‹ Le Messager de la Sainte FaceChapitre 25 sur 26 · LA VOIX DU BON-PASTEUR · texte numérisé non relu

LA VOIX DU BON-PASTEUR

Revue mensuelle de la Sainte-Face

Grand in -8° de 32 pages.

La dévotion à la Sainte-Face de Jésus, si spécialement encouragée par S. S. Pie X, et si universellement répandue à l'heure actuelle, se rattache directement à la douloureuse Passion du Sauveur et puise en elle son esprit, qui est un esprit de réparation et d’amour compatissant.

« La Voix du Bon -Pasteur », revue mensuelle publiée par les soins de la Maison du Bon-Pasteur de Paris, entretient ses lecteurs de la sainte Passion de Jésus-Christ sous le quadruple aspect théologique, historique, archéologique et ascétique. Elle groupe autour du royal mystère de la Croix tous les enseignements qu’elle s’efforce de vulgariser à travers le monde.

Organe de l'Œuvre de la Sainte -Face, ce périodique fait une large part à l'étude de la divine Image de l’auguste Victime du Calvaire, en l’éclairant des données de la Sainte Ecriture, de la doctrine des Pères et des Docteurs, des écrits des Saints et des méditations des maîtres de la vie spirituelle.

Elle étudie aussi le Saint-Suaire de Turin et la Sainte-Face qui en a été détachée, au point de vue de l’histoire, de l’archéologie et de l'art. Des plumes autorisées fournissent ces intéressantes études, illustrées par des reproductions artistiques, qui les rendent plus saisissantes.

Mais parce que le Sacrifice du Calvaire a son prolongement nécessaire dans le Sacrifice de l’autel, et que la Croix se rattache inséparablement à l’Eucharistie, «La Voix du Bon-Pasteur », pour remplir intégralement son programme, fait ressortir dans le mystère eucharistique tout ce qui a trait à la Passion du Sauveur : doctrine, histoire, miracles, piété, etc.

De plus, comme Marie est, elle aussi, inséparablement unie aux mystères de Jésus, et qu’elle occupe une place considérable dans le mystère de sa Passion, «La Voix du Bon-Pasteur» en s’elTorçant de promouvoir la dévotion envers Y Addolorata , propose à ses lecteurs les exemples de vertus et les grandes leçons que Marie, du haut du Calvaire, a données aux chrétiens de tous les temps. Et, à la suite de la « Mère des douleurs », elle fail dédier cette armée magnifique des amants de la passion, saints martyrs et confesseurs dont la vie constitue la plus belle page de l’humanité.

Il n’ÿ a pas jusqu’aux événements contemporains et aux faits journaliers, dont l’importance et l’actualité sont d'un intérêt particulier pour l’Eglise, qui ne trouve place dans ces pages, et dont on ne tire des considérations pratiques, en rapport avec l’esprit et le but de la Revue.

Cette Revue, en outre, tient ses lecteurs au courant de la diffusion et de la vie de YŒuvre de la Sainte-Face. Elle est le lien naturel des Zélateurs avec le centre de l’OEuvre et des Zélateurs entre eux, tout autant que l’organe nécessaire de leur propagande.

Enfin, par son grand format, son beau papier et l’illustration en couleur de sa couverture, par tout son caractère artistique et sa bonne et sérieuse facture, cette Revue se place au rang des meilleures et achève de faire connaître dignement le Divin Martyr que nous révèle la Sainte-Face de Turin.

Le prix de l’abonnement est d’un dollar pour le Canada et d’un dollar et demi pour les Etats-Unis.

Nous joignons à ce numéro un Bulletin d’ abonnement que nous prions nos lecteurs de remplir et de nous envoyer le plus tôt possible, afin de fixer le chiffre du tirage du premier numéro.

X^ouoeauté pour? le temps de X)oël et du X ouf de l’/ïn

Nouvelles séries de cartes représentant, sur la première page, une scène pieuse

en couleur, de formes diverses eÎNmn tenant p-'Tintérieur une pensée appropriée — non pas une pensée banale, comme arKUt^de fait que trop souvent, — mais exprimant des sentiments pieux et élevés, cqmme^il convient aux fêtes de Noël et d’une nouvelle année.

Trois séries. La première ^ carte simple : sujet eu couleur au recto, avec une pensée au verso. — Prix : $j0.03 ; la douzaine, variée : $6.30

La deuxième , carte double, papier de couleur et sujets cofêri^s. — Prix : $0.05 ; la douzaine, variée,JK).55

La troisiènipS carte double, format plus grand, sujets variés. — Pmts^$0.10; la douzaine, ypriee, $1.10

la collection de Noël ou de la nouvelle année. tjouter quelques cents pour le port.

A l’Ecole du Divin Crucifié

§,ES fpGURQUGl DE LA VIE

Pourquoi pleurer

C vl/ '

q L n’y a pas de doute, le concert des larmes est universel. Quels sont [ les yeux qui n’ont pas pleuré? Autant vaudrait dire, quels sont les 1 cœurs qui n’ont pas aimé? Les larmes sont l’expression des senti- ** ments de l’âme ; et à ce titre, nous devons leur savoir gré de couler, puisqu’elles nous sont un soulagement au trop-plein ou de nos joies ou de nos peines.

En effet, on pleure de joie comme on pleure de douleur. L’amour de la mère devant son enfant s’exprime par des larmes d'une tendresse profonde ; et c’est ainsi que la Sainte Vierge a dû pleurer, lorsqu’elle contemplait Jésus le fruit béni de son sein.

L’amitié qui repose au fond des cœurs amis, se révèle instinctivement par la voie des larmes, à l’heure de la réunion ou de la séparation ; et c'est ainsi qu’ont dû être souvent marquées les relations divines de Jésus avec ses amis de Béthanie.

L’amour qui dans les grandes joies ou dans les grandes peines ébranle le cœur jusque dans ses profondeurs, n’a pas d’autre issue que les larmes ; et c’est ce qu'a voulu nous enseigner Jésus dans la parabole de l’enfant prodigue, où le père a dû tant pleurer au départ et au retour de son fils perdu et retrouvé.

Le regret des joies passées et à jamais perdues, est aussi la cause de bien des larmes ; et c’est ainsi qu'ont pleuré nos premiers parents chassés du paradis terrestre.

Les cœurs meurtris par les affections méconnues et les abandons renouvelés, voient facilement leur douleur monter jusqu’aux yeux et s’épancher dans les larmes ; et qui n’a pas ainsi pleuré sur cette terre où tout disparait ?

Les grands coups de la mort qui jettent tant de cœurs dans le deuil se traduisent éloquemment par des larmes et des sanglots : comme Jésus a pleuré sur Lazare et comme tous les humains pleurent sur les tombeaux.

Oui, cette vérité est incontestable : les larmes sont universelles, et tous les yeux sont faits pour pleurer. Bien aveugles sont ceux qui n’en voient pas la raison, et qui ne savent pas assez analyser les sentiments du cœur, pour comprendre que les larmes en sont le langage le plus éloquent.

Vous avez assez observé ces choses pour en être convaincu. Vous êtes trop animé de sentiments chrétiens [tour ne [tas saisir la vérité des enseignements de l’Eglise qui noos invite de tonte manière a surnaturaliser et à sanctifier les nombreuses épreuves dans cette vallée des larmes.

Si vous voulez vous appliquer a vous-même ces quelques considérations, mettez-vous à la place de tous ceux qui pleurent, et vous i < »unaitrez que Jésus est juste et miséricordieux a la fois dans toutes les larmes qu'il laisse couler, et qu II a béatifiées en promettant de les sécher et de les consoler.

Jésus n'a pas plus fait les larmes qu’il a fait la mort. C'est le péché qui a fait surgir dans l'humanité cette source intarissable de douleurs et de larmes, a laquelle s’abreuvent forcément tous les hommes, et qui a dressé au-dessus de toutes les générations de l’univers le spectre terrifiant de la mort.

Donc, vous devez pleurer, vous qui avez péché. Vous devez verser bien des larmes, vous qui avez à réparer et a expier. Vous devez accepter généreusement de souffrir et de pleurer, si vous vous rendez bien compte de la peine que vous avez faite à Jésus dans le passé, et de celle que vous Lui faites peut-être encore par s in élités et vos indélicatesses.

Quelle légère réparation, en fait, que quelques larmes que vous aur<^z versées, pour compenser l'amour que vous aurez refusé à Jésus, votre -Aimé! liais ssi, quell- tendre Maître, dans son infinie

bonté, a daigné attacher a chaque larme du cœur, qu'il rend capable d'opérer de semblables purifications !

C'est donc une grâce de pleurer: non par pure sensibilité, mais par soin d< h ration pour soi-même et pour les autr*'-. comme J (sus a

pleuré sur Jérusalem et ses infidélités. (*)

Un grand moyen d'abréger son Purgatoire,

c’est de faire dire des Messes de son vivant

« L'n L'rand nombre d'homme ignorent que le saint Sacrifice de la Messe leur serait d’un bien plus irrand profit, s'ils le faisaient offrir pour eux, de leur vivant, au lieu de laisser a leurs héritiers, à leurs proches ou à leurs amis le soin de le faire célébrer pour le soulagement de leurs âmes après leur mort... L^s fruit» du >a« rifice de la Messe sont en effet d une bien plus grande efficacité pendant la vie qu après la mort, car l'application qui en est faite aux vivants bien disposés est plus directe, plus certaine et plus abondante. * Benoit XV, 34 Mai 4324

Le Cénacle de la Fraternité Sacerdotale, à La Pointe-du-Lac, se charge de faire célébrer promptement toutes les Messes, basses ou chantées, qui lui sont envoyées. — S'adresser au Fi. P. Directeur du Cénacle.

Cet article fait partie de la onzième pochette des « Conseil s Spirituels * qui vient de paraitre. — Prix : $0.15

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jesas

épouse de Jésus Crucifié

Chaque ascension de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dans la perfection, lui coûta des larmes et du sang. A mesure qu’elle s’identifiait avec son divin Epoux, elle partageait plus abondamment ses douleurs et ses immolations. Il aurait fallu pénétrer dans son âme pour connaître les souffrances intimes et les profondes destructions qu’y opéra son amour pendant ses années passées au Carmel. On ne peut atteindre si haut dans la vertu, sans avoir enduré dans son âme un véritable martyre de renoncement et d’abnégation.

C’est là un des caractères admirables de cette vierge victime d’avoir conservé toute la fraîcheur de la jeunesse au milieu des continuels crucifiements de la nature et des héroïques sacrifices de la sainteté. Son amour lui a fait prendre les souffrances pour des joies et accueillir avec des sourires toutes les peines de la vie. Avant de répandre une pluie de roses, elle en avait arraché toutes les épines pour s’en faire elle-même un diadème el ressembler ainsi à son Epoux.

Il n’y a pas une douleur de son Bien-Aimé qu’elle n’ait voulu partager. Elle s’est faite petite pour être prise dans ses bras et essuyer plus facilement ses larmes. Elle a chanté son amour, comme pour endormir ses douleurs. Elle s’est plu à Lui sourire pour Lui faire oublier ses peines. Elle a mis son cœur dans le sien, pour les baigner tous deux dans la même souffrance ; et elle est morte d’amour sur la croix où avait expiré Jésus son doux Agneau.

Bienheureuse Thérèse de l’ Enfant- Jésus, que la souffrance autant que l’amour a consacrée la vierge et l’épouse de Jésus le divin Crucifié, je veux marcher à votre suite dans la voie des renoncements et des sacrifices, pour, à mon tour, faire sourire et consoler

Jésus votre Bien-Aimé.

Autour du “ Messager de la Sainte-Face ”

— «Ma mère reçoit votre intéressante Revue tons les mois. Elle l'a passée à la voisine qui va s’abonner. Pour moi qui lis déjà les Numéros reçus par ma mère, je veux prendre deux abonnements aux noms de deux familles pauvres. %

— Un Religieux nous écrit : « Veuillez dire au Père Directeur que le « Messager de la Sainte-Face ♦ se répand de plus en plus dans ma paroisse natale. Même avant qu’il fut question d’abonnement, les personnes s’inscrivaient pour le recevoir, et faisaient de petites aumônes. Plusieurs âmes angoissées ont trouvé dans cette lecture lumière et force. Vous faites si clairement ressortir les beautés et les joies de la souffrance ! »

— Merci pour l’envoi que vous venez de faire... Je vous suis extrêmement reconnaissante pour le bien que me fait la lecture du Messager , ainsi que pour la part que vous daignez m’accorder dans les prières de votre fervente Communauté. Je vous ai vus à l’œuvre et je comprends que Jésus se montre favorable à toutes les intentions que vous Lui recommandez. »

Petit Questionnaire

estion. — 4 On me signale que votre Maison publie des feuillets pieux sur la souffrance. Est-ce vrai ? et pourrais-je avoir la nomenclature de ces feuillets ? »

Réponse. — Notre nouveau correspondant parle sans aucun doute de la pochette de feuillets pieux intitulée : * Espérance et consolation * Prix : $0.15). Quant aux titres des divers sujets, la Maison du Bon-Pasteur a imprimé une très belle brochure renfermant tous les titres des différentes pochettes publiées jusqu’ici, et dont la seule lecture est déjà toute une méditation. Nous l’expédions volontiers aux personnes qui nous en font la demande accompagnée d'un timbre pour le port).

Question. — En de mes parents vient de mourir et a laissé un certain nombre de Messes à faire acquitter sans retard. Pourriez-vous vous en charger?

Réponse. — Oui. et rapidement. Ce sera même une vraie charité, car nous sommes nombreux et nous ne recevons pas suffisamment d’intentions de Messe. Merci à l'avance.

Question. — « En quoi consiste la Bénédiction Apostolique dont il est fait mention dans la formule latine au bas de l'Image de la Sainte-Face ? •

Réponse. — Voici ce que nous a répondu un membre de la Congrégation des Rites, consulté à ce sujet à Rome :

* La Bénédiction Apostolique est une prière que le Pape adresse au ciel pour la personne qu’il bénit. Il n’y a pas de différence entre la Bénédicttion papale et la Bénédiction Apostolique.

* Cette bénédiction produit son effet à la manière des sacramentaux. »

INTENTION DE PRIÈRES

La publication de notre nouvelle Revue : La Ycix du Bcn- Pasteur et sa diffusion pour la gloire de Jésus, l'extension du culte de la Sainte Face et la consolation des âmes éprouvées.

Congrégation de la Fraternité Sacerdotale La Pointe-du-Lac (Près Trois-Rivières)

Maoe im France

Lfl DIFFUSION

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