondes, il les fait monter dessus et les conduit ainsi k l'.autre rive sous les yeux d'une foule nombreuse. L'Église a immortalisé ce miracle eu le consignant dans la bulle de canonisation et dans la légende du Bréviaire. Dans une autre rencontre, le même saint renouvelle ce prodige d'une manière encore plus éclatante. Les Tartares venaient d'escalader d'assaut la ville de Kiev et livraient déjà tout au pillage, lorsqu'on avertit le saint, qui était à l'autel, qu'il n'y avait pas un instant à perdre, s'il voulait se sauver avec toute sa communauté. Il se rend à cet avis, et, sans quitter les vêtements sacrés, il prend dans ses mains le saint ciboire et se met en devoir de sortir. Vers le milieu de l'église, il entend une voix forte et plaintive qui part d'une statue de la Vierge, en albâtre, du poids de huit k neuf cents livres : « Mon fils Hyacinthe, lui crie-t-elle, tu m'abandonnerais aux profanations des Tartares ! Emporte-moi avec toi. — Glorieuse Vierge, répond le dévot serviteur, cette image est si pesante ; comment pourrais-je la porter? — Prends, mon fils en allégera le poids. » Le saint, tenant d'une main la Sainte-Eucharistie, saisit de l'autre la statue devenue aussi légère qu'un roseau, et, chargé de ce double trésor, il passe sain et sauf avec les siens à travers les barbares qui, déjà, envahissent le monastère, et arrive sur les bords du Dnieper. Là, de sa chape il fait une barque à ses frères, et lui, traverse à pied sec le fleuve dans toute sa largeur, en imprimant sur les eaux la trace de ses pas. Nous aurions bien d'autres faits sem-

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blables à raconter, car ils abondent dans les vies des saints ; mais nous devons clore ces récits pour enrecherchcrrinterprétation...(TonieIIpp.588-6oo.)

L'indépendance vis-à-vis des éléments extérieurs se manifeste encore par la résistance aux actions qu'ils exercent.

Tantôt, c'est une immobilité qui rend vains toutes les impulsions et tous les efïorts. Un jour que le bienheureux Gilles des Frères prêcheurs demeurait suspendu en lair par l'extase, son compagnon et les gens de la maison où ils étaient, tentèrent de ramener son corps à terre ; ils ne parvinrent même pas à le faire changer de position. Sainte Lucie, la martyre de Syracuse, menacée des lieux infâmes, devint si immobile que ni les bourreaux qui avaient l'ordre de l'enlever, ni plusieurs paires de bœufs auxquels on l'attacha avec des cordes, ne purent la faire remuer. (Tome II, pp. 6oi, 602.)

Saint Pascal Baylon a quelquefois manifesté sa présence ou plutôt sa vertu par des coups frappés (percussiones ' sur les images qui le représentent. Mais c'est principalement dans les châsses qui renferment ses reliques que ces bruits extraordinaires se font entendre, tantôt doux et harmonieux, tantôt plus accentués, tantôt retentissants comme un éclat de bombe. (Tome II, p. 229.)

L'abbé Ribet cite ailleurs (IL 047) sainte Otte qui, deux fois par jour, était élevée et soutenue en l'air par des anges, pendant qu'elle priait.

Outre les saints mentionnés par cet écrivain, comme ayant eu des lévitations, les BoUan-

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