‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 90 sur 149 · Yoy. La F<ucination de Qvlfi, p · texte numérisé non relu

Yoy. La F<ucination de Qvlfi, p

absolument rien à leur valeur, ni à leur dignité ou sainteté : toutes sont les produits de Tintelligence et du sens moral des fondateurs, ou l'expression de la science et de la conscience des sociétés; des hommes les ont conçues et créées naturellement, successivement, et progressivement, pour y trouver les moyens de satisfaire leurs besoins intellectuels, moraux, et religieux. Les religions diffèrent donc entre elles , non pas tant par leur origine, que par le plus ou moins grand fond de vérité, de justice, et de moralité, qui les constitue et les distingue.

Toutes les religions renferment deux parties distinctes : une partie théorique et une partie pratiqvs,

La partie iJiéorigue se compose des imaginations, des conceptions, des notions, et des idées, que les hommes se font, d'abord, sur la nature des puiflsances w/rh»mainesou divinités, qu'ils craignent ou adorent; ensuite, sur les rapports qu'ils supposent exister entre le monde et les divinités qu'ils admettent; et, enfin, sur la destinée étemelle, et les devoirs moraux de l'individu, et de la société.

La partie praJti^pie se compose de tout ce qui constitue le cuUe^ c'est-àdire de tous les actes que l'homme religieux croit nécessaires ou utiles, pour s'e rendre favorables les puissances surhumaines qu'il adore ou qu'il craint, et pour se procurer, par leur aide, le bonheur, tant dans cette vie , que dans l'autre qu'il croit succéder à celle-ci.

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