I. INTRODUCTION
reste du poèmes an mythe de Crrimnirj dans lequel la partie didactique du poëme a été comme enchâssée.
Le Gfrimnùmâi ayant été composé, sans être écrit , Tauteur, avant de le chanter ou de le débiter, le fit chaque fois précéder et suivre de quelques paroles d'introduction et de conclusion, par lesquelles il rappelait, en prose, les faits principaux de Teneadrement, auxquels se rattachait le poëme. Cet exposé en prose, placé au commencement et à la fin du poëme, bien qu'il fût quelque peu plus explicite que les quelques strophes par lesquelles le poëte commençait et terminait son poëme , s'en tenait cependant, d'après l'usage suivi dans les sagas et traditions épiques, au strict nécessaire; au point qu'il n'est pas entré dans beaucoup de détails, qui du reste eussent été inutiles pour les auditeurs auxquels le poëte s'adressait. Cet exposé en prose du poëte fut répété chaque fois que le poëme fut reproduit; et il se transmettait à peu près dans les mêmes termes , jusqu'à l'époque où, l'écriture étant usitée dans le Nord, on consigna par écrit les poëmes et les traditions de l'antiquité Scandinave. Cet exposé en prose a été reproduit, d'après la tradition orale, par l'homme érudit (probablement Sasmund le savant) qui , à la fin du onzième siècle, a formé et composé par écrit la collection des chants appelés poëmes de VEdda de Sœmund ^ Comme la prose ne se transmet jamais d'une