‹ Le Messager de la Sainte FaceChapitre 17 sur 26 · L.e Scrrj nrj eïl de PS n^3îTt Jésüs · texte numérisé non relu

L.e Scrrj nrj eïl de PS n^3îTt Jésüs

Les cieux ont suspendu leur harmonie, car Marie chante pour endormir Jésus. De sa voix divine, la Vierge si belle, plus rayonnante qu’une étoile, parlait ainsi : « O mon Fils, ô mon Dieu, à mon trésor bien-aimé, tu dors ; moi, je meurs en te voyant si beau !

((Pendant que tu reposes ainsi, ô mon bien-aimé! lu ne regardes point ta mère, mais Pair que tu respires est un feu qui embrase mon cœur.

(( Tes yeux, quoique fermés, ont pour moi des éclairs. Oh ! que se passera-t-il en moi quand tu vas les ouvrir?

(( Tes joues de rose me ravissent le cœur: mon Dieu, oui, mon âme meurt pour toi !

« Tes lèvres si pures m'invitent à te baiser: pardonne, ô mon bienaimé ! je n'en puis plus, non ! »

Elle se tait, et bien doucement, pressant le petit Enfant sur son cœur, elle dépose un baiser sur son front divin.

Mais Jésus se réveille et amoureusement, de ses beaux yeux, regarde sa mère qui l'aime tant.

Mon Dieu ! ces yeux, ce regard, quel trait pour le cœur de la Mère : quel dard transperce son âme !

Et tu ne languis pas d’amour pour Jésus, toi si dure, ù mon âme, en voyant Marie défaillir pour Jésus !

Que j’ai tardé à vous aimer, beautés divines ! maintenant du moins je ne cesserai plus d'ètre embrasé pour vous.

Le Fils et la Mère, la Mère avec le Fils, la Rose et le Lis, entrelacés désormais, seront mes amours !

Saint Alphonse de Liguon

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<< Je me suis procuré un certain nombre de vos pochettes de « Signets # et de « Conseils », afin de les répandre autour de moi. Je ne puis vous dire le bien qu'ils on! fait partout. Quelle doctrine onctueuse et quelle profonde piété ils renferment ! Comme je vous suis reconnaissante de nous fournir de si puissants moyens de sanctification et à la portée de tous. Merci pour moi et pour tant dïunes. »

lue admiratrice <!e vos oeuvres.

INTENTIONS DE PRIÈRES

La paix entre les nations. — Le triomphe de l’Kglise. — La malheureuse Espagne. Deux affaires importantes. — Deux Congrégations. — Trois malades. — La solution d’une difficulté à grande conséquence. — Une vocation. — Action de grâce à la Sainte Face.

Congrégation de la Fraternité Sacerdotale La Pointe-du-Lac (Près Trois-Rivières)

Messager de la Sainte-Face

Dédié aux âmes épnouoées

Histoire de la Sainte-Face d’après le Saint-Suaire de Turip (Suite)

J a Sainte Face éditée par la Maison du Bon-Pasteur est la reproduction aussi parfaite que possible de celle que Jésus Lui- ^ même a imprimée sur le Saint Linceul qui L'enveloppait

dans le tombeau, lequel est religieusement conservé à Turin.

Ce n’est pas un autre visage, mais c’est le même exactement que l’artiste a, pour ainsi parler, rapproché de nos regards. La p hysionomie qu’on apercevait dans

une sorte de lointain, on la distingue ma i n te nant de tout près.

Les détails é mouvants qu’on discerne, moyennant un effort d’attention, sur la photographie du St-Suaire, se présentent ici d’eux-mêmes avecleurpuissant relief.

Le front, en partie recouvert par les cheveux, porte bien visiblement les marques cruelles des épines de la couronne. Les paupières sont abaissées, pas tellement cependant qu’on ne puisse

Juin 1938

deviner dessous le regard, que la mort elle-même n’a pu éteindre. L’une d’elles, la gauche, est encore à demi soulevée, et l’œil s’aperçoit ou du moins se pressent plus bas. Conformément à la tradition, la barbe est entière, légèrement partagée au milieu. Entre les lèvres faiblement entr’ouvertes, l’inférieure dépassant quelque peu la supérieure, on croit distinguer les dents, restées serrées dans la dernière secousse de l'agonie. Le visage entier est encadré d'une longue chevelure retombant de chaque côté du cou jusqu’aux épaules et dans laquelle il est aisé de remarquer les ondulations et les détails.

La physionomie de Jésus, ainsi empruntée au Saint-Suaire de Turin, saisit du premier abord le regard et l’âme de qui la contemple. C’est le visage du Christ après sa mort, et ce sont bien les traits rigides et reposés d’un mort. Et cependant, sous ce masque inerte, aux yeux clos, quelque chose vit encore. Il semble qu’une pensée demeure en ce^* cerveau qui ne vibre plus. On sent que ce mort surhumain n’est pas mort tout entier, ou n’est mort que pour un instant. Le pinceau a su rendre admirablement cette impression étrange et émouvante : et l’artiste y est parvenue, non par les habiletés de l’art, mais par l'intensité de son union avec le sujet.

Mais, en même temps, quelle soulTrance est empreinte sur ces traits abîmés par le supplice ! Le front strié de blessures, l'œil droit déchiré, la joue droite tuméfiée par les coups, la lèvre entr’ou verte, laissant tomber encore des gouttes sanguinolentes; toute la physionomie ravagée par un long et cruel martyre !

Et néanmoins, ces vestiges poignants des tortures infligées au Sauveur ne parviennent pas à le défigurer complètement. Sous les plaies, on devine encore la bonté douce et majestueuse de l’Ilomme-Dieu. Car ce <pii frappe surtout dans cette émouvante apparition, c’est la grandeur sereine, le calme divin de ce visage pourtant cruellement marqué par les souffrances de toute sorte; on sent véritablement là le bits de Dieu, et la nature divine, resplendissante et majestueuse, y apparaît derrière la nature humaine crucifiée.

On sent encore, à travers ces stigmates douloureux, toute la grandeur et toute la bonté de Celui que des bourreaux infâmes ont frappé jusqu’à la mort. Et quand on réfléchit que culte grandeur incomparable a voulu, pour nous sauver, s’anéantir jusqu’à celle mort affreuse, on ne peut se défendre, à la vue de cette Face divine, ainsi maltraitée par amour pour nous, d’être saisi d'une profonde compassion. \

(A suivre. J

Appel aux âmes pieuses

Après la lecture si touchante des pages qui précèdent, qui ne voudrait se procurer cette Sainte Image, pour sa piété personnelle d’abord, et ensuite pour la répandre autour de soi ? Il y a non seulement des indulgences attachées à la contemplation de cette Face adorable, mais aussi des grâces bien spéciales pour les âmes qui lui rendent un cuite d’amour et de confiance. Innombrables sont les faveurs obtenues par cette précieuse dévotion. Nous ne pouvons qu’inviter instamment nos lecteurs à en faire l'expérience.

Outre la diffusion de la petite et de la moyenne image, destinées aux livres de piété, aux tables de travail et aux petits oratoires, nous conseillons fortement l’image de grand format, plus expressive et plus appropriée au culte public, soit dans les églises ou maisons d’œuvres et de communautés, soit même dans les familles où elle devient un centre de dévotion commune et une puissante protection.

Que tous donc fassent des efforts pour nous aider dans cette pieuse propagande, en se procurant images et médailles, et en répondant ainsi aux désirs si formellement exprimés par le Souverain Pontife Pie X, de si sainte mémoire, de voir « cette Sainte Face honorée partout et

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