PHENOMENES ANALOGUES
Le coup de foudre qui frappa le château de Glermont-en-Beauvaisis, fit un trou de 65 centimètres de large et de 60 centimètres de profondeur, dans un mur, dont la construction, suivant la tradition générale, remontait au temps de César et qui, er ous cas, était si dur, que le pic l'entamait à peine. Les éclats provenant de ce trou se trouvèrent dispersés, en divers sens, à plus de 16 mètres de distance.
Pendant la nuit du 21 au 22 juin 1723, la foudre brisa un arbre dans la forêt de Nemours, Les deux fragments de la souche avaient, l'un 5 et l'autre 7 mètres de long. Quatre hommes n'auraient pas soulevé le premier : la foudre le jeta, cependant, à i5 mètres de distance. Le second était à 5 mètres de la première place, mais dans une direction opposée au premier fragment; son poids surpassait celui que huit hommes parviendraient à remuer.
En janvier 1762, la foudre tomba sur le clocher de l'église de Bréàg dans le Cornouailles. La tourelle (pinacle) en maçonnerie de sud-ouest fut brisée en cent morceaux et totalement démolie.
Une pierre, du poids d'un quintal et demi, avait été jetée de dessus le toit de 'l'église, dans la' direction du sud, il la distance de 55 mètres (sixty yards).
On trouva une autre pierre à 894 mètres (4oo yards) du clocher, mais celle-ci vers le nord ; une troisième était au sud-ouest.
A Funzie, in Feltar (Ecosse), vers le milieu du dernier siècle, une rochç de micaschiste, de 32 mètres de long, de 3 mètres de large et, sur quelques parties, de i m. 20 d'épaisseur, fut arrachée en un instant, par un coup de foudre, et brisée en trois grands fragments, sans compter les'petits. Un de ces
loO LA LÉVITATION
premiers fragments de 7 m. 90 de long, de 3 mètres de large et de i m. 20 d'épaisseur, avait été simplement renversé sur lui-même ; le second de 8 m. 5o de long, de 2 m. 10 de large et de i m. 5o d'épaisseur, lancé par-dessus un tertre, alla tomber à la distance de 4^ mètres. Un autre Iragment, d'environ 12 mètres de long, fut projeté dans la même direction avec plus de force encore, et se perdit dans la mer. {Extrait par M. Ulhbert des manuscrits du R. George Low, cité par M. Lyell dans le /^' i'olwne de ses Principes de Géologie.)
Le 6 août 1809, à Swinton, distant d'environ 8 kilomètres de Manchester, la foudre produisit, sur une partie de la maison de M. Ghadwick, des effets mécaniques remarquables, que nous allons décrire, sans nous occuper, pour le moment, de leur explication.
Un petit bâtiment en briques^ servant à emmagasiner du charbon de terre, et terminé, dans sa partie supérieure, par une citerne, était adossé à la maison de M. Ghadwick. Les murs avaient o m. 90 d'épaisseur, et s'élevaient de 3 m. 3o. Leurs fondations descendaient à 3o centimètres environ audessous du sol.
Le 6 août, à deux heures après-midi, après des décharges répétées d'un tonnerre éloigné, et qui semblait s'approcher, une explosion épouvantable se fit entendre. Elle fut immédiatement suivie de torrents de pluie. Pendant quelques minutes, une vapeur sulfureuse entoura la maison.
Le mur extérieur du petit bâtiment, cave et citerne, fut arraché de ses fondations et soulevé en masse ; l'explosion le porta verticalement, et sans