Phénomènes observés a la lumière
3, Mouoemenis d'objets à distance y sans aucun contact avec une des personnes présentes.
a) Mouvements spontanés d'objets.
Ces phénomènes ont été observés à plusieurs reprises pendant nos séances ; fréquemment une chaise placée dans ce but non loin de la table, entre le médium et un de ses voisins, se mit en mouvement et quelquefois s'approcha de la table. Un exemple
remarquable se produisit dans la seconde séance, toujours en pleine lumière ; une lourde chaise (10 kilog.), qui se trouvait à 1 mètre de la table et derrière le médium, s'approcha de M. Schiaparelli, qui se trouvait assis près du médium ; il se leva pour la remettre en place, mais à peine s'était-il rassis que la chaise s'avança une seconde fois vers lui.
b) Mouvements de la table sans contact.
11 était désirable d'obtenir ce phénomène par voie d'expérience.
Pour cela, la table fut placée sur des roulettes, les pieds du médium furent surveillés et tous les assistants firent la chaîne avec les mains, y compris celles du médium. Quand la table se mit en mouvement, nous soulevâmes tous les mains sans rompre la chaîne, et la table, ainsi isolée, fit plusieurs mouvements, comme dans la seconde expérience. Celte expérience fut renouvelée plusieurs fois.
c) Mouvement du levier de la balance à bascule.
Cette expérience fut faite pour la première fois dans la séance du 21 septembre.
Après avoir constaté l'influence que le corps du médium exerçait sur la balance, pendant qu'il s'y tenait assis, il était intéressant de voir si cette expérience pouvait réussir à distance. Pour cela, la balance fut placée derrière le dos du médium assis à la table, de telle sorte que la plate-forme fût à 10 centimètres de sa chaise. On mit en premier lieu le bord de sa robe en contact avec la plate-forme; le levier commença à se mouvoir. Alors, M. Brofiferio se mit à terre et tint le bord avec la main ; il constata qu'il n'était pas tout à fait droit, puis il reprit sa place.
Les mouvements continuant avec assez de force, M. Aksakof se mit à terre, derrière le médium, isola complètement la plateforme du bord de sa robe, replia celui-ci sous la chaise et s'assura avec la main que l'espace était bien libre entre la plate-forme et la chaise, ce qu'il nous fit connaître aussitôt.
Pendant qu'il restait dans cette position, le levier continuait à se mouvoir et à battre contre la barre d'arrêt, ce que nous avons tous vu et entendu. Une seconde fois, la même expérience fut faite dans la séance du 27 septembre, devant le professeur Richet. Quand, après une certaine attente, le mouvement du levier se produisit à la vue de tous, battant contre larrèt, M. Richet quitta aussitôt sa place auprès du médium et s'assum, en passant la main en Tair et par terre, entre le médium et la plate-forme, que cet espace éiait libre de toute communication, de toute ficelle ou artifice.