IV. TRADUCTION DU POÈME
Là-dessusSkirnir revint, à cheval, à la maison. Freyb se tenait dehors et le salua , et lui demanda les nouvelles :
«Dis- moi cela, Skirnir! avant que tu ôtes la selle au
cheval ,
«Et que tu fasses un pas de plus e^ avant; «Qu'es-tu allé, dans les Séjours des lotnes, eflfectuer,
«Â ta satisfaction, et à la mienne?»
Skirnir dit :
«Il est nommé Feuillu — nous le connaissons tous deux —
«Le bois aux abords paiisibles; «Là, après neuf nuits, au fils de Niôrdur ,
« Gerdur accordera la jouissance. »
Freyr dit :
«C'est long, une nuit; deux nuits,^ qu'elles sont longues !
«Comment pourrai-je attendre jusqu'à trois?
«Un mois m'a souvent paru moins long
«Que la moitié d une telle nuit de langueur. »