‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 151 sur 166 · T. COMMENTAIRE · texte numérisé non relu

T. COMMENTAIRE

loup Fenrir. U se penche en avant pour observer et regarder ; c'est pourquoi il est dit, dans la strophe, qu'il se penche (drupir).

16. Sur riotne Thiassij sur sa fille Skadi^ et sur sa demeure Bruyant-Séjour^ voir ce qui a été dit pp. 31-34.

17. Le nom de Larges-Éclats indique que cet endroit est tellement brillant que l'éclat s'en répand au large. Il est probable que, dans l'origine, ce nom désignait la voie lactée. C'est là la résidence de Baldur^ qui est la personnification du soleil estival, et qui, en cette qualité, est Yalfe ou le génie de lumière par excellence (voy. La Fascination^ p. 94). Baldur est également l'idéal de la beauté , de la bonté, et de la pureté. Aussi son Séjour passe-t-il pour renfermer, parmi tous les séjours célestes, le moins de choses nuisibles.

18. Le nom de Heimdall (Pin de Séjour) provient de ce que ce dieu, dans l'origine, l'étoile du matin, et fils du soleil, s'est confondu avec un autre fils du soleil, avec le dieu-héros Irminy qui était représenté piar un pinj ou un arbre, symbole, à la fois, et de Y établissement ou àndomicUe consacré au soleil, et de Is^viSy laquelle, dans la nature , naît sous l'influence du soleil printanier. Heimdall, le dieu de l'étoile du matin, de l'aube, et du printemps, est devenu, dans la suite, par une abstraction cosmologiqùe , le dieu du comTnencement des choses, en général, et l'auteur de la race et de la so-

ciété humaine, en particulier. Comme fils du soleil qui éclaire tout, qui voit tout, et protège toute vie, le dieu Heimdall est aussi devenu le Gardien des Aaes. En sa qualité de gardien ou portier' des dieux, Heimdall demeure à Fabord ou à Tentrée du ciel , là où le Pont d'Ase touche à V Endos dss Ases. Le séjour du portier des Âses, placé à l'entrée du ciel, est nommé Fertéscélestes y parce qu'il est un ensemble de fertés ou de forteresses placées au Nord-Est de Y Enclos des Ases, sur des montagnes ou rochers célestes (voj. Fascination, p. 276 et suiv.). Chez les peuples du Nord et chez leurs ancêtres, les forteresses étaient en même temps des temples, ou Ton gardait non-seulement les armes et les enseignes, mais aussi les objets sacrés, composant le trésor des dieux : c'est pourquoi, en langue gothique, le mot alhs, qui correspond au mot latin arcs (forteresse), avait la signification de temple (voy. Les Gîtes, p. 265). Aussi Heimdall, qui habite les Fertés-célestesy est-il dit présider aux sanctuaires. Ce gardien des Âses, pour se tenir éveillé, et pour se réchauffer pendant ses veillées de nuit, boit, joyeux, l'excellent hydromel des dieux.

19. Comme déesse de la lune, Freyia était, dans l'origine, à la fois déesse de la Production et de la Destruction (voy. ci-dessus, p. 250). Les anciennes attributions de Freyia, comme déesse de la Destruction, subsistent encore dans quelques mythes, qui se rapportent à cette divinité. C'est ainsi qu'un mythe dit

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