Voj. La Fcuematitm de GtUfi, p
skoloté, et de la branche gauto-gétique; ils présentent ces mythes daiis la forme que ceux-ci avaient prise successivem^^nt, depuis le quatrième siècle jusqu'au septième.
2) Les poëmes mythologiques de cette période ont un caractère essentiellement lyrico-épiquôj comme tous les poëmes primitifs^ Plu3 tard, ils prennent également le caractère épico-âo'amatiqiiey le récit épique tournant facilement au dialogue, comme daus le Message de Skimir (p. 115), dans le Chaiit de Harhard (Harbardsliodh), dans la Moq^rie de Loki (Lokasenna), et dans les anciennes b^jUades danoises, suédoise», norraines, écossaises, anglaises, et allemandes.
3) Le poëte lyrico-épique, dans cette première période, ne traitait que des sujets d! actualité; il s'adressait à des auditeurs qui avaient été témoins de l'action qu'il chantait, ou qui en connaissaient déjà tous les détails; il pouvait donc entrer sans préambule en matière, laisser de côté une foule de détails circonstanciels, et n'appuyer que sur le fait principal , qui frappait particulièrement l'imagination, excitait fortement la sensibilité, et transportait aVec lui le public d'admiration et d'enthousiasme. Cette manière brusque, saccadée, et lyrique du récit, fait sans décrire la situation, sans motiver les parties du chant, et sans ménager les transitions , était conforme à la nature de la poésie lyrico-