COUPS FRAPPÉS EN CADENCE. — FLAMMES. — PIANO JOUANT SEUL
Nous donnerons en passant le récit d'une des scènes
qui eurent lieu à New- York le 21 mai d852 : « Une
assemblée avait lieu dans la maison d'un M. Partridge j
vingt personnes environ s'y trouvaient avec lui. Des coups
' La Table tournante, tome I, page 266.
furent bientôt entendus, et les esprits firent savoir qu'on devait jouer d'un piano qui se trouvait au milieu du salon. On obéit, et pendant l'exécution les coups battirent exactement la mesure, mais ils furent suivis des plus étranges soubresauts, dans toutes les tables et chaises, dont plusieurs furent transportées et bientôt remises à la place qu'elles occupaient d'abord. Toutefois ces démonstrations ordinaires, et maintenant habituelles et fréquentes, n'étaient que le prélude de manifestations d'un caractère plus slupéfiant. Quelqu'un ayant proposé de plonger dans l'obscurité la pièce dans laquelle on se trouvait, des lumières jaillirent des différents points de l'appartement, quelques-unes ressemblant à des flammes phosphorescentes, quelques autres formant des nuages lumineux et mobiles, d'autres prenant la forme d'étoiles brillantes, de cristaux , de diamants. Ces démonstrations physiques augmentèrent de plus en plus d'éclat et d'intensité, et se prolongèrent pendant trois heures. La soirée s'acheva d'une manière ravissante, car plusieurs instruments de musique, placés dans les chambres contiguës, s'étant rais à jouer, séparément d'abord, puis tous ensemble, soit par terre, soit dans les airs, ce fut un concert admirable, pendant lequel la mesure fut battue comme par la main du plus habile des chefs d'orchestre ^ »
§ Vil.
CORBEILLE ÉCRIVANT SOUS l'iNFLUENCE D'l'N MEDIUM QUI NE SAIT NI LIRE M ÉCRIRE.
« Les tables tournantes, raconte l'auteur, nous avaient laissées dans le doute, nous voulûmes entendre les esprits
* Fait observé par M. Edmonds, ancien président .du sénat de New-York, et rapporté dans la Table parlante, p. 93.