‹ Le Messager de la Sainte FaceChapitre 13 sur 26 · SA SAINTETÉ PIE X · texte numérisé non relu

SA SAINTETÉ PIE X

« Sa Sainteté, désirant que cette Image de la Sainte-Face soit répandue en tous lieux et exposée à la vénération dans toutes les familles chrétiennes, la recommande d'une manière toute particulière aux Révérendissimes Evêques et à tous les Ecclésiastiques, bénissant tout particulièrement ceux qui s’en feront les propagateurs. »

(Rome, 4 Juin 1906.)

Fixons nos yeux sur l'Image de la Sainte-Face de Jésus, d’après le Saint- Suaire de Turin.

Sous ces traits augustes, ravagés par la douleur, transpirent la résignation, la patience et l’amour.

Que de vie, que d’espérances, que de consolations dans cette mort !

Plus brillante sera demain cette Face trois fois sainte, ravonnant aux feux de la résurrection et dans le resplendissement de la gloire : mais c’est plutôt du côté du ciel, vers les anges et vers les saints, qu’elle se tournera.

Pèlerins endoloris de la vie présente, exilés de la vraie Patrie, encore loin de la terre de promission, pour « savoir souffrir », ne cessons pas de contempler le visage de Jésus crucifié.

C'est de notre côté qu’il reste amoureusement fixé ; c’est à nous que parlent avec une éloquence à nulle autre pareille et ses yeux clos et ses lèvres fermées.

Faveurs obtenues

Lacapelle-Escroux. — « Cette image de la Sainte-Face a été promise pour obtenir la conversion d’un jeune protestant, âgé de 22 ans. Cette conversion a été obtenue, et après avoir reçu les sacrements de baptême, d’Eucharistie et de Mariage avec une grande ferveur, notre converti est assidu à tous les offices et édifie tout le monde par son recueillement. Je crois que ce sera un bon chrétien. Veuillez recommander sa persévérance aux prières de l’Œuvre. » F.

Guéméné-Penfaô. — « J’ai depuis longtemps une grande dévotion à la Sainte-Face. A l’àge de 79 ans, ma mère fut dangereusement malade et la mort paraissait imminente, quand nous avons obtenu sa guérison par l’intercession de la Sainte-Face. Ma mère a vécu encore douze ans. 11 y a juste un an que j’ai commencé à répandre vos images au moment où j’avais un grand chagrin, et à la vue de tous, ici, j’ai été véritablement protégée. Aussi je vous recommande de nouveau mes intentions. » F.

Perles de la Sainte-Face

« La dévotion si précieuse et si féconde de la Sainte-Face parait de nos jours tout à fait opportune ; le Saint-Esprit semble y pousser les âmes, comme aussi à la dévotion du Sacré-Cœur et de notre adorable Eucharistie. Les trois s’illustrent et se complètent l’une l’autre ; leurs fruits communs sont l'accroissement, dans les âmes, de l’amour de Jésus-Christ, l’esprit d’adoration et de réparation, le zèle du sacrifice, qui est le plus grand service qu'on puisse rendre à l’Eglise et au monde, parce que c’est le suprême honneur qu'on rende à Dieu. » Mgr Gay

Industries de zèle pour répandre la Sainte-Face

a J'ai reçu avec grande joie le « Messager »... 11 m'a inspiré le désir de continuer à répandre avec un nouveau zèle l’Image de la Sainte-Face. Je me suis fait, il me semble, un beau plan, que voici : Je prendrai des enfants capables de m’aider dans cette belle propagande. Je leur ferai faire le tour dans ma paroisse chez les personnes pieuses. Dans d’autres cas, j’ai aussi agi de la sorte et j'ai très bien réussi... »

Une Zélatrice (Anvers, Belg.)

<t Je vous remercie beaucoup de la très belle Image de la Sainte-Face. Je l’ai fait connaître à mes amies qui ont été très émues à la vue du beau et douloureux Visage de Jésus... Je veux m’employer à la faire connaître davantage, car je dois personnellement beaucoup à la Sainte Face, dont la dévotion a été mon réconfort durant des heures très pénibles de ma vie... *

Une religieuse sécularisée (Paris).

Pour le temps du Carême

Image de la Sainte-Face de Turin. Petit format. A mettre dans son livre de prière ou de lecture.

Pour s'exiler à la contrition, et afin de s’animer à une plus grande dévotion à la Passion.

Image 8X13. — Prix : $0.05

A l’Ecole du Divin Crucifié

Savoir souffrir (suite)

e chaque pays, de tous les continents, s’élève la même exclamation de souffrance, le même et lamentable concert des voix humaines : elles chantent, en sanglotant, le psaume de la douleur.

Dans cet hymne poignant qui se répète sur toutes les lèvres depuis PEden et ne tinira qu'avec le monde, quel mortel n’a donné sa note lugubre et n'a fait sa partie? Il n’est pas un homme, après Adam chassé du paradis de délices, qui ait pu s’en abstenir. Pas un homme, pas même Jésus, le fils des éternelles complaisances, la joie et la béatitude du ciel, le maître de la santé et de la maladie, le roi de la vie et de la mort ! Et si Jésus Lui-même a pleuré — et quelles larmes ! — jqui donc peut se flatter de n’avoir jamais pleuré ?...

Dans la paix du sanctuaire, je me suis agenouillé tout près du silencieux Tabernacle, et, pendant que j’épanchais le trop-plein d’une âme en deuil à l'oreille de Celui qui a promis de béatifier les larmes, j’entendis une voix navrée qui s’échappait, comme un sanglot, des profondeurs de l'Hostie, et qui disait: « J’ai cherché tout le jour quelqu’un pour me consoler, et je ne l’ai pas trouvé (Ps. lxviii, 21). J'ai une soif ardente d’être aimé des hommes dans le Très Saint Sacrement, et je 11e trouve presque personne qui veuille me désaltérer. Et voilà pourquoi mon divin Cœur n’en pouvant plus... »

Citoyen de la vallée des larmes , Jésus-Eucharistie, Jésus Victime universelle, reste bien, de tous les mortels, le plus douloureusement accablé.

De ses yeux extasiés le Voyant de Pathmos a contemplé le ciel ouvert et ses oreilles ravies ont entendu les harmonies parfaites. Les anges disaient aux anges : (( Ceux-'à qui sont vêtus de blanc d’où viennent-ils ? — Ils viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. Pour eux, plus de mort, plus de deuil, plus de cris de souffrance, plus de douleur, car Dieu lui-même essuie de ses divines mains les larmes de leurs veux. Et ils chantent un cantique nouveau en disant : Seigneur, vous êtes digne de tout honneur, de toute bénédiction, de toute gloire, parce que vous nous avez rachetés dans votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. Et vous nous avez fait les rois de votre éternel empire et les prêtres de votre sacrifice glorieux... » ( Apoc v, vu, xxi).

Sur les lèvres des Bienheureux le psaume de la douleur est devenu l'hymne de la jubilation sans fin. Sine fine dicentes : Amen ! Alléluia ! Hosannah ! Dans les siècles des siècles. (A suivre .)

fl la recherche du bonheur

Il nv a rien de difiici Le à saisir comme le bonheur. Vous crovez

l'entrevoir et aussitôt il se dissipe. Vous vous en approchez cl il s’éloigne. Vous allez le saisir et il s’évanouit. Vous le possédez enfin et il n'esl déjà plus. C’est la huile de savon qui crève dans l'air; r'esl le papillon aux mille couleurs qui reste insaisissable : c'est la brise* qui vous caresse un moment et dont on ne retrouve plus la trace.

Et pourtant, du bonheur on prétend en voir partout. Oui donc ne s'est pas souvent trompé, à la recherche de cette perle précieuse que tous désirent mais que si peu savent apprécier à sa juste valeur?

Combien qui recherchent un faux bonheur, parce qu’il Halte leurs passions 1 Combien qui se contentent d'un bonheur relatif et restreint.

parce qu'ils ne veulent pas payer le seul vrai bonheur qui s'achète par le sacrifice et la vertu !

Il y a un prétendu bonheur dont la conscience nous fait détourner les yeux : c’est le péché. Il en est un autre, (pie répudie la sagesse et l’expérience mais auquel aspirent les inexpérimentés de la vie : c’est le bonheur purement terrestre des biens et des plaisirs de ce monde.

Vous l’avez rencontrée la foule de ceux qui font la chasse au bonheur; et vous les avez plaints, parce que la plupart se blessent et se perdent au contact des plaisirs qui en font leur proie.

La richesse creuse souvent de cruels dénûments dans le cœur de ceux qui se sont épuisés pour l’acquérir. Les honneurs ont des retours d’infortune qui parfois effraient. Les plaisirs font des morsures qui peuvent empoisonner toute une vie.

Les affections humaines ont des arrêts et des soubresauts qui donnent le vertige ; et il faut avoir le cœur blindé pour ne pas succomber sous les coups répétés de l’inconstance, de l'ingratitude et de l’abandon.

Que d’esprits déçus, que de cœurs meurtris, (pie de volontés abattues et découragées, que de rêves envolés, que de mystères angoissants, dans ce labyrinthe enténébré des joies terrestres où le bonheur s'est creusé tant de tombeaux !

Il y a pourtant des cœurs heureux ici-bas, et le vôtre est de ceux-là.

Ce sont ceux qui mettent leur bonheur dans la vertu, et qui font du devoir la règle inflexible de leur vie. Ceux-là jouissent vraiment, parce qu'ils ont la conscience en paix; parce que, donnant à chaque chose sa valeur, ils méprisent tout ce qui passe et ne s'attachent qu'à ce qui^p

demeure, aux choses éternelles.

Œuvre des Messes

ei> faveur des Prêtres vivants et défunts

Le 20 Décembre de l’année 1909, Sa Sainteté Pie X approuvait et recommandait par un écrit de sa main « L'Union Sacerdotale » , pieuse Association de charité fraternelle affiliée à la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale.

De cette Œuvre en est née une autre, inspirée du même esprit et ayant pour objet de secourir spirituellement les Prêtres vivants et décédés. Les premiers, en fournissant des honoraires de Messes à ceux qui en sont dépourvus et dont le nombre, dans les temps que nous traversons, s’accroît sans cesse ; ce qui constitue un acte de piété doublement méritoire, celui de la Messe célébrée et celui de l’aumône faite au Ministre du Seigneur.

Les derniers, en apportant un précieux soulagement dans leurs souffrances à ceux qui souvent sont les plus abandonnés après leur mort, et à qui pourtant nous devons davantage. Ne serait-ce point de l’ingratitude et un oubli impardonnable que de les délaisser et de ne point entendre leurs supplications, lorsqu'il nous est si facile de leur venir en aide?

Toutes les Messes ainsi célébrées le sont à la double intention de la sanctification des Prêtres répandus sur toute la surface du globe et du soulagement des âmes sacerdotales dans le purgatoire. Qui pourra dire le bien incalculable produit par tant de Messes ? Et qui ne serait pas heureux et empressé de concourir à une telle Œuvre de charité ?

Notre Saint Père le Pape Benoît XV, à l’approbation duquel l’Œuvre fut proposée, ne s’est point contenté de la bénir, mais il daignait l’encourager en y coopérant personnellement.

Le fonctionnement de cette Œuvre est des plus simples. Il consiste à solliciter et à recueillir des aumônes, si minimes soient-elles, et à les envoyer à la fin de chaque mois au centre de l’Œuvre, en inscrivant sur la petite feuille reçue à cet effet le montant total de la souscription mensuelle.

Les honoraires de Messes sont ensuite prélevés, au cours régulier, sur la caisse générale, et immédiatement acquittés.

Cet apostolat est évidemment à la portée de tous. Il ne réclame que du zèle et de la reconnaissance pour rendre aux Prêtres un peu de tout ce que nous recevons d’eux. Tant de circonstances se présentent où l’on peut solliciter une légère offrande : une grâce à obtenir, une difficulté à surmonter, une petite privation à s’imposer, une action de grâces pour un bienfait obtenu, une épreuve à éviter, une faute à réparer, un sacrifice à accepter, une aumône à prélever sur ses menus plaisirs, la conversion d’un être cher, la réussite dans une affaire, la persévérance dans la pratique de la vertu, une souffrance physique ou morale à supporter chrétiennement, etc., etc.

C’est à chacun à s’ingénier et à avoir à cœur de maintenir et même de grossir chaque mois sa charitable souscription. Toutes les feuilles de souscription reçues au centre de l’Œuvre sont ensuite déposées tout près du Tabernacle et y restent jusqu’au mois suivant, sous les yeux de Jésus, comme un témoignage de zèle et de charité en faveur de ses Prêtres. Au verso de ces feuilles chacun peut inscrire ses intentions personnelles.

A l’accusé de réception des offrandes reçues mensuellement, est indiqué le nombre de Messes acquittées par ce moyen dans le mois précédent. Les Associés peuvent ainsi suivre le développement de cette petite Œuvre de charité sacerdotale.

Adresser lettres et montants : R. P. Directeur de la Fraternité Sacerdotale

La Pointe-du-Lac. Près Trois-Rivières

Les Croix fleuries

Le Bienheureux P. Eymard, écrivant à une dame du monde, qu’accablaient de longues et cruelles épreuves, lui disait ces singulières paroles : « Votre croix n'a pas encore fleuri, mais ayez confiance, elle fleurira. »

Eh ! quoi, peut-il donc croître des fleurs sur le roc aride du Golgotha ? Oui, depuis que Jésus l a arrosé de son sang, les blanches anémones de jadis sont devenues de pourpre.

Plantez donc vos croix près de la Croix du divin Jésus : vous les verrez reverdir, donner des fleurs, qui deviendront pour vous, si vous êtes généreux dans la souffrance, des fruits exquis de grâce et de bonheur.

Un modèle dans la souffrance

Sainte Euphrasie étant encore enfant, considérait un Crucifix placé devant elle. Et son petit cœur s’attendrissait jusqu’aux larmes en voyant les clous qui transperçaient les mains et les pieds du Divin Crucifié, la couronne qui étreignait sa tète de son cercle épineux. Et elle regardait aussi avec un sentiment d’admiration muette ses bras grands ouverts, et pensant que ce geste était une invitation à l’embrasser, l’enfant se jette sur le Crucifix, l’enserre de ses petits bras, le couvre de baisers et promet à Jésus de n’aimer plus que lui. Ce ne fut pas là une vaine promesse. Car malgré son âge très tendre, elle demanda à être admise dans un Ordre très austère, où elle vécut en donnant l’exemple de la plus haute sainteté et mourut à peine âgée de trente ans, entourée déjà d’une vénération que l'Eglise devait consacrer dans la suite, en la plaçant sur les autels.

PIEUSES CONSOLATIONS

Dans la maladie

Mon Dieu, me révolter parce que Vous m’immolez!... Oh! non jamais!... Mon sort est trop beau d’avoir été choisi pour victime, par Vous, l’auguste Victime.

Quand je souffrirai trop, je regarderai mon Crucifix... puis, oserai-je me plaindre ?... Seigneur, il Vous faut des âmes victimes qui soient comme des trésors de souffrances où Vous puisiez pour acheter des âmes de pécheurs; je Vous offre mes souffrances dans cette intention. Maintenant, avec quelle joie je souffrirai ! avec quel amour je me dirai : Jésus m’immole... et je Lui achète des âmes !

INTENTIONS DE PRIÈRES

Actions <le grâces pour une triple faveur obtenue pendant une neuvaine de prières. — Une a traire temporelle. — Deux guérisons. — La diffusion de la Sainte- Face. — l'n scholasticat. — Le Pape.

Congrégation de la Fraternité Sacerdotale La Pointe-du-Lac (Près Trois-Rivières)

Messager de la Sainte-Face

Dédié aux âmes éppouoées

et la Résurrection

ne fois le sabbat écoulé, à l’aube du dimanche matin, une femme, absorbée dans une méditation profonde qui la rendait indifférente au charme puissant de cette heure matinale, gravissait péniblement le chemin du Calvaire. Elle se demandait avec inquiétude : « Qui m’ouvrira le sépulcre ? » C’était Madeleine qui revenait effectuer l'embaumement de Jésus qui n’avait pu être fait le soir du Vendredi Saint. Arrivée près du tombeau du divin Maître, elle vit que la pierre qui y avait été mise au soir du Vendredi Saint, après l'ensevelissement, ne le fermait plus maintenant. Tremblante, elle s’approcha du Sépulcre et s’aperçut que Jésus n'y était plus. Sans réfléchir davantage, elle courut prévenir Pierre et Jean qui vinrent aussitôt.

Ils coururent tous deux ensemble, dit l’Evangile ; Jean courut plus vite que Pierre et arriva le premier au Sépulcre. Et s’étant penché, il vit les linges posés à terre, mais il n’entra pas le premier, par respec pour Pierre. Simon-Pierre qui le suivait étant arrivé à son tour, pénétra dans le Sépulcre. Il vit les petits linges gisant sur le sol et le Suaire qui couvrait la tète de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé dans un autre endroit Q).

Jésus était ressuscité, mais II avait laissé un témoignage de reconnaissance à ceux qui honorèrent sa sépulture, comme II l’avait fait sur le Voile de Véronique en gravissant le Calvaire.

O Saint Jean, xx, 4-7.

Avril 1938

Depuis le Vendredi Saint les premiers chrétiens possédaient la Face de Jésus vivant et portant l'instrument de son supplice ; et voilà que sur le Saint-Suaire qui l’avait enveloppé au tombeau, Il nous laisse son portrait dans l’état où la mort le réduisit par amour pour nous.

La divine Providence nous a conservé cette précieuse relique et nous pouvons aujourd’hui, comme Marie-Madeleine, lorsque Jésus lui apparut auprès du Sépulcre, contempler la Face adorable de notre bon Sauveur. Quelle joie immense cela doit être pour nous au matin de la Résurrection !

Animons ces lèvres, hier mortes, et qui sont, aujourd’hui, celles d’un Dieu entré, par la soutîrance et la mort, dans la gloire éternelle ; faisons-leur prononcer les belles paroles des apparitions, à Marie- Madeleine : «Marie!... Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu », et aux disciples : « La paix soit avec vous ! »

Quel trésor de consolations dans nos peines, quel soutien et quelle force dans les combats de la vie, quelle espérance pour la lin de nos jours sont contenus dans ce divin Visage du Christ qui nous parle un langage si puissant. Appliquons-nous à le comprendre et à y conformer notre vie.

Grâces obtenues

La Salle. — « Au mois de novembre, dans un moment où je me trouvais au plus mal, je promis à Notre Seigneur de demander la permission de travailler à la diffusion de sa Face adorable, si j’obtenais du mieux. Quinze jours après je reprenais ma classe, et j’ai toujours continué mon travail depuis.

Je continuerai de travailler de toutes mes forces à faire connaître et aimer notre adorable et divin Crucifié. Mes moyens d’apostolat sont très simples. Je prie et fais prier, puis je saisis toutes les occasions favorables pour parler de la sainte Image et des souffrances de notre bon Sauveur ; enfin je distribue le plus qu’il m’est possible l’Image de la Sainte-Face et la petite feuille des Promesses, et ces petits moyens, comme vous en pouvez juger, me réussissent. s> S1' F.

Rienne {Belgique). — « Dernièrement, dans une communauté, on a dû opérer une religieuse qui est restée plusieurs jours entre la vie et la mort. Grâce à la Sainte-Face, elle est guérie et se porte à merveille. » 1 >.

Diffusion de la Sainte-Face

De tout côté nous arrivent des marques de sympathie et de zèle touchant, lin lecteur nous envoie une piastre pour la diffusion ; un autre s’empresse de demander des images pour la valeur de trois piastres; un troisième désire cinquante images pour les distribuer. A l’occasion du Carême, on expose la grande image dans les familles. Autant de bons exemples à imiter.

Description du Saint-Suaire de Turin

Le Suaire de Turin mesure, aujourd’hui, 4m,36 de long sur lm,10 de large. Il est d’un seul morceau, en toile de lin très fin et un peu jaunie par le temps.

On y remarque de grandes taches noires résultant de l’incendie de 1532, et des taches d’un rouge brun qui reproduisent l’image effacée d’un corps humain, mais une image double, faite de deux images, l’une

de face, l’autre de dos, qui se succèdent sur le prolongement l'une de l’autre et réunies par la tête, sans se toucher. Elles sont restées assez visibles jusqu’à notre temps pour qu’on y reconnaisse les formes du visage, le dessin des membres et tout le détail des horribles plaies de la Passion. Mais tout cela ne présente au regard que des formes assez vagues, une sorte d'ébauche du Corps divin, une simple silhouette.

Une circonstance providentielle, l’ostension et la photographie du Saint-Suaire, à l’Exposition d’art sacré de Turin, en 1898, révéla d’une manière saisissante le portrait de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Il est négatif sur le Suaire, ce qui constitue une preuve formelle de son authenticité, car nul peintre du moyen âge n’eût imaginé et n’eût été capable de peindre des valeurs négatives.

Promesses de jvlotre Seigneur Jésus-Christ

aux personnes dévotes à la Sainte-Face (Suite)

Promesses faites a la Sœur Saint-Pierre

En l’an 1845, la Sœur Saint-Pierre, carmélite à Tours, eut les premières visions concernant la Sainte-Face. Elle se sentit, un jour, transportée en esprit sur la route du Calvaire où Notre Seigneur lui représenta vivement le pieux oflice de Véronique qui, de son voile, essuya la très sainte Face couverte de crachats, de poussière, de sueur et de sang.

Notre Seigneur lui dit qu’en s’appliquant à la Réparation des blasphèmes, on Lui rend le même service que cette femme héroïque, et 11 regarde ceux qui agissent ainsi avec la même complaisance qu’il la regarda lors de sa Passion.

Il invita, en outre, Sœur Saint-Pierre à Lui demander, au nom du service que Véronique Lui avait rendu, telle grâce qu’on voudrait. Il promettait de l’accorder.

Une autre fois, Notre Seigneur lui dit :

c< Je te donnerai ma Face adorable, et chaque fois que tu la présenteras à mon Père, rpa bouche s’ouvrira pour plaider ta cause ; elle doit être le signe sensible de la Réparation. »

Le 27 Octobre de cette même année, Notre Seigneur fit entendre à Sr St-Pierre que :

Par la vertu de sa Face adorable présentée au Père éternel, on peut apaiser sa colère et obtenir la conversion des impies et des blasphémateurs.

Le divin Sauveur lui adressa en outre ces mystérieuses et consolantes paroles :

((Je vous donne ma Sainte-Face pour vous récompenser des services (pie vous m’avez rendus ; vous avez fait peu de chose, il est vrai, mais votre cœur a conçu de grands désirs.

« Je vous donne donc cette Face en présence de mon Père, dans la vertu du Saint-Esprit et en présence des Anges et des Saints ; je vous fais ce don par les mains de ma sainte Mère et par Ste Véronique qui vous apprendra à la vénérer.

« Par cette Sainte-Face, vous ferez des prodiges. »

Deux jours après, le 29 Octobre, Notre Seigneur dit à Sœur Saint-Pierre :

« De même que, dans un royaume, on se procure tout ce qu’on désire avec une pièce d’argent marquée à l’effigie du prince, ainsi, avec la pièce précieuse de ma sainte Humanité qui est mon adorable Face, vous obtiendrez tout ce que vous voudrez, s»

Et le 3 Novembre suivant :

« Selon le soin que vous aurez de réparer mon portrait défiguré par les blasphémateurs, j’aurai soin de réparer le vôtre qui a été défiguré par le péché.

« J’y réimprimerai mon Image, et je le rendrai aussi beau qu’il était en sortant des fonts (lu baptême. »

Le 6 Novembre, nouvelle communication qui l'ait dire à Sœur Saint-Pierre :

« Dans la lumière d’en haut je vois que la Face adorable est comme le cachet de la Divinité qui a la vertu de réimprimer, dans les âmes qui s’appliquent à Elle, l’Image de Dieu.

« Nous avons, en ce précieux don, un moyen infaillible pour apaiser la colère du Père éternel irrité contre les blasphémateurs ; nous le prierons de jeter un regard sur la Face de son divin Fils et la foudre lui tombera des mains. »

(A suivre.)

A l’Ecole du Divin Crucifié

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SaVoif7 souffrit7 (suite)

alheureux Adam, disons-nous parfois, malheureux et insensé fut-il de pécher ! A sa place, nous n'eussions pas fait de même : A, nous aurions joui en paix de l’amitié de Dieu, sans jamais prêter l’oreille aux moindres suggestions du serpent.

Hélas ! nous qui protestons le plus contre la faiblesse de notre premier père, sommes-nous plus forts que lui ? Savons-nous résister, non pas à un serpent, armé de toute l'astuce du grand séducteur, mais à un caprice, à un désir désordonné, à la satisfaction de nos aises ? Combien de fruits défendus avons-nous cueillis, malgré la défense de Dieu. Et pourtant, nous avions, présentes à l'esprit, les suites de nos fautes, — conséquences matérielles , comme l’affaibliseement de notre santé, une perte d'argent ou de situation, une ruine partielle ou même complète, — conséquences morales , telles que des délaissements, des brisements du cœur, des dégoûts et surtout les remords et les regrets ; car, suivant la grande loi posée par l’Ecriture, « Celui qui pèche le regrettera » (*) ; ou encore «Celui qui aura péché en un seul point, perdra beaucoup de biens » (2).

Il faut bien nous l’avouer à nous-mêmes, malgré nos protestations de fidélité, de soumission, de vertu, nous sommes plus faibles que notre premier père. Fichés en terre avec des racines plus profondes que n’en ont les arbres les plus élevés, comment serons-nous déracinés et dégagés de cet humus de misère et de bassesse qui nous retient ? Que fera Dieu pour nous arracher aux faux attraits de la terre, pour nous rappeler que la vie n’est pas la vie, que cette lumière n’est que de l’ombre, ce monde un prélude, que tout commence ici-bas, mais se continue et s’achève ailleurs ?

Dieu appelle la douleur. C’est d’abord un rêve qui s’évanouit, une illusion qui s’en va, une main qui se refroidit et se retire, un cœur qui se glace, un revers de fortune... Alors, désabusé, meurtri, l’homme se prend à lever les yeux plus haut que la terre et plus loin ; il se prend à rêver de joies plus solides... Bientôt il s’aperçoit que « tout est vanité, sauf aimer et servir Dieu ».

Voilà la grande lumière qui s'est levée du sein des ténèbres (3). La douleur a été une grâce d’illumination. Alors, sous la main de Dieu qui nous touche douloureusement, nous confessons à deux genoux que notre Père des cieux ne le fait que par bonté, pour notre bien et par quelque mystérieux dessein que nous comprendrons un jour. (A suivre.)

) Eccli., xix, G. — (-) Ibid., ix, i&. — (3) Ps. txt.

Le Ciel entreva à travers les larmes

0 vous que les chagrins ont assailli et que les épreuves ont mûri, tournez plus que jamais vos aspirations, vos espérances, votre confiance et votre amour vers Jésus, le seul qui ne trompe pas, qui ne fait jamais défaut, qui demeure toujours le même, qui remplace tout, qui satisfait pleinement et qui fait le bonheur sans mélange des saints sur la terre et des élus dans le ciel.

Fermez vos yeux sur les choses qui passent et laissez votre âme s’envoler dans les hauteurs où se donnent rendez-vous et l’amour qui monte du cœur et la charité divine qui descend du ciel.

Aimer Jésus et en être aimé, voilà le vrai bonheur qui remplace loules les joies d’ici-bas ; voilà la paix qui contient toute suavité, la sainteté qui purifie de toutes les souillures, la vive lumière qui dissipe les ténèbres, la stabilité qui défie les inconstances humaines, la force surhumaine qui transforme la faiblesse, l’héroïsme qui conduit à toutes les victoires.

Dites-vous, — avec une conviction inébranlable qu'éclaire voire foi. qu’affermit votre espérance et que vivifie votre amour, — que Jésus vous accompagne, qu'il vous assiste et vous protège ; que sa grâce vous prévient toujours; qu'il 11e vous demande, que pour avoir le bonheur de vous donner; qu'il ne prend les apparences du délaissement, que pour se rapprocher plus divinement de vous ; qu’il ne vous retire lus joies et les affections de la terre, que pour devenir Lui seul l’objet de tout votre amour ; qu’il ne creuse des abîmes dans votre cœur, que pour les remplir des suavités incomparables de son divin amour.

Encore quelques années de souffrance et le ciel s’ouvrira tout éclatant des divines clartés, tout embrasé de l’éternel amour, tout radieux des enivrements de l’union béatifique.

Vivez dans la réalité de cet autre monde. Sur la terre, tout passe et ne revient plus; au ciel, tout demeure et ne change jamais.

Faites de Jésus l'unique Tout de votre vie et vous jouirez déjà par anticipation du bonheur et de la stabilité de la Patrie. (*)

il) Tiré des « Conseils Spirituels ». — Pochette de 12 feuillets différents : Prix, $0.15

Petit Courrier des premiers Communiants. — Jésus Lui-môme instruit et prépare les futurs premiers Communiants à Le recevoir et à apprécier le plus grand jour de leur vie. — G sujets en pochette :

Le Jésus de la ]>ureté ; — Le Jésus des vertus ; — Le Jésus du Grand Jour ; — Le Jésus de l'amour ; — Le Jésus du bonheur ; — Le Jésus du ciel.

Prix : la pochette, $0.15

pleurs du Calvaire 0)

Ecloses sous la rosée du Précieux Sang et sur le dur rocher du Golgotha, leurs parfums austères redisent aux âmes les grandes pensées de la Rédemption et les répandent comme un baume bienfaisant sur les plaies et les douleurs de ceux qui souffrent. L 'Histoire du Crucifix , racontée en ces pages par les Docteurs, les Pères, et les grands écrivains qui ont approfondi le mystère de la Croix, est d’un puissant, consolant et sanctifiant attrait. Eclairé par les inénarrables douleurs de son Dieu mort par amour pour lui, le chrétien se prend à envisager ses propres douleurs sous leur vrai jour. 11 comprend quel travail nécessaire de purification, de sanctification et de transformation elles accomplissent dans son âme. La grande pensée de Mgr Gay lui devient chère et familière : « Chaque douleur est un baiser du Crucifix. »

12 sujets :

Le Crucifix

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