I. INTRODUCTION
dans les montagnes du nord de la Suède, et il est affectionné beaucoup par Skadi, qui , comme déesse de la chasse f s'y livre à ses exercices et amusements cynégétiques. Par ses goûts de chasseresse, et sa prédilection pour les contrées du Nord dans Fintérieur du pays, Skadi est, également, en opposition avec son époux Niordur, qui, dieu de la pêche, préfère les bords de la mer, où il préside à l'abondance de la pêche maritime. En se faisant des concessions réciproques, ces deux époux passaient, d'après le mythe, alternativement neuf nuits dans les montagnes, au Séjowr du Bruissement, et trois 7iuHs à Enclos du Nocher (norr. Noa-tân)^ la résidence de Niordur, située près de la mer. Ce récit mythologique indiquait que, chez les Scandinaves, à l'exemple des Pinnes (voy. OUar)^ t/rois des douze mois de l'année, mai, juin et juillet, étaient sous la protection du dieu de laj^^cA^, ou consacrés à Niordur, et que les autres neuf mois étaient consacrés à la chcisse, ou à la déesse de la chasse Skadi (voy. Fasdnation de Chilfi, p. 265).
Non-seulement le dieu Niordur, mais aussi le dieu Freyr et la déesse Freyia ont , comme nous l'avons vu , (p. 22), passé, de la religion des Slaves (Vanes), dans celle des Gautes Scandinaves et des Gotes germaniques. Aussi Niôrdur, Freyr et Freyia sont-ils désignés, dans la mythologie Scandinave, comme divinités vanes. Freyr, en sa qualité de dieu de la fécondité et de l'abondance, avait de l'analogie avec Niordur, dieu
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de Fabondance et des richesses. Aussi fut-il mis en rapport mythologique avec ce dieu, et considéré comme son fils. C'est principalement comme fils de Niôrdur que Freyr est appelé Descendant des Vanes (Yana-nidr), ou Issu des Vanes (Vaningi). Dans l'origine, chez les Slaves, Pravy (l'ancien Pravus) et Pravia passaient pour le fils et la fille du dieu et de la déesse Nertkus, appelés anciennement Vrindus. La religion Scandinave considère bien, également, Freyr et Freyia comme le fils et la fille de Niôrdur; mais comme elle n'a pas adopté des Slaves la déesse Nerthus, et qu'elle ignore que Rindur est identique à cette déesse, elle ne considère pas Freyr et Freyia comme le fils et la fille de Rindur ou de Nerthus. En parlant de leur père NiSrdur, elle passe sous silence leur mère; elle dit seulement que Freyr et Freyia n'étaient pas le fils et la fille de Skadij l'épouse de leur père Niorditr. Aussi doit-on en conclure que Freyr passait pour être seulement le beavr fils de Skadi, l'épouse de NiSrdr, et pour être Vhéritier (arfi) de l'une et de l'autre (voy. p. 92).