LE VRAI BONHEUR
Pour éviter les erreurs profondes du cœur humain à la recherche du bonheur, il n'y a qu’à rectifier ses vues et à le maintenir dans la notion exacte et essentielle du vrai bonheur.
Or, le bonheur est en Jésus seul, comme tout ce à quoi nous sommes destinés. Nous ne pouvons être heureux que par Jésus, de même que nous ne pouvons être saints que par Lui. Il est Lui-même la source unique et le terme final de notre bonheur : au point que toutes les joies, quelles qu’elles soient, que nous irons puiser en dehors de Lui, dussentelles nous donner momentanément la sensation du bonheur, devront se convertir infailliblement ou en remords ou en déceptions.
Par contre, le bonheur inondera notre âme dans la mesure où nous nous rapprocherons de Jésus, et où nous ferons l’intimité plus grande entre Lui et nous. 11 nous est impossible de n’être pas heureux, si nous sommes dans l'amitié de Jésus par l’état de grâce, et si nous restons ) inviolablement unis à Lui.
ITie âme qui souffre et qui lutte, mais qui est fidèle à Jésus, est mille fois plus heureuse qu’une autre qui jouit de tous les biens et de tous les prétendus plaisirs de ce monde, mais qui est privée de l’amitié de son Dieu. (*)
lie 44 Christ en Croi* ” du démon
On montre à Rome, raconte le P. Ollivier, dans l’église des Capucins de la place Berberini, un tableau qui représente le Christ en Croix et dont voici la légende.
tTn jeune débauché, à bout de voie, voulait donner son âme au démon en échange d'un reste de vie et de plaisir. Au cours de ses pourparlers avec l’esprit du mal, il eut une inspiration singulière.
— Tu étais au Calvaire, lui dit-il, et tu as vu mourir Jésus-Christ?
— Oui, répondit Satan.
— Tu pourrais alors faire de cette scène une exacte reproduction par la peinture ?
— Sans nul doute.
— Eh bien ! Je demande, avant de conclure, que lu me fasses ce tableau. C’est un caprice auquel je veux donner satisfaction.
Le diable, surpris, résista d’abord, puis consentit.
Le lendemain, il remit au jeune homme un petit panneau, sur lequel était peinte une crucifixion , dont la vue navra tellement cette âme dévoyée, qu’elle s’abîma dans le repentir, comme Pierre, converti par le regard du maître.
\ p) Tiré de l’ouvrage J Tome I, pages 190, 191. - Pointe-du-Lac.)
Jésus mieux connu et plus aimé dans son Sacerdoce. Prix : $1.00 — (Cénacle de la Fraternité Sacerdotale ,
PIEUSES CONSOLATIONS
Dans l'abandon
Seigneur, elle est amère cette coupe de l'abandon ! et mon âme est comme un vaste désert où il n’y a plus que des ruines!... Je suis devenu comme « le passereau qui gémit sur un toit solitaire •> et mon re¬
gard languissant, tourné vers le ciel, cherche à Vous trouver, Vousmême qui pour éprouver mon amour, avez déserté mon âme !
Un jour, mon Dieu, agonisant sur la Croix, Vous Vous êtes écrié : « Mon Père, pourquoi m’avez-vous abandonné? — Cette plainte amère d'un Dieu a résonné à travers les siècles pour fortifier les âmes abandonnées. Ce qui fut le partage du Créateur serait-il malheur pour la faible créature ?... Abandonné, mon Dieu, Vous 1 êtes encore par ceuxlà même pour qui Vous demeurez captif dans l'humble prison du Tabernacle !
Creusez donc des tombes en mon âme, ô mon Jésus, si sur ces tombes doit briller l'étoile de votre amour qui me rendra conforme à Vous, mon divin modèle.