Les Fêtes religieuses
Ce qui contribua surtout au développement de plus en plus épique des mythes, ce furent les fêtes du culte. En effet, les actions attribuées aux Etres surhumains ou dieux, et racontées par la tradition ou les mythes, durent naturellement être célébrées, par les peuples, avant même qu'on eût songé à célébrer les actions et les hauts faits des héros et des princes. Pour célébrer dignement et en commun les actions attribuée» aux dieuXj on institua des fêtes périodiques dans le culte religieux. Ainsi, de même que, par exemple, dans la religion chrétienne, des fêteâ furent instituées à Noël, à Pâques, à l'Ascension, etc., pour célébrer la naissance, la résurrection, l'ascension au ciel du Christ,
de même, dans la religion Scandinave, on célébrait la fête du mariage de Freyr avec GerdwTy c'est-à-dire l'époque où la mer tempétueuse de Thiver devenait plus calme, et plus favorable à la navigation et à la pêche maritime.
Ces fêtes primitives consistaient d abord uniquement dans une espèce de représentation mimique très-simple , très-imparfaite, de l'action qui était attribuée à la divinité.
Ainsi, à la fête du mariage de Freyr et de Gerdur, à Téquinoxe du printemps, on représentait mimiquement, tant bien que raol^ Fréyr et Gerdur^ célébrant leurs fiançailles, d'après les cérémonies usitées dans ces temps. Les fêtes de la religion furent également , dans l'origine, le principal sinon l'unique moyen de consacrer et de transmettre, de génération en génération, la connaissance des mythes. De même que, dans l'église chrétienne du moyen âge, la mémoire, par exemple, de la naissance ou de la résurrection de Jésus, se consacrait et se transmettait, dans les masses, principalement au moyen des représentations plastiques ou mimiques, qu'on faisait de la crèche de Jésus, ou de l'arrivée des Mages, ou du tombeau du Christ, dans les fêtes de Noël, et de Pâques, de même l'histoire du mariage de Freyr se transmettait d'abord, non pas tant par la tradition oraley par le récit abstrait, ou par la poésie épique, que par la représentation mimique de l'action exprimée dans ce mythe. En effet, chez les hommes primitifs.