ItP Scène. SUmir et Sabot-Sanglant
a) Rapporta de Vhomme.avec V animal; origme de la fable. — D'aptes la science, Thomme est un dédoublement de l'animal, ou un animal plus parfaite Dans l'antiquité, l'homm^^ encore peu cultivé, ne s'élevait pas beaucoup, par son esprit, au-dessus de l'esprit des animaux. C'est la civilisation qui creusa, de plus en plus profondément, l'abîme qui sépare, aiyourd'hui, l'homme de ]a bête. D'un autre côté, l'état social primitif, la vie de chasseur, de pasteur, d'agriculteur, mettait l'homme en rapport plus immédiat et plus fréquent avec la bête, et, principalemeï^t , avec. les animaux domestiques. Ces bêtes vivant, le plus souvent, sous le même toit avec Thomme, il s'établit entre lui et elles tine association de travail, un commerce journalier, et comme une certaine amitié, et intime familiarité. On attribuait k ces animaux les mêmes . facultés intellectuelles et mo«
raies, les mêmes passions et défauts moraux, qu'on avait remarqués dans les hommes. On s'intéressait presque tout autant à l'histoire et aux actes des bêtes, qu'à ceux des hommes, des héros, et des dieux.. Il se fonna donc naturellement une tradition, racontant le% traits qu'on
l.Yoy,Jié9uméd*Éiudeêd^ Ontologie ffénérale, eto., ]^. 112-128.
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avait observés sur les animaux, comme il s'est formé une tradition épique, racontant l'histoire, les actions, les hauts faits des hommes et des héros. Ces histoires d'animaux traditionnelles remontent à la plus haute antiquité, et le nombre s'en est accumulé dans le cours des siècles; mais ce fut seulement dans des temps relativement très-postérieurs que ces histoires, qui longtemps avaient intéressé, uniquement, comme ncurratiwiSf furent employées ou choisies pour servir d'enseignement, ou à! exemples-, devant prouver des vérités psychologiques, morales et sociales, qui formaient, alors, ce qu'on pourrait appeler le Irésor de la sagesse populaire et philosc^hique de cette époque. Dès lors les meilleures ou les plus intéressantes de ces simples histoires^ d'animaux furent choisies pour former l'élément épique ou narratif d'une narration poétique, auquel fat ajouté, exprès, l'élément moral et didactique; et c'est de l'alliance de ceè deux éléments que naquit Vliceniple ou la Similitude j qui produisit ensuite la JTa&Za proprement dite, ou V Apologue et la Parabole (voy. Les Chants de Sdl, p. 48)4 Ce Alt principalement l'Inde qui devint le berceau des premières fables^ parce que, par suite de la richesse et de la vatriété de la faune de ce pays, par suite de la croyance à la métempsyohose et métasomatose, enfin, par suite de l'esprit philosophique de ses habitants, les brahmanes s'intéresâaient particulièrement aux bêtes, et racontaient les histoires de celles-ci dans un but didactique. Cependant beaucoup de ces