‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 34 sur 149 · I. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I. INTRODUCTION

plus, comme dans Forigine, d'accompagnement à la dansée

De même qu'il y avait /chez les peuples d'origine Scythe, des danses guerrières, qui étaient l'imitation mimique des scènes du combat , de même il y avait aussi des danses mimiques représentant les actions des dieux. Le mythe des fiançailles de Freyr était, sans doute, représenté, en partie, dans la fête de ce dieu (^oy. p. 44), par la danscy comme par exemple, chez les Grecs, le mythe et la fête de Bacchus étaient célébrés, à Athènes, dans l'origine, par une troupe datir santé (choros), qui devint, dans la suite, un chœur (gr. choros, ronde) récitant ou chantant. On peut, encore aujourd'hui, trouver une trace de l'ancienne danse religieuse des peuples germaniques, dans la danse mimique qui a été introduite, par les Goths d'Espagne, dans les cérémonies du culte chrétien (voy. Les Qhtes^

De même que, dans l'Attique, la représentation du mythe et de la fête de Bacchus, par un chœur dansant, donna naissance, dans Itf suite, aux chants du chœur, de même, chez les peuples d'origine scythe et gète, la représentation mimique des mythes, aux fêtes nationales et dans les cérémonies religieuses, fit naître et Be développer les poèmes mythologiques^ chantant les

1. Nous nous proposons de retracer, dans une monographie, Thktoire de la ballade , depuis son origine jusqu'à nos jours.

actions des dieux, des demi-dieux, et des héros natio* naux. Ces chants n'étaient pas seulement l'expression de l'enthousiasme lyrique 'religieux, mais, racontant les actions traditionnelles des dieux et des héros, ils prirent un caractère plus épique ou narratif. Aussi les désignait- on, en Scandinavie, plus particulièrement par le nom de chanta de tradition (norr. sogurKoth; mal). Les prêtres j qu'on appelait en Germanie êotoart (garde-loi, juge), et en iScandinavie godi (divin), étant mieux en état de connaître les traditions mythologiques, les auteurs des chanté de ^radt^îon appartenaient, généralement, à la classe des prêtres, lesquels, à l'époque où la poésie était encore intimement liée à la musique, réunissaient, en leur personne, à la fois les qualités de prêtre et de juge, et celles de poëte et de musicien. La musique, dans sa forme primitive et essentielle, n'existait pas encore chez les peuples scythes. Aussi n'est-il pas étonnant que le roi des Scythes, Athias, après avoir entendu jouer de son instrument un célèbre joueur de flûte, le Grec Isménias, son prisonnier, ait assuré par sermebt qu'il éprouvait plus de plaisir aux hennissements de son cheval , qu'aux sons harmonieux de la flÛte (Plutarque, Apophihegmes), La musique instrumentale naquit sans doute seulement plus tard, chez les peuples de la branche gète, par l'exemple et sous l'influence de leurs voisins les Eeltes- Kimméries de la Thrace, qui, ainsi que leurs frères les Kimro-thrâkes, préféraient leur instrument à cordes

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