‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 4 sur 166 · La Mythologie · texte numérisé non relu

La Mythologie

Le Message de Skimtr est un poëme mythologique, ayant pour sujet un mythe de. la religion des Scandinaves. Déjà dans l'antiquité la religion se composait d'une partie pratique et d'une partie théorique. La première était le culte populaire, ou Tadoration des divinités pratiquée par tous ceux qui avaient la même religion. La seconde renfermait, sous forme de récits, des vues, des idées, des doctrines même, qui tendaient peu à peu à former un sysièms, et se rattachaient plus ou moins aux cérémonies, aux pratiques, aux fêtes du culte.- L'ensemble de ces récits ou traditions (mythes), exprimant des vues plus ou moins théoriques sur les objets du culte , constitue la mythologie. La mythologie d'un peuple n'est donc pas toute sa religion ; elle n'en

est que la partie théorique, et en quelque sorte scientifique; elle n*est pas aussi généralement connue du peuple que Test le culle pratiqué par lui. Une partie seulement des mythes est représentée dans les cérémonies du culte et incorporée dans la religion populaire. La mythologie est si peu identique avec cette religion pratiquée, que, dans Tantiquité, le peuple ignorait la plupairt des mythes ou des légendes qui se rattachaient à son culte, comme, encore aujourd'hui, la plupart du temps il ne connaît parfaitement que les pratiques du culte et non les dogmes de la théologie. Les mythes qui n*ont pas pu s'incorporer dans le culte et s'y changer en pratique sont restés en dehors ou à côté de la religion populaire. Comme corps de doctrine ils ont formé une partie de la science ou de la philosophie , et se sont transmis et perpétués , comme telle , d'abord par la tradition soit orale soit écrite, ensuite par renseignement des mythologues et mythographes, et enfin par la, poésie épique et didactique, qui, dans Fantiquité, était encore presque confondue avec la science en géxiéral, et Is^ science religieuse en particulier. Le cuite, au contraire, n'avait pas besoin pour se perpétuer d'avoir recours à l'enseignement ou à la tradition orale.; il était une tradition concrète, vivante, et visible, et se transmettait de génération en génération comme une pratique et une habitude nationale*

Si Ton prend le mot de théorie dans le sens le plus large, dans celui de conception, onpeutdli^e que, dans

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