SOUFFRATS'CE DES CONVULSIONNAIRES A QUI ON REFUSE. LES SECOURS
Enfin pour compléter les notions qui précèdent , ajoutons que les convulsionnaires auxquels on refusait les secours réclamés par eux souffraient de cette privation. « Tous ceux qui ont suivi l'œuvre des convulsions sont témoins que presque tous les convulsionnaires à qui on a refusé les violents secours qu'ils demandaient en ont souffert de vives douleurs, du moins les premiers jours; que quelques-uns sont tombés en une espèce de paralysie ; et que plusieurs autres ont enflé prodigieusement à la vue de ceux qui refusaient si impitoyablement de leur rendre le service dont ils avaient un si pressant besoin^. Poncet, qui n'était pas partisan des convulsions, est non moins affirmatif :
« Il est certain, dit-il, que les convulsionnaires souffraient d'excessives douleurs lorsqu'on leur refusait les secours; le fait est certain, on ne saurait le dissimulera ))
A l'appui de ces observations, Montgeron rapporte le trait suivant : Une enfant à qui on les refuse devient comme une masse informe; ses membres étaient déboîtés et contour-
1 Tome III, p. 733, note.
2 Montgeron, II, p. 71.
3 Lettre de Poncet à M. Legros, du 2 août 1738, citée par Montgeron, III, p. 848.
nés, toutes ses jointures disloquées... le pouls retiré, la respiration évanouie. . . le visage noir comme un chapeau. On s'empresse de lui donner les violents secours qu'elle avait demandés, ce qu'il fallut faire lomjtemps avant quel enfant reprît connaissance ' .