I. INTRODUCTION
décrivit les sculptures en bois, représentant des sujets mythologiques, dont le riche Islandais Ol^f , surnommé le Paon, avait fait orner sa salle à manger.
Les poëtes de cette troUùme période, appelés main* tenant du nom de skaldes, en composant ces poëmes mythologiques, n'avaient plus, comme ceux d-e Iskpremûre période, un intérêt de foi religieuse, ni, comme ceux de la secondCf un intérêt didactique; leur but était généralement de faire montre, dans leurs œuvres, de l'art littéraire, qu'ils se piquaient de posséder, et qui consistait surtout dans l'emploi plus ou moins recherché d'expressions poétiques, appelées désignations (norr. henningar). Dans les poëmes mythologiques des skaldes, 1q fond poétique était donc sacrifié à la /orm6 artificielle; cette forme artificielle devint de plus en plus recherchée, guindée, et obscure; et la recherche et l'obscurité passèrent, aux yeuy du poëte et du public, poui: un mérite littéraire, et un titre 4e gloire poétique ^
La véritable poésie consiste, partout et toujours, dans MU fond idéal, c'est-à-dire d^ns ce que le poëte, ou ^oj^ époque, considère et représente comme étant réellement utile, agréable, beau, grand, noble, sublime. La/orme dans Tart, comme en toutes choses, ne vaut que par rapport an fond qu'elle exprime; çt l'art, ne pouvant se passer ni d'un fond j.déal, ni de la forme. convenable pour l'expression de ce fond, consiste à allier l'un et