‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 53 sur 149 · Tams vendi — ; voridr désigne la baguette, et, par · texte numérisé non relu

Tams vendi — ; voridr désigne la baguette, et, par

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catachrèee, tout instrument servant i frapper , porticu- Hèreœent Tépée, la brette. Le mot composé Tamê v'ândt (Fépée de rAccotitumé), d'après sa composition grammaticale, ne peut pas signifier Vêpée dcmptriecy comme on Fa traduit. Pour aroir ce sens, il aurait fallu employeîr une forme dérivée du verbe temiu (accoutumer, dompter), telle que, par exemple, temia vlhidr. Tamê vondr ne peut signifier que épée qui appartient à Tamr (Accoutumé, Dompté, Apprivoisé, Dotix, qui est un nom épitliétique de Freyr; cf. blidr). Peut-être Tamr est Tépithète abrégée de Vigtamr (Accoutumé au combat), ou de â?y*amr (Accoutumé à la victoire), par laquelle on a bien pu désigner Freyr, comme dieu du combat ou comme Sanglier y c'est-à-dire comme héros ou combattant (cf. sansc. varâhasy verrat, et gr. héros, sang'lièr, combattant, héros; voy. Sur V Origine et la SlgnificaMon dû nom de Franc, p. 21).

13. Le vers â SrfA; hoi/i)etna stari ne fait que dire, d'une manière plus générale, ce qui est exprimé, dans le vers précèdent, d'une manière plus précise. II a donc Pair d'être une interpolation. Cependant, comme dans les formules de conjuration des poésies du Nord, comme, en général, dans le style des mehaces, on aimerépéter la même idée sous plusieurs formes presque semblables, afin d'y insister par l'accumulation, ce vers, qui n'est qu'une répétition ou tautologie quant au sens, pourrait encore être justifié ou admis comme authentique. Mais les raisons suivantes nous font croire qu'il a été introduit

dans le texte par interpolation; en effet, 1^ il semble n'être qu'une note exégétique ou glose, introduite dans le texte, pour expliquer que Hrimnir hari est une synecdoque, le particulier pour le général, et doit désigner la stupeur de tous les lotnes ; 2^ ce vers est de trop dans la composition ordinaire de la strc^lie; 3^ il n'y a pas, dans â^k hotvetnastoHj des mots aUitértmUf comme l'exige la règle du vers.

14. Vor&r. meb gobum ne peut pas ici désigner HeimdaUry appelé vorbr goha (gardien des dieux, voy. Grimnismâlf 13)<, mais doit désigner Fenris-ulfr, qui est enchaîné aupris des dieux. Le Loup de Fenrir est appelé v'érhr (gardien), sans doute parce qu'il était, dans l'origine, avant d'être enchaîné par les Ases, h gardien de lôtunheim, comme Heimdallr était le gardien de Asgardr, Peut-être vorSr doit-il être pris dans la signification ordinaire de garde (surveillance), et dans le sens concret de garde (objet ou individu gardé). En effet, le Loup de Fenrir était bien gardé auprès des die^x, parce que le moment de sa délivrance devait être le temps précurseur de la destruction de toutes choses, dieux, ciel et terre. Peut-être aussi vorhr est mis pour vaWdr (gardé) ou vardridr (gardé), ou peutêtre même faut-il lire va^rgr (loup) au lieu de vorhr. Le Loup de Fenrir, par cela même qu'il passait pour le précurseur de la fin de l'univers, avait une réputation terrible, dans toutes les parties de l'univers, et c'est pourquoi il ^st dit qu'il était mSA^mnr (renommé au loin).

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