RÉSUMÉ
En résumant ce que nous avons rapporté dans le présent chapitre on voit donc :
1° Que les convulsions naissent au tombeau de Paris et se propagent par la vertu de ses reliques , de la terre du cimetière où il est inhumé et de la terre des cimetières où étaient enterrés de fervents jansénistes;
2" Que pendant les convulsions l'invulnérabilité la plus absolue défend le corps humain contre les supplices les plus épouvantables;
3° Que pendant les convulsions aussi les facultés intel-
1 Tome m, p. 8i8.
2 Tome II, p. 64.
lecluelles les plus élendues, le don de l'éloquence, celui de la musique, comme nous allons le voir, peuvent se produire chez des ignorants, des imbéciles ou des idiots; mais que l'ignorance reparaît au sortir de la crise;
4° Que les convulsions sont épidémiques et contagieuses.;
5° Oue la santé des convulsionnaires soumis aux secours meurtriers n'éprouve aucune altération.
SECTION TROISIEME
Eaynsé des faits recueillis drins Vépidémw des convulsionnaires jansénistes de Saint-Mé(fard. — Phénoffiènes intellectuels. — Phénomènes nerveux. — Phénomènes de jeune. — Phénomènes concernant des objets matériels.
Nous n'avons pas la prétention de rapporter tous les phénomènes observés chez les convulsionnaires jansénistes. Leur multiplicité, la diversité de leurs formes rendraient ce travail presque impossible; il serait d'ailleurs inutile. Mais, afin de donner l'idée exacte et complète du spectacle oiïert par les convulsionnaires dans leur carrière de prodiges, nous réunirons aux faits répétés invariablement par les auteurs qui ont tenté de les expliquer un certain nombre d'autres faits passés jusqu'ici sous silence, et qui sont de nature à éclairer la question.
Les phénomènes dont il s'agit sont de deux sortes : les uns appartiennent à l'ordre intellectuel; les autres, à l'ordre physique.
A. — Phéîwmenes intellectuels.
Ce genre de phénomènes a été le moins nombreux de ceux observés parmi les convulsionnaires ; mais il ne laisse
pas que d'avoir présenté certaines particularités fort remarquables. Nous ne reviendrons pas sur cette multitude d'enfants et de petites filles dont plusieurs ne savaient pas lire, et qui firent jourjudleniejit... des discours vraiment maijnifques... dans tout Paris '; mais nous citerons quelques traits particuliers des manifestations spirituelles qui accompagnèrent les convulsions.