I. INTRODUCTION
Au cinquième siècle avant notre ère, les nombreuses peuplades skolotes d'origine scythe, qui, lors de leur sortie de TAsie, avaient déjà formé plusieurs rameaux, s'étaient encore différenciées davantage entre elles, dans les vastes plaines de l'Europe orientale où elles se trouvaient disséminées. Cette différenciation était tellement avancée, dès le ti*oisième siècle avant J.-C, que ces peuplades formèrent deux branches principales déjà sensiblement distinctes, savoir: les Skolotes du Nord-Est, et les Skolotes du Sud-Ouest. Les Skolotes du Nord-Est formaient ce qu'on peut appeler la branche sarmate, et les Skolotes du Sud-Ouest peuvent être compris sous le nom général de hranche gUe.
Vers le premier siècle de notre ère, les peuplades de la hranche sarmate s'étaient, à leur tour, différenciées entre elles, par leur dialecte, et leur état social, moral, et religieux, de manière à former deux rameaux distincts. Le premier est le rameau litva, d'où sont sortis plus tard les Lithvas, les Lettesj et les Pruzes, qui sont devenus les pères des Lithuanea, des Lettons^ et des Prusses, Le second est le rameau slave^ d'où sont sortis, dans la suite, les peuples qui constituent aujourd'hui la grande famille slave, composée de Busses ^ de Polonais, de Tchèques, de Serbes, de Moraves, de Croates, etc.
Déjà antérieurement au premier siècle de notre ère, les peuplades de la branche gite s'étaient également
différenciées entre elles, et avaient formé deux rameaux distincts : le rameau gauto^acandinave^ et le rameau goto-germanique.
Les Scandinaves étaient donc les frères des Germains, issus, comme eux, de la branche gete; et par rapport aux peuples slaves, ils étaient leurs cousins issus de germains, les Slaves étant sortis de la branche sarmate, sœur de la branche gète. Les peuplades des deux rameaux gauto-scandinave et goto-germanique de la branche gète, établies d'abord ensemble dans le Sud-Est de l'Europe, étaient en contact avec le monde gréco-romain; elles habitaient des contrées assez fertiles, d'une nature accidentée, et d'une physionomie variée; et, plus tard, plusieurs de ces tribus furent longtemps en mouvement, pour chercher de nouveaux établissements, soit dans la Germanie, habitée d'abord par des peuplades keltes, soit dans la Scandinavie, habitée par quelques tribus sabméennes. Aussi ces peuples de la branche gîte, plus mobiles, se civilisèrent-ils plus facilement que leurs cousins les peuples de la branche sarmate beaucoup plus immobiles, et modifièrent-ils, par cela même, plus profondément les formes traditionnelles de leur état social et moral, ainsi que celles de leur langue et de leur religion* Les peuples de la branche sœrmate, au contraire, vivant plus éloignés des peuples civilisés du monde ancien, et habitant continuellement des contrées d'un caractère monotone et peu favorisées par la nature , se développèrent, au point de vue social,