‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 133 sur 166 · I. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I. INTRODUCTION

pas encore dans le GMMnismMy lorsque le recueil des poëmes de TEdda fut composé. Car, dans Fintroduction en prose , qui précède le Grimnismdlj il est seulement dit que Grimnir btuvait^et non que Agnarr lui a donné à manger; et si Geirrodr j est appelé matgôdr (large de mets), ce terme a ici la signification générale de libéral j et n'indique pas que ce roi a donné à manger à Grimnir. H est donc probable que cette strophe , non authentique, a été insérée dans quelque manuscrit de Gfrimnismâly après que le recueil des poëmes de TEdda eut déjà été formé, et que, de ce premier manuscrit, cette strophe insérée a. passé, ensuite, dans d'autres copies.

L'auteur des Dits de Déguisé se servit du mythe de Grimnir pour en faire l'encadrement historique en prose, dans lequel il renferma son poëme didactique. Comme il était dit, dans ce mythe, que Gfrimnir^ ne pouvant pas se faire connaître à Geirrodr comme étant Odinrij a cependant, pendant huitjours, prononcé avec intention , des paroles qui pouvaient révéler sa nature divine, l'auteur des Dits de Déguisé a fait de ces paroles, supposées prononcées par Odirm dans ces circonstances, le fond même de son poëme didactique. C'est dans la bouche d'Odinn que cet auteur place Vea^sé des mythesy ou l'enseignement sur les noms propres mythologiques , qui est le fond et le but de son poëme. Comme Ghrimnir^ d'après le mythe, est resté huit nuits, c'est-à*dire sept jours, cheas Géirrddr^ le poëte a réparti

sur ces sept jours ce qu'il lui fait dire dans le poëme. Mais comme rancienne poésie Scandinave ne retrace les faits qu'à grands traits, et ne s'attache à certains détails que si ceux-ci ont une importance majeure, l'auteur des Dits de Gfrimnir ne dit pas, d'une manière explicite, que telles paroles ont été prononcées tel jour. Ainsi que l'auteur des Chants de Soi, il abandonne au lecteur le soin d'établir, par la pensée, les divisions du poëme, indiquées seulement d'une manière générale, et il semble qu'il présente l'enseignement comme s'il s'était fait d'une manière continue, et non en plusieurs journées. Cependant comme la partie didactique est, comme cela doit être dans une œuvre poétique, intimement liée à l'encadrement historique, l'auteur des Dits de Dégtdsé a eu soin d'indiquer, quelque peu, la succession des jours, par la gradation qu'il met dans la succession des choses enseignées. Cette gradation consiste, en effet, en ce que, pour faire deviner, de plus en plus facilement, que Grimnir doit être Odinn lui-même, l'auteur fait dire à l'hôte déguisé des choses de plus en plus propres à révéler la nature supérieure de celui qui parle. Nous aurons à faire ressortir cette gradation dans le commentaire dont nous ferons suivre la traduction du texte.

L'auteur de Grimnismâl a eu, également, soin de rattacher son poëme didactique à l'encadrement en prose, moyennant quelques strophes, placées au commencement et à là fin, lesquelles se rapportent, plus que le

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