I. mTRODUCTION
Efleamm Retentissante-de-braît; et ils Font faîte les trois
Fils d'ÀTeuglé-de-SAl (str. 10).
// a noiTiGastopDîr, et je Tai préparé
Des branches de Leirbrimir (str. 1 2).
// a nom^ Tun Avide, et l'autre Ardent,
Si tu veux le savoir (str. 14).
H a nom Arbre-de-Mimi , et peu savent ceci
De quelles racines il provient (str. 20).
// a nom Ouvre-bois , et il se tient
Sur les branches de l'Arbre- de-Mimi (str. 24). Il a nom Rameau de Haevi; et Loptr Ta fait,
En bas, devant les Grilles-des-Morts (str. 26). // a nom Feu , et il tremblera longtemps
Sur la pointe de la pique (str. 32).
// a nom Roc-d'Habillée-de-bure; et il a été longtemps
Le soulagement des maladies et blessures ($tr..36), JS//«a nom Protection, et Tautre Protection-des-Thurses ,
La troisième , Mamelle-des-peuples (str. 38).
Le poëme Les Dits de Grimnir appartient donc, comme les Dits de Vafthrudnivj les Dits de Tout-Sachant, les Dits de Très- Versé, etc., à la seconde période; et ainsi que ces poëihes , il a pour but de rappeler les noms propres des dieux et des objets mythologiques; et, comme eux, il se sert de la même locution stéréotype pour les rappeler.
Ainsi, par exemple, il est dît dans ce poème:
// a nom Banc-de-'Sôckvi , le quatrième, où les ondes fraîches
Peuvent bruire par-dessus (str. 7).
H a nom Séjour-de-Joyeux , le cinquième , où brillante d'or
La HalIe-des-Occis s*éléve spacieuse (str. 8).
// a nom Séjoar-de-Bruit, le sixième, qu'habitait Tbiassi,
Ce très-puissant lotne (str. 1 1).
// a nom Verge-de-Gbéne, le cerf qui se tient près la balle du Père-
des-Troupiers, Et broute aux branches de Lérad (str. 26).
Il a nom Rival-de-Rat , Técureuil qui doit courir
Sur le Frêne du Porteur-de-Précautionné (str. 32).
// a nom Rafraîchissant, lui qui est placé devant SOI,
Un bouclier contre la déesse luisante (str. 38), etc., etc.
5) Comme le poëme Les Dits de Grimnir appartient à la seconde période, le titre qu'il porte lui a été, sans doute, donné par Fauteur lui-même (voy. p. 185). Ce titre exprime que le poëme renferme les Dits du dieu Odinriy énonçant les noms mythologiques, dont la connaissance forme, selon l'intention de Fauteur, le fond et le sujet du poëme.
6) Le poëme Les Dits de Grimnir ayant été composé dans la seconde période , Fauteur n'a pas employé la versification ancienne appelée Disposition des vers-antiguesj qu'on trouve généralement dans les poëmes appartenant à la première période; il a employé la versification qui est dérivée de la Disposition des versantiques, et qui est nommée Mode des chants (voy. p. 60); elle se retrouve également dans d'autres poëmes de la seconde période, tels que les Dits de Vqfthrudnir, les Dits de Tout-Sachant y les Dits de Très- Versé , etc., etc. Cette versification n'a pas encore le caractère artificiel qu'on remarque d^ns les poëmes mythologiques des skaldesy appartenant à la troisième période (voy. p. 190).