‹ Le messager de miséricorde auprès du chrétien dans l'epreuveChapitre 2 sur 9 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Les pages suivantes ont été spécialement écrites pour les afflictions du peuple de Dieu^ elles ont pour but de con*soler, dHnstruire et de reprendre les héritiers du salut. Lorsqu'une maladie étend le chrétien sur son lit ^ qu'elle affaiblit les facultés de sa mémoire, nuit à ses méditations et lui interdit les plaisirs de Is^ conversation, il lui fau t un ami pour venir rafratchir son esprit par quelques portions de la sainte parole de Dieu adaptées à sa situation ^ puis aussi pour lui présenter quelques réflexions salutaires au sujet de cette parole même.

Tel est le but de ce petit ouvrage. Je me suis efforcé d'y montrer rÉtemel tel qu'il est envers nous, d'indiquer la nature et le but de toute dispensation affligeante , et de ramener l'esprit à ce Dieu dont il s'éloigne sans cesse. Les morceaux sont courts et variés. Et comme la poésie (1 )

(1) Je regrette d'avoir été obligé de snpprimer cette poésie , mais il m'a été impossible d'ea donner une bonne traduction. Dans l'original , cbaque petit cbapitre est suivi d'ane , de deux ou de plusieurs stropbçs qui sont , pour la plupart, une reproduction en vers de ce qui fait le sujet de cbaque méditation. Je le répète, je regrette cette lacune. Le style particulier et difEcile de l'aateur^ m'a obligé à une traductioa presque lUtérale; et ce n'est qu'avec défiance que je viens l'offrir k mes Frères affligés de France. Cest au sein de l'épreuve que je l'ai commencée et que je la termine; et je ne puis que joindre mes vœux à ceux de Tauteur pour que ce livre soit abondamment béni et pour mui et pour tous ceux qui pourront le lire.

Note du Traducteur,

tend particulièrement à calmer età consoler Fesprit de plusieurs de ceux qui souffrent, j'ai puisé à différentes sources ce qui m'a paru le plus propre à remplir ce but. Mais que personne ne s'attende à, retirer quelque avantage de la lecture pure et simple de ce petit livre, ou de quelque livre que ce soit.

« Toute grâce excellente, tout don parfait, vient d'en-haut et descend du Père des lumières en qui il n'y a ni variation, ni aucune ombre de cbangement )) . Regardez donc vers Lui, pauvre frère affligé, et implorez l'onction et l'efficace du Saint-Esprit pour que vous puissiez lire d'uue manière profitable et pour votre édification spirituelle.

C*est au Seigneur que je recommande ce faible travail pour qu'il porte la consolation à son peuple , lui demandant , que par sa lecture plusieurs soient édifiés sur Rur très sainte foi. Et

si quelque bien en résulte, en quelque occasion que ce soit, à TËtemely Père, Fils y et Saint-Espril en soit toute la gloire*

James Smith

LE

Kvnka DU CHRÉTIEN DANS VÉPREUVE.

Dieu est amour. ( 1 Jean 4 , 8.}

Chrétien I l'Auteur de votre affliction actuelle, c'est rÉternel» et c'est comme amour qu'il s'est révélé dans sa parole. Il ne vous dit pas simplement qu'il vous aime, mais qu'il est charité , charité infinie , éternelle , immuable. D n'y a point d'irritation en lui ; sa colère a été détournée par le sacrifice de Jésus, et il a juré par lui-même, parce qu'il ne pouvait jurer par un plus grand, qu'il ne sirritera point contre vous, mais que certainement il vous bénira. Son amour est immuablement fixé sur tout pé-

-.cheur qui cbei-clie son salut en Jésus , qui se confie en ses précieuses promesses, et qui se repose sur sa glorieuse propitiation.

Vous avez aimé son nom , vous avez adoré sesperfeciions, vous avez eu pour but sa gloire; vous vous êtes efforcé de faire du tuen b, son peuple ; ce sont là des preuves que vous l'aimez.etvous l'avez aimé parce qu'il vous a aimé le premier. Votre alllictiop présente découle de son amour, car undis qu'il vous condamne à souflrir, il vous aime d'une inconcevable affection ; son cœur ne recèle qu'amour envers vous ; chaque affliction vous est absolument nécessaire; il faut, ou qu'il vous afflige, ou «)u'il vous néglige ; mais il ne vous laissera point, il ne vous abandonnera point, et c'est pour cela qu'il appesantît sa main sur vous.

Le châtiment peut vous paraître rigoui«ux . mais le dessein en est vraiment plein de miséricorde ; Dieu cherche voire bien el n'ii d'aulie but que votre Ix)iiiiciir. l\o vioyt;/. pas qu'il se suit (iOlimnir lie muis

ou qu'il ne vous ait jamais aimé; une telle pensée serait coupsl)le. 11 veut vous rappeler vos égarémenSy vous conduire à réfléchir et vous ramener à lui , dont vous vous êtes probablement écarté. Ou , peut-être , veut-il vous empêcher de tomber dans quelque danger réel où voua allez vous précipiter? C'est l'amour qui a choisi Tépreuve, c'est l'amour qui l'a envoyée, ce sera aussi Tamour qui la surmontera , et le Dieu d'amour attend pour écouter vos confessions , vos prières et vos plaintes.

Croyez qu'il est amour, que votre maladie découle de son amour; allez à lui dans cette persuasion; priez-le de la sanctifier, et puis de vous en guérir ; mais avant d'en désirer Hi guérison, demandez qu'elle soit sanctifiée. Les afflictions sanctifiées sont au nombre de nos plus précieuses bénédictions. Plusieurs ont eu à dire : c II m*est bon d'avoir été affligé; avant que je fusse afOigé , je m'égarais ; mais mainte* nant j'observe la parole. » Le Seigneur, en son amour, veille sur vous pendant que

vous êtes dans cette Tournaise ; il est autour de votre lit; ne l'oubliez pas, le Dieu d'amour est présent auprès de vous,pi'ésent pour entendre vosgéniissemens, pour compter yos douleurs , pour recueillir vos laimes , pour écouter vos prières et pour .vous bénir certainement. Il est possible que vous ne sentiez pas la consolation de sa présence , mais vous en retirez tout le fruit. Il vous ai^Ueàuae&amende vousmême ; il vous somme de vous donner de nouveau à lui , de cbercber votre bonheur uniquement en lui , de rejeter sur lui toutes vos inquiétudes , et de lui faire codnaitre toutes vos demandes. II vous dit :

■Je te ferai grâce sitôt que j'aurai entendu Ion cri; sitftt que je t'aurai entendu, je t'exaucerai ■ Il vous regarde d'un œi) favorable ; il est pitoyable et aboudant en miséricorde envers tous ceux qui le réclament. Invoquez donc le Seigneur au jour de votre détresse ; il vous en délî\Tera et vous le glorifierez. Gardez-vous dentrelonir des jrensiSesqui lui soient défavorables,

ou de penser de lui autrement que de la manière dont il s'est révélé à vous dans sa Parole. Ne vous dit-il pas : « Je suis charité » ? Bannissez donc toute pensée qui semblerait contredire une telle déclaration.

Le Seigneur châtie celai qo*il aime, et il frappe de ses verges tons ceux qa*il recuoDait pour ses enfaas. ( Hébr. 19,6.)

Chrétien affligé , vous êtes peut-être tenté de croire que Dieu ne peut vous aimer, puisqu'il vous éprouve si cruellement; mais il n'en est pas ainsi. S'il ne vous aimait pas, il se refuserait peut-être à vous éprouver. Tous les enfans de Dieu ont besoin de correction , et à plusieurs d'entr'eux il faut même des châtimens sévères; c'est pourquoi notre Père céleste dit : « Je les fondrai et les éprouverai ; je remettrai ma main sur toi ; je refondrai au net ton écume, et j'ôterai tout ton

et je t'ai maintenu par U main droite de ma justioe. » Les vecges sont dans la main de Jésas ^ dans celte main qui fut autrefois percée et ckuée à la croix pour votre rédemption ; entre la main d'un ami qui aime en tout temps , et qui naîtra comme un frère dans la détresse. Serait-ce Jésus qui chercherait à vous nuire, lui qui a soufierty qui a répandu son sang, qui est mort pour vous racheter ? Non assurément.

Seulement, il vous rend capable d'avoir part àrhéritage des saints dans la lumière.

.Ce sont des coups que l'amour inflige, de précieuses épreuves, de bienheureuses afflictions; elles sont dures à la chair, peut-être ; mais elles seront de courte durée. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu; pleurez devant lui, remettez tout entre ses mains, plaidez avec lui , reconnaissez sa justice, et bientôt les verges tomberont de sa main , la correction sera finie, et les fruits paisibles de la justice ne tarderont point à se montrer.

Cette maladie est pour la gloire de Dieu.

(Jeaall,4.)

Chrétien, votre prière a souvent été que Dieu fut glorifié eu vous et par vous. Maintenant, le Seigneur vous prend au mot :

isa gloire et votre bonheur sont liés ensemble par son décret souverain* C'est ainsi qu'il tend à sa gloire en produisant votre bonheur. II glorifie sa bonté en vous comblant de biens; sa grâce, en vous justifiant, et sa force en vous soutenant. Sa force s'accomplit dans votre faiblesse, n est glorifié par votre soumission paisible à sa volonté souveraine ; lorsqu'à son invitation vous lui abandonnez gaiement ce que vous avez de plus précieux, lorsque vous mettez à sa disposition et que vous dites du fond du cœur : « Me voici. Seigneur ; fais de moi ce qu'il te plaira. » Celui qui souffre patiemment glorifie par là un Dieu de bonté ; celui qui consent à souffrir afin que Dieu soit glorifié , n'a nul sujet de douter, quanta la validité de ses titres,

à l'héritage des cieux , ou de craindre ce que llioinme pouiTait lui faire. La gloire de Dieu est le grand but de notre création , de notre régénération , de notre justiGcaiion , et enfin de notre glorification.

La gloire de Dieu est le but vers lequel tendent toutes nos épreuves, nos afflictions et nos détresses. Si par ma maladie il revient de b gloire à Dieu, répugneraije à être malade? Le Seigneur Jésus n'estil pas descendu du ciel pour souffrir, pour répandre son sang et mourir, afin que Dieu fut glorifié par votre éternel salut?

Et refuseriez-vous des maux de quelques jours, de quelques semaines, des maux dans lesquels Jésus a mis sa bénédiction à la place de la malédiction, afin que votre Père en soit glorifié? Mais direz-vous, peut-être : Dieu peut-il être glorifié par ma maladie ? Oui , et cela de plusieurs ma-»

nières dont nous n'avons aucune idée dans ce moment. Seulement, nous comprenons qu1l est glorifié par votre résignation, par voire patience , par vos constantes prières

et par votre vigilance à fuir tout ce qui pourrait le déshonorer. Il est aussi gldrifié par votre confbnnitc àFimage de son Fils, par le témoignage que vous rendez à sa vérité, à sa charité et à. sa fidélité; par votre confiance dans ses promessescCt dans les soins de sa providence ;ai.iin mot, paii rentier abandon que vcnis faites de toutes choses entre ses mains.

Que Fobjet de votre prière soit donc :

de glorifier Dieu dans votre corps , soit que vous viviez , soit que vous moariéz^ D^Quandez-lui la grâce de pouvoir le servir dans votre présente affliction ; soyez en édification à ceux qui vous tiennent de près, et de quelque manière que ce soit, avancez sa sainte cause^ Ne soyez pas trop occupé de vous-même , ni de ceux qui dépendent de vous, ni de vos affai-^ res temporelles, mais rappelez- vous que> le Seigneur à dit : c J'honorerai ceux qui m'honorent, mais ceux qui me méprisent tomberont dans le dernier mépris. » Heureux le chrétien qui ; en <out teuips et en

toutes diose&, n'a d'autre but tpie la gloire de Dieul 11 peut en sûreté abandouner tout au Seigneur, et dire avec TApAtre dans toutes ses épreuves : c Ceci aussi me tournera à salut. » Toutes choses doivent concourir à son bien et aboutir à son bon* heur étemd. Pendant qu'il séjourne sur la terre, sa conversation est dai» lé ciel.

L'Etwnel le éoutiendra quand il sera eu un lit âe languear ; ta cKABgerag entièieHient boa lit quand il sera malade. (Ps. 41 , 4.)

Le Seigneur n'a promis nulle part que ses enfants seraient prévervés de maladies, de douleurs et de langueurs ; mais dans sa grande bonté, il a promis d'être avec eux pour les fortifiei^ etles consoler* Vous êtes peutrêtre bien faible ; mais le Seigieur vous fait ici la promesse de vous fortifier dans votre lit. Au lieu donc de vous plaindre à la créature; tournez -vous vers votre

IHeu et lai rappelez ses précieuses promesses. Priez'le de fortifier yiAre foi, d'augmenter votre patience et de < changer entièrement votre lit. » Une maladie est la naanifestation d'un des effets de langueur du péché; elle vous rappelle votre vraie nature et dirige vos regards v^rs Jésus y qui seid peut vous guérir des ooh-»

séquences dû péché. Chaque douleur^ en vous rappelant que vous êtes pédieur,' devrait rendre diers à votre cœur la perr sonne y le sacrifice^ Fintercession et les promesses xhiSauveur. H peut vous rendre capaUe de supporter ^vec courage les plus vives doukurs > et d'être cafane au milieu des plus rudes ^preuves. Vous trouvez-vous dans ce moment accablé de faiblesse? Votre Ut vous paradt41 dur et fatigant? Songez aux fiàveiars que vous avez reçues; vous avez un Sauvem* charitable, un lieu où habiter, des amis pour vous soigna , et vous avez en perspective un bonheur étemel. Le Seigneur est avec vous ; il ne vous éprouvera pas au^lejà de

Vos forces; il vous prouvera^ dvant la fiit de répreuve, qu'il est boti et itiiséricordieux, plein de compassion , abondant en justice et en vérités Quels que soient ceux qui vous sJ)andonnent ^ou qui voué mécon^ naissent 9 lui, du moins ^ ne le fera jamais. Au contraire, il fera passer devant vous toute sa bonté; et qui sait ^ cette maladie même n'est pas Tavant-coureur de quelque bénédiction remarquable ? N'écoutez point les insinuations de Satan ; fermez, l'oreille aux objections de l'incrédulité , provenant de vos souffrances ou de votre position -diCGcile; souvenez-vous de ce que lé Seigneur vous dit : Q Je le soutiendrai* quand il sera sur un lit dé langueur ; je changerai entièrement son lit quand il sera ma* lade »; tontefoês, c je serai recherché par la maison dlsraet pour leur faire ceci. »

Tournez-vous donc vers son trône ^ plaidez encore avec liii, comme iin homme plaide avec son ami, et vous ferez l'expérience de ces paroles : c Au jour que j'ai crié, tu di'as Qnwcé, et tu m'as fortifié

en mon âme par ta vertu. i> Vous tons qui vous attendez à TEtemel , demeurez fermes et il fortifiera vos cœurs.

Je suis TEternel qui te gaérit. (Exode ,X V,36.)

Dans les temps de maladie, nons somr mes trop portés à regarder aux moyens qu'on emploie pour notre, guérison et à trop nous appuyer sur eux ; tandis que le fidèle devrait considérer le Seigneur , non* seulement comme le médecin de Tâme, mais aussi comme celui du corps. Employons des moyens 9 mais attendons du Seigneur l'efficace de ces moyens. Quand Asa y roi d'I^aël^ fut malade , au lieu de chercher l'Etemel dans sa maladie , il s'adressa aux médecins, et le Seigneur vit en cela une insdte faite à sa majesté divine (2 Chroniques , 16, 12 ]. Tous les remèdes tiennent leur vertu de Dieu, et il est de notre devoir d'implorer sa bé* nédiction sm* lous ceux que nous enl-

ployons. Noos ne pouvons trop compter sur leSeigneur, à moins que nous ne mé^ prisions les moyens qu'il se plait ordinairement à bénir. Cest lui, chrétien , qui est votre médecin ; il connaît parfaitemeat la nature de votre maladie, ainsi que les remèdes qui lui sont propres , et il n'attend que votre cri pour vous porter secours.

Invoquez'le avant tout; confiez- vous pria^ dpalemeht en lui , et donnez-lui la ^oirp de tout moment de repos , de tout symptôme favorable. Ne voyez dans votre médecin et votre chirurgien que des instrumens entre la main de Dieu, et suppliez-le de les .diriger. Ils ne^ sont tout au plus que de faibles instrumens , des citernes crevassées, des fontaines sans eau; s'il bénit leurs remèdes, ils réussissent; mais s'il retient sa main:, tous leurs efforts sont in« fructueux. Que de gens qui se fient à un nom célèbre , à iin médecin distingué, plutôt que de se confier en Dieu !. . • Cependant il a dit : c C'est moi qui fais mourir et qui fais vivre ; je blesse et je guéris , et je te

guérirai de tes blessures. » Les maux du corps ont souvent pour but de guérir l'âme ; ils sont destinés à nous purifier de quelques idoles » à nous nettoyer de notre attachement désordonné aux choses temporeUes et à nous rapprocher de Dieu.

Les soucis du monde s'emparent trop de notre cœur et occupent trop de notre temps; l'examen de soi-même est négligé , nos prières secrètes sont abrégées , et nous ne trouvons que peu de temps à consacrer aux exercices de Tâme. Alors le Seigneur vient nous étendre sur un lit de langueur, ou il nous empêche de vaquera nos affaires temporelles , afin que nous ayons du temps pour nous- occuper des choses auxquelles se rattachent sagloire et nos meilleurs intérêts. Chrçtien,vousest-il jamais arrivé de vous plaindre de ce que vous n'aviez pas le temps de vous occuper de choses spirituelles? S'il en est ainsi , regardez votre maladie actuelle comme vous venant de la part de Dieu, pour vous donner un peu de loisir pour de telles oc-

cnpaiions; profitez le mieux possible ces heures précieuses , semez pour TEspi Alors , si lé Seigaenr vous épargne et yi permet de retourner à vos occopations i dinaireSy vous n*en serez que mieux p paré à les entreprendre ; ou s*il vous i pelle à lui , vous recueillerez de PEsprii vie étei*nelle. Cherchez votre pardon au bien que votre guérisoii ; l'un et Tau vous seront accordés, s'ils sont confprn à la gloire de Dieu, que vous devriez i chercher avant tout.

RecherchoDS nos voies et sondons-les , et tournons jnsqu^à TE terne] • (Lam. III, 4.

L'affliction invite à réfléchir , à s'exar ner soi-même , et à prier. C'est une pai solennelle dans le cours de la vie , une ] lite halte que fait le pèlerin dans $ voyage. Le Seigneur nous prend à pa et nous dit, comme Jésus à ses disciph

cr Retiroas-nolis pour un tcnii)s dans uir Heu désert , afin de nous y reposer. > Chrétien, jetez un regard en arrière sur le chemin par lequel le Seigneur vous a fait marcher; repassez en votre mémoire sa conduite envers vous» puis examinez la vôtre à son égard. De quelle manière avezvous vécu avant cette épreuve? Quel esprit avez- vous montré î Vers quel but tendiez -vous habituellement? Sondez vos voies, éprouvez-les d'après les préceptes de la sainte parole de Dieu , comparez-les avec votre profession extérieure, avec les exemples des hommes pieux ; voyez enfin si elles sont conformes au caractère que vous avez à soutenir. Avez-vous aimé la justice et la miséricorde? Avez-vous marché en toute humilité avec le Seigneur?

Votre conduite démontre-t-elle clairement que vous cherchez la cité qui a des fondemens etdl) laquelle Dieu estTarchitecte et le fondateur? Avez-vous marché sur les traces du Sauveur ou en sens contraire?

Vous êtes-vous affeetionné aux chosos

den-haul ou à celles de la terre? Avez vous amassé un trésor tlans le ciel , o avez-vous travaillé plus particulièremei pour la nourriture qui périt? N'éloigne pas de vous ces questions, mais sondez ah 1 sondez et éprouvez vos voies. Le Se gneur a-t-il sujet de vous dire : « Mo peuple , que t'ai-je fait , et en quoi t'ai-j causé de la peine? Réponds-moi. » Ai-j été un désert à Israël? Ai-je été une teri ténébreuse? Pourquoi vous rebeller aini contre moi? Retournez à Dieu; il voi invite à revenir à lui ; il sait que vous ave fait le mal, et autant que vous Tayez pu mais il dit : » Toutefois , revenez à moi.

Allez donc à lui et lui confessez votre p^ ché ; pleurez vos folies et vos transgres sions, et lamentez-vous devant lui. Re tournez à lui de tout votre cœur et sai feinte , car il vous dit : o Mon fils , donn< moi ton cœur. » Celte maladieren est lad< mande ; donnez-le-lui donc , sanshésilatioi sans réserve. Vous avez mérité sa colère mais il vous fera miséricorde ; vous avf

attiré sur vous la condamnation, mais vous trouverez grâce devant lui ; vous vous attendez peut-être à être banni de sa présence, mais vous serez agréé par le Bien- Âîmé , à la louange de la gloire de sa grâce. , n vous dit: «J'ai effacé tes forfaits comme une nuée épaisse , et tes iniquités comme un nuage; retourne à moi, car je t'ai racheté. » Reconnaissez seulement votre iniquité , reconnaissez que vous ave2 péché contre l'Eternel votre Dieu. Celui qui confesse et qui délaisse ses péchés , trouvera grâce devant ses yeux. Ne crierezvous pas à Moi , dè$ aujourd'hui : < Mon Père, tu es le conducteur de ma jeunesse ». « Ënfans rebelles, convertissezvous , et je vous guérirai de vos rebellions.» Ohl-dites-lui: Voici, Seigneur; je reviens à toi , car tu es TEternel mon Dieu.

Venez mainlenant , dit rEternel, et dcbalton» nos droits. Quand vos péchés seraient comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige; et ^andils seraient rouges comme le Termillon , ils deriendront blancs comme la laine. (Esaîe, 1, id.)

Peut-être, venez-vous de réfléchir à votre vie passée, à Tingratltude par hrquelle vous avez répondu à d'innombrables bienfaits; à votre manque de spirN tualité , et à votre peu de conformité à rimage de Christ? Vous songez à votre peu de goût ppur vos devoirs de chrétien , à votre indifférence pour vos privilèges , à votre conformité au monde , votre stérilité dans l'église, et enfin, à ce qui vous semble rinutilité complète de votre vie. Vous n'avez pas mortifié le péché dans votre corps, vous avez manqué' parfois de modération, et d'une infinité - de manières vous avez déshonoré votre Dieu. Et main^ tenant vous êtes tenté de désespérer, et vous Hes prêt à conclure qu'un figuier

aussi slérile ne peut être propre qu'au feu^ éternel. Cette pensée tous fait mal , et vous semblez dire : Je comptais sur le ciel, et je croyais, après avoir souffert pendant quelque temps, hériter les pro* messes ; mais hélas ! si je m'étais trompé 1 si le Seigneur allait me dire : « Eloignetoi ; je ne t'ai jamais connu. » Pensée terrible et effrayante ! Satan , peut-être , s'efr force de nourrir votre tristesse en rangeant vos péchés en bataille contre vous et en détachant votre esprit du Seigneur Jésus. Mais dans ces circonstances mêmes.

Dieu s'adresse à vous et vous dit : « Fenez maintenant et débattons nos droits. » Il admet que vos péchés sont comme le cramoisi, qu'ils sont rouges comme le vermillon; < que depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête, il n'y a rien d'entier en vous. » Mais toujours dit-il :.

« Débattons nos droits. > Venez donc con^ férer de toutes ces choses avec votre Dieu , qui pardonne et qui bénit. Il aurait pa vous envoyer à Tophe t ; mais , au contraire^».

■I vous invite à voua approeber de «on trfiue. Âllra, et appuyez-vous sur le nom de Jésus ; tirez vos argomens de sa pl^ne et parfaite eipiation , de ses fidèles promesses , de sa toute-[Hiissante intercession ; ailes, et reconnatssezqu'ileBtfidèle; allez, «t dites qu'il est véritaUe. H vous dira, lorsque vous tous serez humiUé à ses pieds , ce qu'il dit autrerois à d'autres :

«Mon Ris, ou ma fille, prends courage, tes péchés te sont pardonnes; va-t-en ea paix. » Par amour pour votre âme , i! jettera tous vos péchés derrière son dos , ilse montrera prêta vous sauver, et en v«us donnant de croire , il remplira votre âme de pai\ et de joie. N'en doutez pas ; car il est l'Eternel ; il ne change pas, et c'est pourquoi nous ne sommes pas consumés, n se tait à cause de son amour, et il éloignera de vous vos transgressions autant que l'Orient est éloigné de l'Occident.

Soyez , si vous voulez , couvert de honte ; lïuiis f]uc le de courage me lit ne s'empare lias ilti vous. Vous ne faites que le con-

trister davantage en entretenant à son égard des pensées injustes; vous ne faites que déshonorer sa gratuité « si vous regrettez de n'avdr rien qui puisse vous recommander auprès de lui; et c'est douter de sa véracité que de croire qu'il vous rejette. Il a dit : « Je ne mettrai dehors aucun de ceux qui viennent à moi. « Levez?

vous donc et vous en- allez à votre Père, et comnfie l'enfant prodigue fut accueilli avec jde, traité avec bonté, franchement pardonné, reçu ^vec amour et spécialement honoré , vous aussi , vous le serez de même. N'AHibtiez pas ceci.

Allons doncBf^ confiance an 4roa6 de Ja grâce , afin (i'olHeikir aiiflénQordQ et 4e tmMiver grioe, pour être aecoaruy dans le temps. ôonvenabie* (Uéb. 4,16.; ' '■ \

Le trône de jugement apparaît quelque fois vraiment formidable et terrible ; mais

<ce n'est pas au tribunal de la justice qu'est cité le pécheur malade; il est appelé au trône de la grâce. Là , le Seigneur attend pour faire gnice , et il est élevé pour montrer sa bonté. Il n'impose point des conditions pénibles, mais il dispense ses faveurs avec toute la magnificence , avec toute la majesté d'un Dieu. Il dit : « 0^ vous qui êtes altérés , venez aux eaux ; et vous qui n'avez point d'argent , venez acheter , sans aucun prix , du vinetdulait.»

Le Seigneur aime à avoir affaire avec ceux qui n'ont rien pour payer ; à ceux-là il dit : m Demande-moi ce que tu veux que je te donne. » Il s'adresse à vous» lecteur » et vous demande ce que vous désirez qu'il \ous accorde. Votre indignité n'est pas un obstacle y votre misère est la meilleure reconunandation. Il ne vend pas ses bienfaits , mais il donne gratuitement à boire de la source d'eau vive. Jésus dit à la pauvre femme adultère , au puits de Jacob : c Si tu connaissais la grâce que Dieu te fait; et qui est celui qui te dit; Donne

taioi à boire y tu lui en aurais demandé toi^^ même et il t'aurait donné une eau vive. Si nous ne demandons pas^ c'est faute de connaître la générosité du Seigneur ; c'est parce que nous ignorons , d'une part, nos grands ,nos immenses besoins ;de l'autre, la valeur des grâces spirituelles qui nous sonc accordées. Dieuaim« à nous voir venir à son trône y à nous entendre lui rappeler sa parole , et à nous voir attendre avec assurance les choses que nous venons de lui demander. Il nous invite à y venir ' avec confiance , et non comme si nous redoutions sa colère y non point en craignant sa justice , ou comme si sa sainteté nous mettait en danger , mais il nous engage à y venir nous confiant à sa parole y croyant à sa bonne vonté envers nous ^ et comptant enfin sur les faveurs que nous avons sollicitées. Son trône est devant vous, et il n'est pas nécessaire que vous vous leviez de votre Ut pour vous en approcher ; les yeuK de TËternel sont sur vous , et ses oreilles sont attentives à votre cri. C'est

la miséricorde et non la justice qui vous 5" attend , la miséricorde de Dieu , la miséricorde qui eoule à grands flots par le canal du sang expiatoire. Approchez, et vous ^obtiendrez les grâces qui vous manquent , car elles s'y trouvent toutes et sont toutes à votre disposition. Il n'est rien qui doive vt)us décourager, si vous regardez simplement à Jésus, et si vous venez parce que c'est lui qui vous invite et que vos besoins vous y poussent. Craignez de vous lasser de prier; priez sans cesse; je veux dire, que vos prières soient continues; imitez la veuve importune, et l-ami qt^ avait besoin de pain à minuit ; soyez perse»

vérant, et vous l'emporterez sans nul doute.

Craignez , après avoir demandé les grâces dont il vous semble avoir besoin, de négliger ensuite de tes attendre, mais veil>> lez en. attendant les grâces que vous de- ^mandez au Seigneur. Dites : c J'attendrsdi l'Eternel quoiqu'il cache sa face de moi , et j'espérerai en lui. Je me tiendrai en .

'sentinelle, je me tiendrai debout dans la

forteresse et je regarderai pour voir ce qui me sera dit , et ce que j'aurai à répondre à celui qui me reprend» ; la vision est encore différée jnsqu'à un temps déter-^ miné ; elle se manifestera à la fin , et elle ne trompera point. Si elle diffère plus long-temps que vous ne le pensiez» attendez-la » car elle viendra assurément et ne tardera pas au-delà du temps déterminé.

I«a Parole a éié faite chair «t a habite parmi nous pleine de*grâoe et de vérité. (Jean ,1,14.)

Le Seigneur Jésus a pris sur lui notre nature pour pouvoir compatir à nos maux »

nous délivrer du péché» âe Satan et de la mort» et afin aussi de pourvoir à tous nos besoins» selon ses richesses glorieuses, n était riche » mais pour nous il s'est fait pauvre » afin que par sa pauvreté nous devinssions riches. bonté incomparable I amour sans exemple ! Jésus Sauveur » remplis-nous d'étonnement^ de gratitu(}e et

d'amour! 11 a été fait chair, sa dîv s'est voilée sous une forme hnmaini est devenu un avec noas , et un dV nous, afin que DODS devinssions on lui et que par loi nous fusions un aVi Père et le Saiat-Esprit. Ilja été vu ses premiers disciples rayonnant de g comme le Fils unique du Père ; il a h:

aumilieu d'eux plein de grâce et de yé Plein de vérité pour éclairer leur ei dément ; plein de grâce pour sanc leurs cœurs. Sa vérité devait les réj( sa ^ce les enrichir. Il est encore pie grâce et de vérité, n a de la grâce pardonner tous vos péchés, de la ( pour sanctifier votre cœur souillé , triompher de votre corruption innéi s'élève sans cesse pour résister ; sa j soumettra votre volonté rebelle , et nera captive tdute pensée sous sa vo) pure et sainte. D donne graluitein sans aident, sans aucun prix; il d avec joie, sans rien reprocher; il d fréquemment, et sans jamais se plaii

Vous semble-t-il n'avoir que peu reçu , n'avoir que des témoignages faibles, une spiritualité douteuse ? Eh bien I Jésus est une source intarissable à laquelle vous êtes invité à puiser , à puiser sans cesse!

II dit : « Que celui qui a soif vienne; et que celui qui voudra de Teau vive en prenne gratuitement. > Ses promesses sont fidèles; elles partent du cœur, elles expriment ses senlimens actuels, et il lesréa« lisera pour toute âme qui les cherche. , Les bénédictions qu'il vous envoie, les réponses qu'il vous donne, sont autant de confirmations de la. vérité de sa parole ; elles découlent de la plénitude de grâces qui se trouve en lui. Il aime à donner, il prend plaisir à faire part de ses richesses et ne peut irefuser ce qu'il a promis. Il recherchera votre avantage réel, il vous, fera peut-être attendre, mais jamais il ne faussera sa parole en vous laissant dana le besoin. Considérez donc Jésus comme Celui qui est plein de grâce et de vérité.

Âvez-vous jamais lu qu'il ait été plein da

colère, de vengeance et d'indignation?

Non. VcHis lisez, au coittraîre, qu'il est plein de grdce, riche en bonté, rempli de compassion , et qu'il attend pour vous bénir. Revêtu de notre nature dans le ciel, il est aussi bon , aussi tendre , aussi aimant que lorsqu'il eut compassion de la veuve de Naîm , qn'il pleura au tombeau de Lazare , ou qn1l pria pour ses cruels assassins. D est toujours Jésus, le même hier et aajourd'hui et éternellement. Il ne change point; aussi ne sommes-nous pas consumés. Il dit toujours ; ■ Vous tous lesbouts de la terre , regardez vers moi et soyez sauvés ; car je suis le Dieu fort ; il n'y en a point d'autre. » Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même le Fils de l'homme est élevé , afin que quiconque croît en lui ne périsse point , mais quil ait la vie éternelle. Toutes choses lui ont été assujetties par le Père , et il les emploiera toutes pour protéger votre personne , pour subvenir à vos besoins et pour vous conduire en stii'eté au royaume de la

demandez et tous receyrez. ( Lac, XI , 9. )

Lorsque après avoir refléchi à notre paavrelé , à nos nécessités et à notre misère , nous lisons qu'en Jésus se trouvent des grâces en abondance, et dans une telle abondance qu'elle embrasse toutes les vadétés des dons et la plénitude de chacun d'eux en particulier, nous sommes conduits à nous demander ce quil faut faire pour les obtenir.

La réponse à cette question nous est donnée par le Seigneur lui-même : c Demandez , » dit-il , « et vous recevrez. »

Demandez, et les plus riches bienfaits de sa grâce, les plus grandes bénédictions dans la gloire vous seront acoordés. Il donne ce qui est à lui, et il a le droit de fixer en lui-même les conditions; il Ta fait , et quelle ne devrait pas être notre reconnaissaq^:^ pour une telle bonté ! Ses paroles signifient: < Fais-moi connaître tes.

besoins, et j*y subviendrai; expose-moi.

— Sites griefs > et je les redresserai, tes pha* grins et je les soulagerai. > Mais cela s'adresse-t-il à moi , me direz-vous peut-être % Oui ; Jésus s'adresse à vous et vous dit :

« Demande , et il te sera donné. » Mais Je suis un pécheur ! Il est venu au monde IK)ur .sauver les pécheurs , il vit dans le ciel pour intercéder en leur faveur, et c'est aux pécheurs que sont offiîrtes et accordées les grâces les plus signalées. Mais j'ai déshonoré son nom , j'ai méprisé ses averlissemens et je me suis adonné aux vanités mensongères I C'est là, en effet , de quoi vous faire gémir , mais non de quoi vous faire désespérer. N'ajoutez point à vos autres péchés , celui de faire Dieu menteur. Nonobstant votre conduite indigne , quoique vous méritiez qu'il se montre à vous dans sa colère > et qu'il vous bannisse de sa présence , toujours vous dit-il : ç Demande , et tu recevras. > H ne peut nier sa parole , ni agir contrairement à sa promesse. Vous avez commis assez de péchés pour faire condamner des mil-

liers d'hommes; toutefois, Jésus dît: c Je ne mettrai personne dehors. » Quiconque invoquera le nom du Seigneur y sera sauvé.

Vous avez pour garant y sa parole , et pour encouragement, l'amour qu'il a toujours montré pour les pécheurs. Il recevra plus de gloire en pardonnant vos péchés et en vous glorifiant avec lui-même , qu'en vous plongeant dans l'abime du désespoir.

Dans tous ses actes il énonce cette détermination *. « h serai glorifié ]> aussi , dit-il à des personnes qui vous ressemblaient peut-être : c Je les nettoierai de toute leur iniquité par laquelle ils ont péché contre moi ; je pardonnerai toutes leurs iniquités par lesquelles ils ont commis prévarication contre moi; ce qui m'acquerra un renom plein de joie y de louange et de.

gloire auprès de toutes les nations de la terre.» (JérémieXXXin, 8, 9.)I1 y a une source ouverte pour le péché; ouverte pour vous et pour quiconque veut être nettoyé de ses souillures , et rendu capa- ' We d'avoir part à l'héritage des saints dans

la lumière. Doutez de tout , plutôt que de douter que Jésus ne soit prêt à pardonner , qu*ii ne soit disposé à distribuer les dons de sa grâce et à faire éprouver la réalité de ses promesses à toute âme coupable et perdue. Qu'avez-vous pour vous encourager, si ce n'est son nom, sa nature, sa manière d'agir et sa parole ? Et n'est-ce pas tout avoir ? Approchez donc avec un €(9ur sincère et une pleine assurance de foi; c'est-à-.dire , croyant fermement ce qu'il a dit , sissuré qu'il ne veut, qu'il ne peut se renier soi-même. H dit : < Invitez aux noces tous ceux que vous trouverez ; »

et c'est en son nom que je vous invite ^ puiser dans son abondance, dans son çœu^f.

et à son trône , tout ce dont vous avez be%

Il accorde plas de grâces. (Jacques, IV, 6/)

Lors même que le Seigneur nous sturmt

déjà exaucés pendant de longues années, nos demandes seront aussi bien accueillies aujourd'hui que dans les premiers jours ; U donne plus de grâces. B!ne se lasse^'à- Hiais de donner , quoique souvent nous; BOUS lassions de demander. Ceux qui ont te plus reçu y peuvent recevoir davantage.

Quelle bonté inconcevable! il accorde grâce sur grâce I De nouvelles grâces nous sont accordées afin que nous puissions employer pour sa gloire, celles que nous avons déjà reçues et pour que nous surmontions lesi dangers et les difficultés qui jonchent souvent notre passage. Malgré le mauvais emploi que trop souvent on fait de ses dons, il nous invite, comme Jonas, à venir au trône de grâce , à demander et à recevoir afin que notre joie soit parfaite.

U se peut que vous veniez de réfiéchir au.

temps passé où vous receviez abondamment de Jésus , à ce temps où vous jouissiez de sa présence dans presque tous vos exercices religieux? Peut-être pensez-vous dans ce moment à ceux qui se trouvent

dans le même état de bénédiction , et de là vous êtes conduit à déplorer votre misère actuelle et à vous écrier, comme Job :

u Mais il n'en est pas ainsi de moi. > Mon frère , ou ma sœur , Jésus est abondant en grâces. Il se souvient de vous, et de la compassion qu'il a eue pour vous en votre jeunesse , et de Tamour de vos épousailles; quand vous le suiviez au désert, dans un pays qu'on n'ensemence point, et il dit:

€ Écoutez -moi, maison de Jacob, et vous tous qui restez de la maison d'Israël, dont je me suis chargé dès votre conception et que j'ai portés dès la naissance. Je serai le même jusqu'à votre vîejUesse, je me chargerai de vous jusqu'à votre blanche vieillesse ; je l'ai fait , et je vous porterai , et je me chargerîu de vous et je vous délivrerai. » Précieuse promesse d'un Dieu fidèle!

<K U sait de quoi nous sommes faits, il se souvient que nous ne sommes que poudre ; » et <r comme un père est ému de

compassion envers ses enfans, l'Eternel est xouché de compassion envers ceux qui

— sole craignent. > II donnera la grâce et la gloire, et il n'épargnera aucun bien à ceux qui marchent dans l'intégrité. » c C'est lui qui donne de la force à celui qui est lassé, et qui multiplie la vigueur de celui qui est affaibli. Les jeunes gens se lassent et se travaillent, même les jeunes gens choisis tomberont lourdement; mais ceux qui s'attendent à l'Éternel , reprennent de nouvelles forces; les ailes leur reviennent comme aux aigles; ils courront, et ne se fatigueront point ; ils marcheront , et ne se lasseront point. » Voilà ce que promet le Seigneur en réponse à nos prières, et tous ses enflDins ont éprouvé l'effet de ces promesses; aussi vontîls de force en force, jusqu'au moment où chacun en Sion paraît devant Dieu. Sa plénitude est toujours aussi parfaite , sa grâce aussi gratuite , ses promesses aussi fermes et sa nature aussi compatissante que par le passé ; en lui il n'y a point de variation ni aucune ombre .de changement. Il vous dit, quelque faible , quelque souffrant que vous soyez :

cTaccordè plus de grâce ; » jusqu'ici vous n'avez rien reçu qui soit comparable à ce que j'ai à vous accorder; demandez^ et vous recevrez afin que votre joie soit parfaite, c Ne vous inquiétez d'aucune chose^ mais exposez vos besoins à Dieu en touteœcasion par des prières et des siq;)plica-^ tiens avec dés actions dé grâces. Et la paix, de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos esprîts^ en Jésus-Christ » < En ce temps-là vous demanderez en mon nom , et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous,, car mon Père lui-même vous aime , parce que vous m'avez aimé, et que vous avez, cru que je suis venu de Dieu. » Approehez-vous du Père , par la foi en Jésus , assuré qu'il est amour et qu'il vous aime comme Jésus vous l'a déclaré. Demandez la grâce qui soutient, la grâce qui console et par laquelle vous pourrez glorifier Dieu en votre corps et en votre esprit , soit par votre vie, soit par votre mort.

Tons n^aves pas ce que yoas recherchez*, parc» que TOUS demandez mal. (Jacques» IV, 3.)

L'accusation faite i^ Job par Eliphaz, pourrait l'être sans inconséquence à un grand nombre de personnes : < Tu anéantis , peu à peu> la prière qu'on doit présenter au Dieu fort. » Au lieu de regarder la prière comme un privilège , d'aQer constamment à TEternel comme à un père, afin qu'il subvienne à nos nécessités , quil renouvelle nos âmes, et qu'il remédie a ]toutes nos misères , on laisse tomber Fâme dans la froideur , Tinsouciance et la tiéileur; les ténèbres viennent envelopper l'esprit, on consent à rester éloigné do Dieu, et la stérilité nous caractérise.

Alors, les doutes se présentent et sont accueillis; on se demande si les promesses nous regardent , la prière devient une tâche et un fa^rcleau. L'âme conserve assez de religion pour être incapable de vivre jdans le moade et pour y être malheureuse.

mais pas assez pour être conduite à se réjouir en Dieu par Notre Seigneur Jésus- Christ. Mais quand les choses ne vont pas précisément jusqu'à ce point, il se trouve fréquemment que nous nous contentons d'un degré de spiritualité fort médiocre ; an lieu que nous devrions oublier les choses qui sont derrière nous et nous avancer vers celles qui sont devant nous , et courir vers le but , vers le prix de la vocatipn céleste de Dieu en Jésus-Christ. Comment se trouve -t-il que la religion du grand nombre soit si \ye\i vivante? Parmi plusieurs motifs auxquels on pourrait Tattribuer, voici celui que nous donne Saint Jacques : « Vous n'avez pas ce que vous recherchez , parce que vous ne demandez pas. » L'Esprit de l'Etemel est-il resserré? Est-ce là son œuvre? La parole de l'Eternel ne profile-t-elle pas à ceux qui sont intègres de cœur? Le bras de l'Eternel est- il tellement raccourci qu'il ne puisse sauver? ou son oreille est-elle devenue pesante quelle ne puisse plus entendre'

Mais ce sont vos iniquités qui ont fait së-^ paration entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui ont fait qu'il cache sa face de vous. II y a do la consolation en Christ, il y a en lui abondance de grâce, et cette grâce vous est offerte. Vous objectez peutêtre et vous dîtes : « J*ai demandé , mais le Seigneur n'a point accordé. » Peut-être avez-vous demandé mal. Quel était votre but principal en désirant et en sollicitant ces grâces? Etait-ce de le glorifier, étaitce de rhonorer, d'orner votre profession chrétienne et de faire du bien à vos semblables? Ou n'était-ce que votre propre satisfaction ou votre agrément? Votre demande était-elle fondée sur sa promesse et sur vos besoins? Avez-vous cru ce qu'il a dit, cru qu'il est fidèle dans l'accomplissement de sa promesse? Ou avez-vous hésité , douté, craint, et, semblable au flot de la mer, qui est poussé 'cà et là par le vent, votre cœur était- il partagé? Saint Jacques vous dit alors qu'un tel homme jie s'attende à recevoir aucune chose du

Seigaeur. Vous êtes-vous eflforcé cfen^ ployer pour sa gloire les dons que vous, avez déjà reçus, ou les avez-vous prodigués à satisfaire vos convoitises? Avez-vous demandé dans le sentiment que vous solUk citiez une faveur 9 avec Thumilité qui convient à un pécheur^ et avec la confiance* de quelqu'un qui croit aux promesses da Dieu? Avez-vous prié, iAiportuné même , épiant ensuite le moment où doit arriver la réponse de paix qui vous a^té promise ?^ Si cela n'est pas, ne soyez pas surpris de ce que vos prières semblent être rejetées.

Mais je suppose que maintenant vous êtes, pauvre , dépouillé et misérable ; que vous désirez d'être enrichi des dons promis dans la Bible. Eh bien ! plaidez encore avecle Seigneur ; vous avez sa parole qui ne peut tromper. Alléguez en votre faveur le»

sang de son propre Fils , et votre requête ne saurait être repoussée. Vous avez, pour vous encourager, une nuée de témoins, qui, avant vous, ont éprouvé sa fidélité.

Aliendez-vousdonc à rEternel ; demeurez

— 45 ^ ferme , et il fortifiera votre cœur. Atten«.

dez-vous, dis-je, à FEterneL

Un Dieu plein de paréon. (Néhëmie, IX , 17. )

C'est une chose extrêmement pénibleque de découvrir en soi des péchés , lorsqu'on est étendu sur un lit de souffrances ; alors un fardeau de crimes pesant sur la conscience y cause de grandes angoisses.

Mais si y dans de pareilles circonstances , nous apprenons de la bouche de Dieu même qu'il est prêt à pardonner , c'est connne de f eau fraîche à l'âme altérée , comme de bonnes nouvelles arrivant d'un pays lointain. Ce message vous est aujourd'hui envoyé de la part du Seigneur ; il l'affirme comme une vérité qu'il a prouvée de bien des manières différentes. Il est plein de pardon pour le pécheur qui vient de découvrir son état terrible et alarmant, et non moins disposé à pardonner celui

qui s*est retiré en arrière , et qui , pénétré de sa honteuse ingratitude et de la noirceur de ses transgressions , tremble devant son trône. Avez-vous été rebelle , et le sentiment de votre rébellion vous remplit-il d'inquiétude et de crainte?

Etes-vous désireux de revenir au Seigneur , contre lequel vous vous êtes si méchamment révolté. Il vous dit de reconnaître votre péché et de vous retourner vers lui ; il accueille avec bonté le pécheur coupable qui méritait sa colère , il par-* donne en Dieu et se complaît à faire grâce à rame qui confesse et qui délaisse ses péchés. Croyez-le, il vous invite avenir, il s'engage à vous recevoir avec bonté et à remédier à vos rebellions. Il effacera vos forfaits comme une nuée épaisse et vos iniquités comme on nuage ; il pardonnera votre injustice, et ne se souviendra plus de vos péchés ni de vos iniquités. Il n'y a que votre incrédulité qui vous rende difficile l'approche de son trône. Jésus a ouvert un chemin nouveau qui mène à la vie ;

son nom, son sang, plaident vîctoriease^ ment en votre faveur et ne seront jamais méconnus. Si vous éprouvez un besoin de pardon, venez à un Dieu qui pardonne ^ venez sans hésitater et sans entretenir un doute au sujet de votre réception; venez tel que vous êtes , et vous reconnaîtrez que c'est aujourd'hui le temps favorable , que c'est aujourd'hui le jour de salut. Il vous psffdonnera gratuitement , pleinement et éternellement pour l'amour de Jésns< Que rien ne vous éloigne de son trône^ Si vous tke pouvez prier de la manière que vous voudriez , priez comme vous pourrez; si vous ne pouvez prier, gémissez; et si TOUS ne pouvez faire davantage, exhalez vos désirs en soupirs devant lui. Ayez l'oeil sur ses promesses , et tâchez de tenir votre cœur appuyé sur sa fidélité. H est Père ; il sympathise avec vous par son Fils , qui est revêtu de votre nature ; il se réjouira, en vous faisant du bien , de tout son cœur et de toute son âme. La prc^tiation est faite ; la promesse est donnée , l'invitation

est envoyée ; et si nous confessons nos pé^ t;hés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner» et pour nous purifier de toute iniquité.

J'étais malade, et vous m'avei tiâté.

(Malt- XXV,36.) ^

Quelle gloire d'être un avec Christ I Ici ^ Jésus représente les malades d'entre ses saints, conune lui étant si intimement, si tendrement unis, qu'il regarde ce qu'on leur fait comme s'il était fait à lui-même.

Notre union avec Jésus ne nous exempte pas de maladies i mais elle convertit en bénédiction ce qui est l'efiet d'une malé»

diction. Jésus, pendant les jours de sa chair, a dit, en parlant d'un de ses disciples : « Notre ami Lazare » , et cet ami , pourtant, était malade et s'est bientôt enr dormi. Jésus considère son peuple malade comme autant de parties de lui-même i comme membres de son corps , chair de

sa chair, os de ses os. Les loucher pour leur faire «dt mal , c'est toucher à la prunelle de son œil. Combien cette réflexion étonne: « Fussiez-vous couvert d'ulcères, comme Job ou comme Lazare à la porte ^de rhomme riche ; fussiez-vous consumé par la fièvi*e, comme la mère de Pierre, ou en proie à tine des nombreuses mala^»

^ies dont notre pauvre humanité a hérité, vous pourriez néanmoins vous regarder <;omme ne faisant qu'un avec Jésus. Si -compatit à toutes vos peines, car

Il n^est pa8 un chagrin re? senti par nos cœnt$ ^ Doi ne Boit partagé par f Homme de douleurs.

Vous avez été élu en lui avant la fondation du monde; vous lui avez été donné ^afin d'être racheté du péché Bt de l'enfer 5 irous lui êtes uni par l'œuvre du Saint-Es^ prit dans votre cœur, et vous êtes aussi réellement un avec lui que la branche est tine avec l'olivier, le membre un avec la tèie , l'édffice un avec ses fondemens, Vé-

jpouse une avec son'époux. Uni à sa pers( ne, intéressé dans son œuvre, ayantdroi sa plénitude, dévoué à son service, de tiné à lui être semblable et à jouir de présence , ainsi que de sa gloire , quel s( est plus heureux que le vôtre ! Avez-vo le sentiment intérieur que vous êtes i avec Jésus ^ un même esprit, un méi corps, une même famille? Qui essaie alors de peindre votre bonheur ou la bé titude de votre condition? Un pauvre m lade , et cependant un héritier de gloir vous êtes tenté de croire que votre sorte triste, et cependant vous êtes un avec bien-aimé Fils de Dieu , héritier de Die et cohéritier avec Jésus-Christ. Song donc que le Père vous accorde toutes 1 bénédictions spirituelles en Christ; il vo a accepté en Christ, vous a prédestiné l'adoption en Christ ; vous avez un héi tage en lui, et c'est en Inî que Dieu vo regarde avec complaisance et avec amou vous êtes accompli en Christ , lequel vo a été fait, de la part de Dieu, sagess

justice , sanctification et rédemption. Etant donc en Jésus, il n'y a plus pour vous de condamnation; toutes choses doivent concourir à votre bien, et Christ est toujours vivant pour intercéder pour vous.

Il vous dit : « Si vous demeurez eu moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez , et il vous sera accordé. :» N'oubliez jamais que si vous croyez en Jésus, vous êtes un avec lui ; rien ne pourrait vous séparer de lui.

Vous porterez toujours, même dans votre vieillesse, des fruits à sa gloire, afin de montrer que le Seigneur est juste, c Ceux qui s&ai à Christ, ont crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises^ Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il n'est point à lui. »

On m^a ordonne des nuits de travail. (Job,

vn , 3.}

Tout ce que Dieu a assigné à son peuple , porte l'empreinte de sa sagesse infinie;

ious ses décrets sont miséricordieux et découlent de son amour sans bornes. Les nuits de travail sont pénibles , mais sou- Vent elles sont nécessaires. Elles nottei rappellent les grâces dont nous avons oublié de remercieif le Seigneur , et les faveurs que nous n'avons que rarement re-' connues» si jamais nous les avons reconnues. Elles nous rendent conformes à Jesus 9 auquel les nuits de travail il'ont pds été épar^ées sur la terre. Quelle nuit que celle qui précéda sa mort I Voyez-le sur là terre froide et humide du Jardin de Gethsémané, à Fagonie, en présence de sod Père y reprochant avec douceur à ses disciples leur tristesse et leur sommeil; couvert d*une sueur de sang I quelle terrible nuitl Qui pourra estimer le poids d'angoisses sous lequel gémissait le Rédempteur des hommes I La colère de Dieu avait éclaté sur sa tête innocente , à cause de vos péchés ; la malédiction de Dieu entrait comme de lliuile enflammée dans ses os^ à cause de vos transgressions; les

coups de la justice diviae allaient courber sa tête dans la poussière de la mort.

Quelle a dû être affreuse^ qu'elle a dû être amère cette nuit, qui lui a fait dire en gémissant du plus profond de son âme :

€ Mon père , s'il est possible , que cette coupe passe loin de moi.» Pas un ami près de lui pour adoucir ses maux, ou pour essayer d'alléger le poids de sa douleur I II a été tout seul à fouler au pressoir , et aucaû )iomme d'entre les peuples n'a été 9Tec lui. Pensez donc à Jésus en vous re-^ tournant et ep vpu^ agitant dans votre lit, jusqu'à l'aube du jour I Pensez à ce qu'il a souffert pour vos péchés , lui , juste , pour rinjuste,, afin de vous ramener à Dieu!

Oh I ce fut vraiment une nuit de travail que la siep^e ! Souvenez-vous de Job et des nuits nombreuses et pénibles qui lui furent assignées. Son corps, depuis Is^ plante du pied jusqu'au sommet de la tête, tout couvert d'ulcères; son esprit {tarasse et torturé d'une manière dont nous p'avpns point d'autre exemple ; sesenfans.

tous ses enfans enlevés par une mort s bite; ses biens pillés ou détruits , ses d mestiques devenus désobéissans et déso donnés; ses amis, cruels et injustes, Vt cusant de choses qu'il ignorait même , sa femme , indisposée .contre lui , qui ] crie : « Bénis Dieu et meurs ! » Ajoutez tout cela que le Seigneur lui avait cac la lumière de sa face, et qu'il fut permi Satan de le tenter, de le harceler et de rendre des plus misérables. Que sont v nuits pénibles comparées aux siennes?

ne passa pas seulement une ou deux nuii mais plusieurs nuits semblables, au poi que son âme préféra la mort à la vi Voyez aussi Thomme selon le cœur Dieu ; que de nuits de travail n'a-t-il p passées? Tantôt nous le trouvons dans i palais, couché sur un lit de prince , ta tôt dans un lieu sauvage, un désert < une caverne. Nous lisons que sa plaie ce lait durant la nuit et ne cessait point ; q son âme refusait d'être consolée ; qu était tout troublé et ne pouvait parler.

s'écrie : « Mon âme est rassasiée de maux,, et ma vie est parvenue jusqu'au sépulcre..

Tu as éloigné de moi tous ceux de ma connaissance , tu m'as mis en abomination devant eux. Tu as éloigné de moi moo' ami^ même mon intime ami, et ceux dont j'étais connu sont pour moi dans les ténèbres. Mon cœur a été frappé et est devenu sec comme* l'herbe. Mes os sont attachés à ma ehair , à cause de la ?oix de mon gémissement. J'ai mangé la cendre comme du pain , et j'ai mêlé ma boisson de pleurs. » Des milliers de la famille de Dieu ont été^ avant vous, exercés et éprouvés de la même manière; ainsi, ne croyez pas que votre sort soit des plus malheureux, ou que Jéhovah manque d'amour à votre égard. H dit : < Je reprends et je châtie toos ceux que j'aime; aie donc du zèle et te repens. » Pensez aux grâces que vous.

avez reçues; réfléchissez à ce que vousaviez mérité ,. demandez à Dieu la patience et la résignation à sa volonté ; ayez plus à cœur d'agir et de souffrir selon sa bonne

volonté 9 que de voir exaucer vos propre^ souhaits.

Mais Toas , mes Frères , attendez patiemmea| jusqu'à Pavénement du Seigneur, (Jacq. V, 7.)

Les malades ont grand besoin de patience^ soit pour eux-mêmes, soit à cause de ceux qui les soignent; le chrétien ,plus que tout autre, devrait être paUent, il faut même que Fœuvre de la patience soit ao-* compile en lui. Songez, chrétien, que vous auriez pu, dès ce moment, être en proie à tous les tourmens des réprouvés qui sont sans espérance. Vous les avez mérités, vous y avez été condamné par la loi, et la grâce seule voi|s les a épargnés. Voua auriez pu, affligé comme vous Têtes, vous voir obligé par la persécution à chercher un refuge dans les creux des rochers ou dans les cavernes de la terre, exposé à la faim, au froid et à la QucUté. Vous anries pu eufin être ThaUtant d'un des misera-

\}l^% réduits de notre pays , sans personne pour vous lire la Bible ^ incapable de la )ire vous-même, ayant à peine un ami pour vous rendre le plus léger service»

personne pour vous adresser des paroles de consolation et pour diriger vos regards vers Jésus. Songez à toutes ces choses et étouffez en vous tout mouvement d'impatience. N'oubliez pas non plus ce que le Sauveur a souffert pour vous; il a souffert de toutes les manières, en sqn corps comme en son âme; ses souffrances portaient en elles la terrible malédiction de Dieu. IJ a dû souffrir pour expier vos péçiiés , pour satisfaire à votre place à la justice divine, et pour vous acquérir un droit à la vie étemelle. Cherchez à avoir part aux ^Quf^i^ances de Christ et à lui être rendu conforme en sa mort. « Puis donc qœ Christ a souffert pour vous dans la chair, vous aussi soyez armé de la même pensée. » Rappelez-vous que toutes vos souffirances sont nécessaires, qu'elles sont miséricordieuses et limitées par le temp^.

Quand vous aurez dépouillé ce taberna terrestre, vos maux auront cessé, et t devant vous ne sera que paix, joie et f cité sans fin. II y a des milliers de pers< nés dans ce moment qui souffrent com vous; des milliers de la famille de Die car vos frères qui sont répandus dans monde souffrent les mêmes afflictions ( vous. Pensez à la gloire qui vous atten et si vous pouvez vous la représenter di son moindre degré, vous serez forcé YODS écrier : « J'estime que tes afQicti< du temps présent ne serontrien en com raison de la gloire qui sera manifestée nous. » Votre légère affliction du tenr présent produit en vous le poids éter d'une gloire infiniment excellente. Ain ne regardez pas aux choses visibles , m aux invisibles , car les choses visibles sont que pour un temps, mais les invi blés sont éternelles. Regardez donc a delà de vos maux présens, et possécj votre âme par votre patience. Confiez-vo en TEtemel à peipétuité, car le rocli

— Sodés siècles est en l'Etemel notre Dieu.

Non-seulement il vous rendra capable de les supporter y mais de vous en réjouir ;et au sein même de votre preuve , il vous remplira d'une joie inexprimable et pleine de gloire. L'impatience est mauvaise en ce qu'elle offense grandement le Seigneur ; elle est préjudiciable à celui qui souffre ; elle est un tourment pour ceux qui l'entourent. Soyez donc patient jusqu'à ce que le Seigneur vienne^ soit pour vous rendre la santé , soit pour vous rappeler à lui.

Ja yotis nettoierai de tontes vos idoles. ( Exéchiel, XXXVI, 95.)

L'idolâtrie est un péché auquel nous sommes tous enclins ; chacun a ses idoles particulières y et ici le Seigneur énonce sa détermination de nous les ôter toutes. Le* nettoiement du cœur est une opératioa

bien pénible , mais absolument n L'idolâtrie nous souille, et nous rend in propres poor le service de l'Eternel , ài capables d'être jamais en sa présence e.

de contempler s^ gloire , c'est une insulb faite à la majesté divine. Tous ont lenn idoles ; les uns sont idolâtres de leur com merce , les autres 4e leurs enfans ; ceuxci de leurs corps , ceux-là de leurs appé tita; quelques-uns de leurs livres, quelques autres de leurs biens ; tel homme d* ses singularités , tel autre de sa charge ; 1< grand nombre, de ses talens . de sa femm< ou de ses parens. Mais tous ont tort ei doivent s'attendre à ce que Dieu se sem de moyens efficaces pour les purifier. Ia creuset de l'épreuve et les grosses eam de l'afQiction sont généralement employé; & cet efiet. Aujourd'hui que vous été; afBigé, demandez-TOus quelle est l'idolt que vous avez mise à k place de Christ où vous avez placé votre afTection et quel ont été les principaux objets de votre recherche et de vos plaûirs. Quelque pécbt

ii'à-t-il pas été toléré , quelque être sdiné à Texcès^ quelque but> poursuivi d'une jdaanière peu conforme à la pdrolede Dieut Jésus a-t-il eu tout le cœurî Si cela n'est t)as , il n'est point étonnant qu'il vous ait mis au creuset et qu'il vous ait appelé à passer par une telle affliction. Que votre prière soit maintenant : « Nettoie-moi de toutes mes idoles; nèttoie-moi parfaitement et nie ^nds net. » Cette affliction inéme est peut-être unie réponse à votre prière. Vous aviez demandé d'être rendu confohne à Jésus , d'être sanctifié par le Saint-Esprit 9 et d'éprouver en vous-même l'effet des promesses; et voici que le Sei-^ gneur vient répondre à vos prières et accomplir ses promesses; il vient armé delà Verge et vous dit : « Je vous nettoierai de toutes vos idoles. » Vos corps, dit l'Apôtre, sont les temples du Saint-Esprit; si TOUS avez érigé des idoles dans le temple du Seigneur, est-il surprenant qu'il se courrouce et qu'il vous visite ? Ses promesses sont stables et doivent nécessairement

^ -.«.ftset*"^ rtî'^aie»^ „ade?*" çét

ét^-. ■^^'''*

voir les folies que vous vous êtes permises, ridolâtrie à laquelle vous vous êtes adonné, et dites si TEternel n'est pas juste, fidèle et plein de bonté en se conduisant ainsi envers vousl U aurait pu dire :

« Laissez-le » et vous l'ejeter loin de sa face, en vous abandonnant aux ténèbres, aux terreurs et au désespoir, n vaut infiniment mieux être nettoyés de nos idoles, quelque pénible que soit le moyen , afin de glorifier le Seigneur, que d*étre délaissés par le Seigneur pour périr dans nos péchés.

O If raël ! jo ne te mettrai poiat ea ooblî.

(E8aïe,XLIV,21.)

Au jour de Tépreuve , c'est une tentation trèsordinaire que de nous croire oubliés , ou du moins négligés , en quelque sorte , par nos amis. Mais quelle délicieuse source de consolation pour l'esprit du

chrétien que de -savoir que quand même tous nous oublieraient, le Seigneur ne le fera jamais. Sïon a dit autrefois : cL'Eleriielm'adélaissée,le Seigneurm'a oubliée.»

Mais que lui dit le Seigneur ? • La femme peut -elle oublier son enfant qu'elle allaite et n'avoir pas pitié du 61s de ses entrailles 1 Mais quand les femmes les auraient oubliés, encore ne t'oublieraî-jepas,moi.i Et dans le passage cité en tête de ce chapitre , l'Etemel parle avec une tendresse , avec un amour inexprimable , comme si la meilleure des mères s'adressait à l'enfimt le plus tendrement aimé. « Israël I je ne te mettrai point en oubli. » Gravé sur sdn pectoral de sacriScateur , par des clous perçans sur les paumes de ses mains, et par un tout-puissant amour sur les tablettes de son cœur , vous êtes toujours avec lui. Il plaide pour vous comme votre intercesseur; il vous représente comme voire garant, et agit pour vous comme le médiateur entre Dieu et l'homme. Il a pris votre nom dans sa bouclie , votre personne

sous Sa s&uve-garde ; il vous a pris à lui comme lui appartenant en propre , lorsqu'il dit > c J'ai sur vous le droit d'un mari. » L'Epoux peut-il oublier l'épouse de son sein , ou le père l'enfant de son aSecUon et de son amour ! Non , pas plus que votre Dieu ne vous oubliera. Il n'oublie ni votre existence, ni ce que vous êtes, ni oh vous êtes, ni comment vous êtes. Il se rappelle avoir un tel enfant, l'objet de son plus grand amour et de ses soins assidus; il connaît le lieu de votre habitation, il sait que vous êtes faible, malade; que vous réclamez son attention persévérante.

n vous dit : « Ne crains point, je suis avec toi. » n est possible que vous ne jouissiez pas de sa présence, mais son regard repose sur vous avec délice , et son oreille écoute pour saisir le faible accent de la prière et de la louange. Jésus oublier son peuple! Impossible l Jésus vous oublier ! Cela ne se peut. Il dit : a Tu m'as oublié durant des jours sans nombre. »

Oui , bon Sauveur ! nous méritons cette

accusation 9 nous t'avons oublié et ta serais juste si tu nous oubliais aussi% Mais Israël n'a jamais été veuve, ni Juda délaissée par son IHeu , FEternel des années. Dieu k Père se souvient de vous conune de celui qui a^été l'objet de son éternel anoKNir et de son choix d'ancienneté; Jésus se souvient de vous conune lui ayant été donné par le Père et comme vous ayant acquis par son précieux sang; le Saint- Esprit se souvient de vous comme de celui qui est son temple et son ouvrage. La divinité entière se souvient de vous comme ayant été prédestiné à publier les louanges de l'Éternel et à glorifier ses perfectioDS divines à travers les siècles sans fin. On se souvient de vous avec plaisir dans le ciel 9 et avec compassion sur la terre. Ne soyez pas injuste envers vos amis et ne vous affligez pas du petit nombre de visiteurs , mais réjouissez-vous de ce que votre Dieu est toujours avec vous^et chantez avec le Psahniste : • L'Etemel s'est souvenu de nous , il nous bénira ; car sa bonté

est très-grande envers dous, et la vérité de TEtemel demeure à toujours. »

Frencls ton plaisir en l'Eternel et il Raccordera les demandes de ton co&nr. (Pi, XXKVII, 4.)

* Se plaire dans les choses qui ne sont que pour un temps, c'est le moyen le plus efficace pour empêcher de prendre son plaisir en TEternel. C'est pourquoi il arrive souvent que le Seigneur nous enlève ces objets, ou nous rend incapables <f en jouir y afin de nous ramener à ne nous plaire qu'en lui. Il se plait en son peuple et II commandera son peuple de se plaire en luii Pour parvenir à ce but , il s'est révélé sous les caractères les plus aimables ^ tels que ceux d'Epoux, d'Ami,. de Frère, de Sauveur, de Berger, et cela afin de se rendre plus cher à nos âmes. Assurément^ si nos coeurs étaient droits , nous nous plairions en lui, à cause de ses glorieuses

— esperfections > de son inaltérable amour et de la parfaite propitiation qu'il a faite pour nos péchés. Nous Taimerions à cause dos promesses qu'il nous a données pour notre consolation et pour notre encouragement sur la terre; à cause du doa du St- Esprit, à cause de la communion qu'il nous permet 9 que dis-je? qu'il nous invite à entretenir avec lui, et à cause du glorieux séjour de bonheur qu'il [daoe devant nous, séjour dans lequel nous verrons se développer 9 pendant toute une éternité, sa gloire et les richesses de sa grâce, et dans lequel nous boirons au fleuve de ses délices. Mon ami, malade, Jésus vous dit de vous réjouir en lui, de vous plaire en lui comme en votre Sauveur, votre Ami, votre Frère; prenez votre plaisir en sa personne, en sa magnificence, en son œuvre parfaite et en sa glorieuse plénitude; réjouissez-vous de la part que vous avez en lui, de votre union aveclui, et du droit qu'il vous a acquis à sa gloire. Mais peut* être direz-vous : Je le voudrais , mais je

ne le puis» AIqfs gémis^z. de la dureté de votre cœur 9 confessez-la comme un péché et implorez la grâce de pouvoir obéir à un si doux commandement. Il n'y aura point pour vous de paix permanente , ni de so* lide satisfaction , jusqu'à ce que vous soyez conduit à prendre votre plaisir en FEter* nel comme en votre Dieu, et à vous réjouir en lui> en disant : « O Eternel ! j'ai conclu que maportion était de garder tes commandemens. » Celui qui se plait en Dieu 9 obtient les demandes de sou cœur, parce qu'elles sont d'accord avec les desseins, les promesses et le bon plaisir de l'Éternel; notre esprit est formé au même mouleque l'esprit de Dieu, et l'âme s'écrie, de ses recoins les plus cachés : cTa volontésoit faite, et non la mienne . » Les plaisirs de cette âme sont spirituels, permanents et pleins de joie. Les désirs , quant aux choses terrestres, deviennent très limités , car il en faut bien peu pour satisfaire une âme qui j^rend son plaisir ea. l'Éternel , elle est pleine de résignatioa

et d*ua saint contentement. Ce que cfe telles personnes possèdent, elles le possè dent avec bénédiction 9 elles en jouisseni comme d'une gratuité de la part de Dieu elles sont reconnaissantes et rendent grâc< ponr toutes choses. Elles aimeraient mieu?

être conformes à la volonté de Dieu^ qw de voir satisfaite leur propre volonté; elle savent que les ordonnances de Dieu son les meilleures parce qu'elles sont infini ment sages , saintes et bonnes. Elles sa vent dire : « Je me confie en toi , 6 Éter nel , car tu es mon Dieu ; mes temps son en tes mains. € Fais- luire ta face su ton serviteur y sauve-^moi par*ta bonté.

Elles éprouvent que la piété avec le con tentement d'esprit est un grand gain, e ellesdisent avec David : u Le peu du just vaut mieux que l'abondance de biens d plusieurs méchants. » La présence, le promesses et l'approbation du Seigiîeu leur sont inappréciablement chères , mai quant aux choses* du temps, elles leu paraissent d*une importance bien moindre

Elies chercheot premièrement le royaume de Diea et sa justice , et les autres choses leur sont accordées pai^ dessus. Elles se désaltèrent alors même que tous les ruisseaux sont taris.

Ta ne m'as point inyoqné lorsqae ta t'es tra taillé poar moi , ô Israël. ( Esaîe , XLIII , 99.)

Que cette accusation est grave I et pourtant qui oserait ne pas se l'appliquer à soimême ? Se fatiguer de l'homme, de Thomme faible , vain et changeant , il n'y a là rien qui étonne ; mais que Ton puisse se fatiguer de TEternol ^ il y a là vraiment de quoi nous surprendi*e. Quelle preuve de la profcMide et effrayante dépravation de la nature humaine! Encoreya-t-ileudes moments où vous avez éprouvé et manifesté cette fatigue. Que dit votre négligence trop fréquente du culte public , ainsi que la froideur , Tindliférence et la distrac-

tkni que tous y portes? Que proumit votre répugnaoce à tous approcher do Dieu dans le secret et le peu de temps que Tousrestez àgenoux devant lui ^ Quedisent cette Bible si rarement ouverte , le peu dlntérét que son conieuD vous iaspire , la nonchalance avec laquelle vous la prenez quelquefois en main et l'empressemeiit que vous mettez à la poser. Nul doute que si l'on interprète bien ces choses, elles ne signifient ceci : « Tu t'es travaillé pour moi.* Si l'ennui provient d'une Faiblesse physique , c'est une infirmité; si c'est oa manque d'intérêt qui le produit, c'est positivemeot un péché. Est-il possible que nous ayons pu nous ennuyer de notre Dieu? lui à qui les anges, aiment à obéir sans cesse, lui dont le service est la Kberté même, dont l'approbation est le ciel, la désapprobation l'enfer T Obi ouf, nous ne nous en sommes qne trop souvent fatigués. Confessons-le avec honte, avee conlriiion , avec remords ; n'essayons pas •l'excuser un trime si alfreux , mais pion-

geoDS-nous de nouveau dans ce précieux sang qui purîGe de toute iniquité. Est-il étonnant que le Seigneur nous ait caché parfois sa face ou qu'il ait paru irrité contre nous ? patience , longue attente et support de notre Dieu II! Quelle bénédiction de savoir que le Seigneur ne se travaille pas pour nous I « Ne sais-tu pas, et n'as-tu pas entendu que le Dieu d'éternité est rÉternel qui a créé les bornes de la terre; il ne se lasse point, il ne se travaille point, et il n'y a point de moyen de sonder son intelligence? s U a pu par^ 1er contre nous dans, quelques passages de sa parole , et par quelques-unes des dispensations de sa providence ; mais il ne manque pas de se souvenir encore ds nous , et ses entrailles s'émeuvent à cause de nous, c'est pourquoi il aura certainement pitié de nous. Nous devrions être honteux et ne plus ouvrir la bouche , soit pour nous vanter, soît pour élever notre propre justice ou pour pallier nos crimes.

Ganlons plutôt le silence au milieu dd

toutes ses di^nsations Topnt qu'iî est réconciliéavecnous. IlesttoDJoursaaionr, el ne noHS porte point de rancnne; il est toajoars Iiunière.et iln'y a poîat de ténëtires en loi. Ntms avons bien sujet de noos écrier : • Dieu I que ta bonté est précieuse I avsttle&fils des hommes se retirent sous l'ombre de tes ailes; > et deprier ainsi : < Fais-moi entendre .dès le matin ta bonté, car je me suis assuré sur toi; fais-moi connaître le cliemio par lequel j'ai à marcher , car j'ai élevé mou coeur à toi. * /

Et je laisserai {le reste *a milieu de loi dd peapie afaigo et cbëtif , et ili anront lear eon- ■ fiuiceMinDmdel'Ëleniel.(So[ihonie,UI, 194

De tons les peuples c'est le- peuple de Diea qot est souvent le plus doulourenseuient éprouvé, tellement qu'on peut à jnslo lilrc l'appeler un peuple cliéiif el ailii;^!-. Ils soni «'prouvés comme hommes,

mads ptos particulièrement comme chré»^ tiens. Us trouvent fréquemment qu'il»

n'ont que le bras de TÉtemel sur lequel Hs puissent s'appuyer ; tout soutien leur manque et ils sont prêts à s'écrier : «Appelez-moi Mara, car le Toùt-Puissantm'a:

rempli d'amertume, d Os sont assiégés de diTerses espèces de tentations et affligés^ de leur corruption intérieure qui agit encore en eux. Les afflictions du corps sont souvent ajoutées au travail de Tame et i& disent : « Seigneur ! on me fait violence; sois mon garanti a Pendant quelque temps tout semble aller de travers , ils n'ont que le cœur de leur Seigneur dans lequel ils puissent épancher leurs cha^ grinset le Seigneur lui-même semble leur avoir retiré la vue de son trône en le couvrant d'un nuage. Ils gémissent en fabsence du soleil, quoiqu'en de telles eiroonstanoes le Seignehr lés dirige enco* re. « Qui est celui d'entre vous qui craint f Étemel , et qui écoute la voix de son serviteur t que celui qui marche dans les

ténèbres » et qui n'a point de lumière , art 0a confiance au nom de FÉternel et quc'U s'appuie sur son Dieu. » Ils peuvent toujours compter sur la fidélité divine , bi^ qu'ils ne jouissent point de la clarté de l'amour divin. La promesse demeure ferme alors même que tout d*ailleurs parait changé. Nous pouvons appuyer en paix nos âmes sur la parole fidèle de Dieu , il ne peut se renier lui-même et ne trompera jamais l'âme qui me t sa confianceen loi. Conr fions-lui tout ce que nous avons de plus {H^écieux^ il nous le conservera et nous le gardera ; remettons-nous-en à lui pour tout ce qui nous manque et ne craignons point de désappointements. Comme l'Apôtre^ nous pouvons dire : « Je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il ^ la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jdur-là. » Il faut que les pauvres mettent leur confiance en Dieu , car souvent ils n'ont pas d'autre ami à qui s'adresser ni en qui se confier. Les affiictions par lesquelles ils passent sont souvent d'une

nature telle que Dieu seul peut les secourir. Quelle grâce. que d'avoir le privilège démonter du désert appuyé sur notre Ken- Aimé ! Que les pauvres se confient donc en lui ; la nécessité les pousse vers lui, le Saint-Esprit le leur montre , la foi se concentre en lui et Tâme troublée s'appuie doucement sur lui. « Etemel 1 je me suis assuré en toi , j*ai dit : Tu es mon Dieu , ceux qui te connaissent se confie* ront en toi , car tu n'as jamais abandonné ceux qui te cherchent. qu'heureux est l'homme qui se retire vers lui I Israël attends-toi à rÉternel , il est leur force et leur bouclier: Le nom de l'Étemel est une forte tour; le juste y courra et il y sera dans une haute retraite. > La confiance en l'Étemel égaie et encourage l'esprit , calme l'agitation de l'âme et nous conduit à un état de soumission entière à la volonté divine. Elle nous rend capables de souffrir patiemment et d'avancer au milieu de toutes nos épreuves ^ nos peines et nos afflictions. Elle affaiblit la puis-

sance des tcntatibas et soutiect i'ame quelque lourde que puisse être la croix qu'dle a b porter. » Confie-toi en l'Ëternel de lont ton cœur , et ne t'appuie point sur ta pni< dence. Conwdère-Ie dans toutes tes voies, et il dirigera tes sentiers.

Di«u est noire retraite , notre force et oolre leconn dans les détresses, el fortaïséft trouver. . (Ps.XLVI, 1.)

' 11 n'y a jamais encore eu de chréti^i sans ami. Quiconque croit en Jésus, est entré en alliance avec Dieu, et l'Etemel s'est engagéii lui servir d'ami dans toute»ses peines, à le consoler dans toutes se»

tribulations et à lui être un Dieu de près,, et non de loin. Les fidèles de tous les swcles ont rencontré un refuge en Okia, refuge 011 ils sont à l'abrî de la maltîdictioii d'une loi violée, des menaces de la jiisiico divine et de la colère des hommes.

It protège l'esprit quand le corps parait ^tre en danger. S'il ne nous épargne pas les souffrances , il empêche que ces souffrances nous soient préjudiciables. Autre chose est de souffrir > puisque c'est le partage des plus privilégiés d'entre les saints» autre. chose d'être atteints par le malin > ce dont nous serons tous préservés. Rien ne pourra nous nuire^ni afflictions quelque pénibles qu'elles soient , ni fardeau, fût-il des plus lourds, ni épreuve bien qu'elle soit rude. Non, rien ne pourra nous nuire si ce n'est le péché ; aussi les afflictions sont-elles destinées à nous en garantir , ou i nous en corriger. Dans chaque peine le Seigneur est notre refuge, dans chaque ecMnbat il est notre force. Qui peut craindre, quand la toute-puissance se range de son côtét «Au jour auquel je crierai vers toi, mes ennemis retourneront en arrière; je sais que Dieu est pour moi. > Le Seigneur est fort aisé à trouver. Il n'est pas besoin que nous sortions pour trouver un ami , Dieu est toujours près ; il est là dai».

bi clmintM% de. douleur et autour du lit de souffrances ; il est là pour secourir, implorez donc BOD secours; il est là pour fortifier, adressez-vous à lui afin qu'il vous soulieiine. Il a secouru Joseph dans sa prison, navid dans sa caverne, Ezécbias-sur scm lit de maladie , les trois Israélites dans la fournaise ardente, Paul et Silas dans la prison de Phili[^,etvons, ne vous aideratil pas aussi?» Aujour de ma détresse, Je eriai à l'Eternel , il étendît la main d'enbaut et m'enleva et me tira hors des grosses eaux, >

< L'Eternel soutient tous ceux rjui sont prêtsà tomber et il redresse tous ceux qui Bontabattus.» «L'Eternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux. qui l'invoquent en vérité. ■ Il accomplit le souhait deceux qui le craignent , il exauce leur cri., et il les d^ivre. a Quand j'étais dans l'adversité , j'ai crié à l'Eternel , j'ai crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix de son palais, et le cri que j'ai jeté devant lui , est parvenu à ses oreilles. » « Car c'est

toicpii sauves le peuple affligé , et qui abaisses les yeux des superbes. >

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir y ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous vœr vous approcher de lui. n est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, il vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. U est votre secours, votre secours dans ce moment mô- Aie et dans toutes vos détresses; il est vo- Ire aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

c ConGez-vous en lui en tout temps, et répandez votre cœur en sa présence , Dieu est votre retraite. >

Ta oublieras tes traTaux. (Job » XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péché , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor*

la clianibi-e de douleur et autour du lit de ïoufTrances ; il est 1ù pour secourir, impiurez donc son secours; il est là pour fwlJfier, adressez-vous à lui aûn qu'il vous soutîtiaue. 11 a secouru Joseph dans sa prison , David dans sa caverne, Ezécbiassur soo lit de maladie , les trois Israélites dans la fournaise ardente, Paul et Sîlas dans la prison de Philippe, et vous, ne vous aiderat-îl posaussil» Aujourdema détresse, je criai à l'Ëternel , il étendit la main d'enbaut et m'enleva et me tira hors des grosses eaux. »

f L'Eternel soutient tous ceux qui sont prétsà tomber et il redresse tous ceux qui sont abattus. > «L'Eterael est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent en vérité. ■ U accomplit le souhait deceux qui le craignent, il exauce leur cri, et il les délivre. < Quand j'étaii dans l'adversité , j'ai crié à l'Eternel , j'ù crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix de son palais, et le cri que j'ai jeté devant lui, est parvenu à SCS oreilles. » «Garc'est

toiqni sauves ie peuple affligé , et qui abaisses les yeux des superbes. »

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir y ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous voir vous approdier de lui. H est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, H vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. Il est votre secours , votre secours dans ce moment mô- Aie et dans toutes vos détresses ; il est votre aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

c Confiez- vous en lui en tout temps , et répandez votre cœur en sa présence , Dieu est votre retraite. >

Ta ottblieTas tes traTaux. (Job , XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péclié , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor*

— scia cliambre de. douleur et autour du lit de souffrances; il est là pour secourir, implorez donc son secours; il est là pour fortifier, adressez- vous à lui afin qu'il vous soutienne. 11 a secouru Joseph dans sa prison, David dans sa caverne, Ezécbiassur son lit de Duiladie , les trois Israélites dans la fournaise ardente , Paul et Silas dans h prison de Philippe, et vous, ne vous aiderat-il pas aussi?» Au jour de ma détresse,, je criai à TËternel , il étendit la main d'enhaut et m'enleva et me tira hors des grosses eaux. »

c L'Eternel soutient tous ceux qui sont prêts à tomber et il redresse tous ceux qui sont abattus. » «L'Eternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux^ui l'invoquent en vérité. » Il accomplit le souhait de ceux qui le craignent , il exauce leur cri, et il les d^ivre. « Quand j'étais dans l'adversité , j'ai crié à l'Eternel , j'ai crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix de son palais, et le cri que j'ai jeté devant lui , est parvenu à ses oreUles. » c Car c'est

toicpii sauves le peuple affligé, et qui abaisses les yeux des superbes. »

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir, ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous vœr vous approcher de lui. n est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, il vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. 11 est votre secours, votre secours dans ce moment môdie et dans toutes vos détresses; il est votre aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

c ConGez-vous en lui en tout temps, et répandez votre cœur en sa présence , Dieu est votre retraite. >

Ta oubUeras tes traTaux. ( Job , XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péché , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor*

la clianibre de douleur et autour du lit de souffrances; il est là pour secourir, implorez donc son secours; il est lu pour fi^tiGer, adressez-vous à lui afin qu'il vous soutienne, lia secouru Joseph dans sa prison, David dans Ba caverne, Ezécbiassur son lit de maladie , les M'ois Israélites dans la fournaise ai'denle, Paul et Silas dans la prison de Philippe, etvous, ne vous aiderat-il pasaussiï* Aujourdema détresse, je criai à l'Ëternel , il étendit la main d'enfaaut et m'enleva et me tira hors des grosses eaux. >

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toiqni sauves le peuple affligé , et qui abaisses les yeux des superbes. »

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir 9 ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous voir vous approcher de lui. Il est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, il vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. Il est votre secours, votre secours dans ce moment môfte et dans toutes vos détresses; il est votre aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

€ ConGez-vous en lui en tout temps, et répandez votre cœur en sa présence , Dieu est votre retraite. >

Ta oublieras tes traTaux. (Job , XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péché , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor»

— scia chambre de. douleur et autour du lit de souffrances ; il est là pour secourir, implorez donc son secours; il est là pour fortifier, adressez-vous à lui afin qu'il vous soutienne. 11 a secouru Joseph dans sa prison, David dans sa caverne, Ezéchiassur son lit de Duiladie , les trois Israélites dans b fournaise ardente , Paul et Silas dans la prison de Philippe, et vous, ne vous aidera:

t-il pas aussi?» Au jour de ma détresse» je criai à TËternel, il étendit la main d'enhaut et m'enleva et me tira hors des gros« ses eaux.»

c L'Eternel soutient tous ceux qui sonl prêts à tomber et il redresse tous ceux qui sont abattus. » «L'Eternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux^ui l'invoquent en vérité. » Il accomplit le souhait de ceux qui le craignent , il exauce leur cri^ et il les d^ivre. « Quand j'étais dans l'adversité , j'ai crié à l'Eternel , j'ai crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix de son palais, et le cri que j'ai jeté devant lui , est parvenu à ses oreilles. » € Car c'esl

toiqni sauves le peuple affligé , et qui abaisses les yeux des superbes. »

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir y ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous voir vous approcher de lui. n est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, il vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. Il est votre secours , votre secours dans ce moment môdie et dans toutes vos détresses ; il est votre aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

c ConGez-vous en lui en tout temps , et répandez votre cœur en sa présence. Dieu est votre retraite. >

Ta oubUeras tes traTaux. (Job , XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péché , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor*

la cliambre de. douleur et autour du lit de souffraoces; il est là pour secourir, implorez donc son secours; il est là pour fortifier, adressez- vous à lui afin qu'il vou$ soutien* ne. 11 a secouru Joseph dans sa prison, David dans sa caverne, Ezéchiassur son lit de maladie , les trois Israélites dans la fournaise ardente, Paul et Silas dans la prison de Philippe, et vous, ne vous aiderat-il pas aussi? » Au jour de ma détresse „ je criai à TËternel, il étendit la main d'enhaut et m'enleva et me tira hors des grosses eaux. »

c L'Eternel soutient tous ceux qui sont prêts à tomber et il redresse tous ceux qui sont abattus. » «L'Eternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux^ui l'invoquent en vérité. » Il accomplit le souhait de ceux qui le craignent , il exauce leurcri^ et il les délivre. « Quand j'étais dans l'adversité, j'ai crié à l'Eternel, j'ai crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix de son palais, et le cri que j'ai jeté devant lui y est parvenu à ses oreilles. » € Car c'est

toiqni sauves le peuple affligé , et qui abaisses les yeux des superbes. »

Chrétien affligé, faites du Seigneur votre refuge; ses bras sont ouverts pour vous recevoir 9 ses entrailles s'émeuvent à cause de vous et il aime à vous voir vous approcher de lui. Il est votre force et affermira ce qu'il a commencé en vous, il vous rendra plus que vainqueur de tous vos maux et de tous vos ennemis. Il est votre secours , votre secours dans ce moment mô- Aie et dans toutes vos détresses; il est votre aide et votre libérateur ; il vous élèvera parce que vous avez connu son nom.

< ConGez-vous en lui en tout temps , et répandez votre cœur en sa présence , Dieu est votre retraite. >

Ta oobHeras tes traTaux. (Job, XI, 16. )

Le malheur est le fruit du péché , et rend nécessaire l'exercice de la miséricor*

— Sade divine. Toutes nos infortunes découlent d'une même source , n'ont qu'une seule et méfne origine , le péché.

Nous devrions haïr le péché , ae fïkt-cft qu'à cause des innombrables maux qu'il ai inti*oduits dans notre monde.

Le chrétien en a sa part comme les aiF ireSyCar comme les autres il d péché; mais ses maux auront un terme, tandis que ceux de Thomme impénitent seroat éternels. Le péché et la misère sont les cfôux principaux habitants de l'enfer y ib ne peuvent être séparés; là où est le péché, là , dans un degré plus ou moins grand y se trouvera aussi la misère.

Dans le ciel il n'y aura point de maux, parce que le péché n'y saurait entrer; oiak Tabîme ne recèle qu'angoisses , vu qu'il ne s'y trouve rien de saint ; tout est péché.

Les effets du malheur sur la terre sont affaiblis , contrarîés* jusqu'à un certain point par l'alliance de grâce, et viendra te jour où la misère sera bannie de notre monde , de nos églises , de nos maisons >

— Sade nos cœurs et de nos pensées. Nous ne nous souviendrons plus de nos travaux ; ils auront une fin, et cette Gn nous lattendons avee foi/L« Seigneur a dit : « Le pauvre ne sera point oublié pour toujours, et Fattente des afDigés ne périra point à perpétuité. » Oui , il y a une fin , et votre attente ne sera point trompée.

Votre malheur peut être grand dans ce moment» il fond sur vous de toutes parts ; néanmoins gardez-vous de toute conclusion téméraire, de toute démarclie inconsidérée. Jacob dit autrefois : «Toutes ces choses sont faites contre moi , » mais il se trompa; toutes ces choses concouraient, au contraire, à son bien, et plus tard il dut s'écrier : « c'est assez , » et il mourut chargé d'années et le cœur satisfait. David a dit : t Je périrai un jour par la main de ce SsAly » et lui aussi s'est trompé. Tous deux ont depuis long-temps oublié leurs travaux, et il en sera de même de vous.

n vous fera connaître le chemin de la vie ; il y a des plaisirs à sa droite pour jamais.

Il vous élèvera à la jouissance de sa sence et de sa gloire y et sa face e rassasiement de joie. Un jour vous tiendrez devant son trône sans d< exempt de tout principe de dépra' et bien éloigné de la plus légère at de la misère. Votre temps et l'œu^ votre sanctification seront bientôt a< plis 9 le sommet de la montagne de sera bientôt atteint et les plaines du :

céleste se dé<*x)uvriront à vos regarc l'Agneau qui est au milieu du trôn< paîtra et vous conduira aux sources vive ; Dieu aussi essuiera toute lari vos yeux. Alors vous chanterez avec sèment > avec un inconcevable boni « à celui qui m'a aimé y qui m'a h mes péchés par son sang , qui m'a f et sacrificateur à Dieu son Père , à Ii empire et magnificence dès mainten à jamais. Amen.»

Je sais avec toi , ditrEternel , pour te délivrer. ( Jérémie , XXX, 11.)

La présence d'un ami , dans un temps d'épreuve , égaie et console ; mais trop souvent il arrive que, semblables à ceux de Job, nos amis se trouvent être de fâcheux consolateurs. Us n'entrent point dans nos peines , ou ils ne peuvent rien pour nous.

Les conseils qu'ils donnent parfois ne servent qu'à aggraver notre douleur et à ajouter à notre détresse. Mais Chrétien, votre Dieu vous dit : « Je suis avec toi » ; et vous pouvez dire avec Jésus : « Je ne suis pas seul , parce que le Père est avec moi.»

Il est avec vous pour vous délivrer nonseulement du péché y mais de toute douleur excessive, et pour vous empêcher d'être accablé au-delà de vos forces. Il vous délivrera de vos sombres craintes, en vous consolant par sa parole ; de votre cruel ennemi, Satan, en élevant son étendard devant lui; et enGn de tout mal véritable, car il a dit : « 11 n'arrivera aucun

mdlheur au juste. H ne sera visité par au* cun mal. » Les apparences peuvent être bien tristes , la nuit peut vousparsdtre bien longue 9 et vos douleurs^ votre fiublesse et vos craintes , peuvent être grao* des et nombreuses; toutefois si TEterod est avec vous» vous étesà même de dire :

«Le figuier ne poussera point , et il n'y aura point de fruits dans les vignes, ce que l'olivier produit manquera , et patf u champ ne produira rien à manger; lesbre bis seront retranchées dés parcs , et il n'j aura point de bœufs dans les établei; mais moi , je me réjouirai en l'Eternel , ei je tressaillirai de joie au Dieu de ma délivrance. Le Seigneur est ma force, il rendra mes pieds semblables à ceux des biches, et me fera marcher sur mes lieui élevés.» « Comment, l'Eternel avec moi!i s'écriera peut-être une ame éprouvée. S l'Eternel est avec moi, pourquoi toutei ces choses me sont-elles arrivées? Ains parla Gédéon, mais il eut tort. (Juges XI, 13. ) Le Seigneur éprouve les justes

« car ii est comme un feu qui rafGne et comme le savon des foulons. Il sera assis comme celui qui raffine et qui piu^ifie l'argent; il nettoiera les fils de Lévi, il les purifiera comme on purifie l'or et l'argent, et ils apporteront à rEternel des oblaiions de justice. Et je ferai passer cette troisième partie au feu, et je les affinerai comme on affine l'argent, et je les éprouverai comme on éprouve l'or ; chacun d'eux invoquera mon nom, et je l'exallcrai , et je dirai : c C'est mon peuple, et il dira '.l'Étemel est mon Dieu, j* La fournaise, ainsi que les grosses eaux , sont les moyens de salut dont Dieu se sert pour nous purifier du monde et nous amener à nous aflectionner aux. choses qui sont en-haut» où Christ est assis h la droite du Père. Comme l'aigle dérange son nid et le rend incommode afin d'obliger ses petits à apprendre à voler, de même le Seigneur trouble le lien de notre repos sur la terre et nous oblige ainsi à lever les yeux en haut et à désirer arec ardeur d'être rendus à notre maison

éternelle. Et voilà la manière dont il ai complit cette déclaration de sa parok « Quand toos auriez couché entre les cb nets arrangés, tous brillerez comme 1 •ailes argentées d'un pigeon , comme les t les qui ont la couleur jaune de l'or fin.

Abandonnés à nos propres volontés , noi serions terrestres, sensuels, diaboliquei mais le Seigneur nous aime trop , et i tient trop près de nous pour le permettr Celui qui est notre Dieu , est le Dieu c salut. A lui appartiennent les issues de mort.

Si je marche au milien de PadTersiUS , ta me i ▼ifieras. ( Ps. GXXXVIU , 7. )

Le chemin du chrétien est souvent joi ché d'épreuves ; il marche entouré de di ficultés, et de quelque côté qu'il se toun il voit un sujet de tristesse. Il gémit si les pécliés de son propre cœur ainsi qi

sur oenx de sa ?ie; il est attristé par la eondaite irreligieiise de bien des menibrès de VEi^lise; il soupire , il pleure à la Tue des abominations commises sur la terre, n y voit son IKen méconilu et cette vue Taffecie. C'est par [dusieurs afflictions qu'il doit entrer dans le royaume de Dieu, et sll n'avait d'espérance que pour cette vie, il serait, de tous les hommes, le plus malbenreox. Mais au milieu de l'adversité, le Seigneur le vivifie ; quelquefois il vient à sa reoeontre au trône de grâce ; ilamollit son oœor et Ini fait répsmdre son âme en actions de grâce, ou il l'embrase d'un saint amour; c'est un petit adoucissement dans sa captivité* Ou bien il lui découvre quelque doux passage de sa parole dans lequel le chrétien discerne un reflet de la grâce, de l'amour et de la gloire de Dieu dans limage de Jésus- Christ ; cette découverte le ranime, l'attire et lui inspire un nouveau courage pour poursuivre la course qui lui est proposée. La providence de Dieu , intervenant d'une manière inattenH

due pour le secourir et le délivrer^ est un moyen aussi pour le faire revivre ; sa foi en est fortifiée ^ son espérance encouragée et il est excité à la louange. Il est descfrconstances ou Ton semble être long-temps privé d'un rayon vivifiant , mais Dieu nous fera revivre, car • la lumière est seniée pour le juste > et la joie pour ceux qui ont le cœur droit. » Nous devrions nous écrier, dansle sentiment du besoin que nous avons d'être vivifiés: «Fais-moi revivre selon ta parole. » Ne cédez jamais au découragement alors même que vous seriez entouré de difficultés , mais attendez-vous à Dieu et il vous délivrera. Si nul autre , comme il arrive quelquefois, ne peut vous délivrer, le Seigneur se montrera certainement, et vous en donnera F^ssue, de sorte que vous les puissiez supporter. La confiance de David était grande : c Tu me vi« vifieras. » Déjà il avait éprouvé la véracité du Seigneur, il s'était déjà confié à lui , el l'avait trouvé fidèle. Sa fidélité est comnM de hantes montagnes; ce que l'Eternel a

résolu subsiste toujours ; les desseins de son cœur durent d^âge en âge. Mais s'il a formé un dessein , qui l'en détournera?

quand il aura connu la voie que nous avons suivie y et qu'il nous aura éprouvés , nous sortirons comme l'or quia passé par le feu. Il sera comme une rosée à Israël.

Il descendra comme la pluie sur le regain , et comme la même pluie sur l'herbe fauchée de la terre. » Lorsqu'il descend ainsi, il nous ranime , nous vivifie et nous encourage. L'afOiction, TafOiction sanctifiée, l)répare le (^ur en le dépouillant du moi et d'autres péchés ; et c'est alors que le Seigneur, en sa bonté, condescend à venir le remplir de sa présence , de sa bénédiction et de son amour. Chrétien éprouvé, attendez bientôt la présence vivifiante et la bénédiction de votre Dieu. Il a dit :

« Je serai avec lui quand il sera dans la détresse. La lumière s'est levée dans les ténèbres pour ceux qui sont droits. » n ne conteste pas à perpétuité , et il ne garde pas sa cdère à toujours ; il nous ramènera

et fera luire sa face sur nous et noi»

serons dâivrés.

Ta as regardé mon affliction et ta as pris eoa« naissance des détresses de mon Ame. ( Ps« XXXI, 8.)

Nos peines peuvent échapper à fobservation des hommes , mais eUes ne 8al^ raient être cachées aux yeux du Seigneur.

On n*a jamais tu de père veiller sur son enfant avec cette tendresse , cette sollicitude , cette attention que manifeste fÉternel dans les soins qu'il daigne prendre de nous, c Les yeux de rÉtemel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris. > Il a regardé nos afflictions, il en connaît la nature , le nombre et le poids, n les a regardées quand Talliance de grâce a été faite, c laquelle est ordonnée en toutes choses et sûre. > C'est alors que Dieu a préparé du soulagement pour toute épreuve cruelle , du rejpos pour toth \o vi^uc agitée , de la consolation pour

tout événement affligeant. Dans cette affiance» il se trouve toujours quelque chose qui nous convient et qui va au-devant de toutes les peines qui peuvent fondre sur nous. Priez-le de vous faire connahre son alliance. ^ Le secret de TEternel est pour ceux qui le craignent , et son alliance pour la leur faire connaître. Toutes les voies de TEternel ne sont que bonté et ▼érité pour ceux qui gardent son alliance et ses témoignages. > H avait en vue nos peines en faisant ses grandes et précieuses promesses. Elles sont faites de manière à nous convenir dans Fhiver de Fadversité » et à nous offrir des consolations dans les temps d'épreuves particulières.

Elles se rapportent toutes au péché et aux afflictiens , elles ont été faites pour des pécheurs et pour consoler ces pauvres pécheurs dans leurs épreuvss et leurs détresses. Elles nous conviennent parfaitement, étant faites précisément pour nous.

Or y chaque promesse qui me concerne, jo suis libre de Tacccpter et de me Tap*

proprior. Toutes les promesses sodi Oui et Amen en Jésus ; elles sont toutes à nous perce qu'il est à nous et que nous sommes à lui. Le Seigneur considère nos afflictions et sympathise m6me à présent avec nous. > Nous n'avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse être touché do nos infirfnités , mais celui qui à dit : € Celui qui vous touciie » touche à la prunelle de mon œil. » Il y a des personnes qui ne reconnaissent plus un ancien ami que le malheur a atteint , mais Dieu reconnaît son peuple particulièrement dans l'adversité. Ce n'est que lorsqu'ils étaient dans la fournaise qu'on la vu marclier avec les trois jeunets gens ; il est plus particulièrement présent au moment le plus difficile. Il nous reconnaît, et nous " aime» quels que soient ceux qui nous négligent on qui nous délaissent. Il a reconnu David, il s'est montré son appui et ne l'a jamais abandonné jusqu'à ce qu'il eut accompli tout ce dont il lui avait imrlé. De même, il ratifiera sa parole en^

vers nous^ il jl'accompUra en nous et poumons, il la fera honorer. H nous a reconnus dans toutes nos épreuves passées; il nous reconnaîtra aussi dans nos épreuves actuelles et dans nos épreuves à venir. Chrétien , vous avez un ami qui ne manquera pas de vous avouer pour sien dans l'adversité, de vous visiter dans votre maladie et de vous secourir dans votre détresse ; cet Ami, c'est votre Dieu.

Et si Dieu est pour vous , qu'avez-vons à craindre de ceux qui pourraient étro conti^ vous ? Si le Seigneur ne vous aide»

qui le .pourra? £t s'il veut être votre Ami, il n'y a plus lieu de craindre quand même .la terre et l'enfer se ligueraient contre vous. S*il y a quelque chose de particulier dans votre épreuve , dites avec David : « Tourne la face vers moi , aie pitié de moi , car je suis seul et affligé.

Les détresses de mon cœur se sont augmentées; délivre-moi de mes angoisses c Regarde mon affliction et mon travail et me jiardonne tous mes péchés. »

Toateft choses sont possibles à Diea. (Uatb*,

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