‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 17 sur 166 · Nibrdur père de Freyr · texte numérisé non relu

Nibrdur père de Freyr

Lefi peuples primitifs considéraient le ciel comme un vaste réservoir d'eau, et la mer comme le rés^tvoir des eaux qui tombent du ciel, et forment les soujrôes, les rivières, les lacs, les fleuyes, et l'Océan, dest ainsi que, parmi les peuples sémitiques, les Hébreux dis* tinguaient, dans la Genèse, les eati^ supéHeures qxl célestes (héb. schmiCLimf supérieur^, qu'ils nommaient del^ des eaux inférieures ou terrestres, qu'ils appelaient la mer {yâm^ brillant). Les peuples ïafétiques, dans l'origine, voyant que les sources et les cours d'eau étaient alimentés par les pluies tombant du ciel y en conclurent également que les eaux terrestres provenaient toutes du ciel. Aussi, dans ces temps primitifs, le dieu Ciel (scyth. Tivus, voy. p. 8) était-il également adoré, chez les peuples ïafétiques, comme dieu des eat^c, de sorte que le nom de Varaunas (Cercle) , synonyme de Svar (voy. p. 8), signifiait, à la fois. Ciel (gr. ouranos)^ otDieu des eaux et de l'Océan (sansc. Varouncis), Comme les pluies et les rosées fécondantes ne tombent pas du ciel, quand il est brillant (scyth. tivus, brillant, ciel), mais communément quand il est chargé de nuages, le dieu Ciel, en sa qualité de dieu des eaux, fut désigné, non pas par le nom de Brillant (Tivus), mais, en sa qualité de dieu de l'orage, par le nom de Aime-liule (scythe, Virk-unisi sansc. Faràdjanias; norr. Fi'ôrg-ynn)^

de aorte que Virkunis devint, dans la suite, lue divinité distincte de Tnms^ avec lequel, dans Torigine, il avait été identique. Cependant, comme les pluies et les rosées tombent souvent sans qu'il y ait des orages, le dieu des eaux, à son tour, se dédoubla, ches les Scythes, du dieu de l'orage FtrJhifits, de la même manière que Virkunis s'était dédoublé antérieurement de Tfotw (Brillant, Ciel)^ H y eut, dès lors, chei les Scythes, une divinité wpidaU qui {résidait aux eaux. Comme cette divinité passait pour être la Somrœ céletie des eaux terrestres, on la désignait par un nom signifiant Source. Or, dans l'imagination des peuples primitifr, la source était considérée ccmune quelque chose de frémitêoni, à!efferoe$ceni, de jaiUieeani. Cest pourquoi le mot vrinàms (jaillissant) qui, dans la langue scythe , signifiait source, devint le nom du dieu Source ou du Dieu des eaux (voy. Les Gèies, p. 237). Comme le dieu des eaux (Vrindus) s'est fiormé par dédoublement de Virkunis j dieu de la pluie et de Torage, à une époque où ce dieu-ci était déjà adoré comme divinité anAropomarphe, Vrindus (Source) fut également considéré comme un dieu anthropomorphe, résidant dans le ciel, et présidant aux nuages fécondateurs célestes, sources des eaux terrestres. Provenant du ciel, les eaux étaient appelées célestes, et, par leur origine, étaient considérées comme pures et sacrées.

1 Voy. Faseàtatiim dt Gtd/i, p. 251.

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