‹ Le messager de miséricorde auprès du chrétien dans l'epreuveChapitre 6 sur 9 · LXXXIV · texte numérisé non relu

LXXXIV

Le salut est un mot important ; il regarde l'éternité, et c'est à la lueur de cette

éternité que nous devrions le lire. De quelle immense importance ne parait pas le salut sur un lit de mort, quand Tàme est près d'être chassée hors de sa cabane d*argile, quand elle reste suspendue et tremblante au seuil , craignant de s'élancer vers un monde invisible I Oh! qui alors ne voudrait connaître le salut ; qui ne voudrait en être assuré ? Que ne donneraient pas ^es milliers dans un tel moment pour connaître le bonheur d*étre € sauvés par Diea d'un salut étemel* * (Esàïe, xlv, 17.) Si nous pouvions pénétrer d'un regard la sombre prison du désespoir, si nous pouvions entendre les gémissemens et les cris des esprits tourmentés souffrant «la vengeance du feu éternel ; » s'il nous était donné , pour un moment, d'endurer les angoisses des damnés, de quelle importance ne nous paraîtrait pas le salut I Oh I il me semble qu'en sentant notre chair frissonner , nos yeux s'élancer hors de leur orbite , nos cheveux se dresser, notre sein se gonfler, notre cœur défaillir , nos dents s'entre-

choquer, nos jointures se relâcher et notre âme se désespérer ; il me semble , dis-je, que nous serions prêts à nous écrier ? cOhI rimportance , l'importance infinie du salut !r Maintenant si nou^ pouvions voir dans le ciel y Jésus souriant , les saints régnant, les anges servant, la gloire resplendissant et la félicité éternelle découlant de là présence du grand Dieu, de quelle importance nous paraîtrait le salut I Quoil avoir droit à une telle gloire, partager une telle félicité , paraître dans une telle société , être élevés à une telle dignité et se désaltérer à une source si abondante, n'est-ce pas là une chose importante , infiniment importante?

Le salut est un mot doux; si doux, que nous ne sommes jamais ennuyés de médi- ^rsur ce délicieux sujet, lorsque Dieu le Saint-Esprit veut bien nous y conduire.

Jamais nous ne sommes fatigués de sentir sa puissance sacrée s'exercer sur nos cœur<s , ni d'anticiper sur les délicieuses perspectives qu'il ouvre à notre vue. Nous

ne sommes jamais las de son auteur, qui est l'Eternel , Père , Fils et Esprit , ni de soncentre, qui est Jésus le glorieux Médiateur. Nous ne nous lassons pas non plus de la présence de celui qui nous TapplLque, à savoir, du saint Consolateur, ni de ses compagnes qui sont la paix , la liberté et la communion avec Dieu. C'est une lumière qui jamais ne confond, un miel qui ne blase jamais notre palais, un trésor sans le ver rongeur des soucis. Il fait Tbonneur de la créature, les délices du saint , et le paradis terrestre de l'Eglise.

Dans ta portion des Saintes Ecritures que nous méditons dans ce moment, Jésus nous est représenté comme la « corne du salut; » la corne est l'emblème de l'autorité. Comme Eternel , Jésus a l'autorité par droit; comme Médiateur, il l'a par délégation. Il a l'autorité pour la glorification de lui-même et de son Père, puis pour le salut de son peuple. Son autorité pour gouverner est universelle : a II a la puissance sur toute chair ; > sou autorité pour

sauver s'exerce d'une manière plus rettreinte ; de là, quand il s'adresse h son Père^il dît : c Tu lui as donné puissana #ttr toute chair, affo qu'il donne la vie étemelle à tous ceux que h* lui as don^ nés. » (Jean, xni, 2») Notre salut est fondé sur l'autorité de Jésus» c'est d'elle qu'il découle , et c'est |>ar elle qu'il nous est assuré. La corne est l'emUémeduiKmvotr. n peut exister de l'autorité sans beaucoup de pouvoir, comme un grand pouvoir peut exister sans autorité; mais en Jésus , je vois un pouvoir sans bornes , joint au ptus baut degré* d'autorité. Le livre des statuts du Père restreint seul Tautorité d'Emmanuel dont le pouvoir exécute tout ce qui est conforme à ce livre ; c'est pourquoi nous l'entendons dire :

« Mon Dieu ! j'ai pris plaisir à faire ta talonté, et ta loi est au-dedaos de mes entrailles. » (Ps. XL, 9.) Par son sang, il délivre son peuple d'une manière méritoire; par son pouvoir, il les délivre d une «lanière expérimentale. Il a répandu son

sang afin de les sauver d une manière glorieuse, et il étend les bras pour les isauver avec certitude. Son sang fut répandu pour satisfaire à la justice outragée; son bras s'exerce pour glorifier sa sou* veraine miséricorde. Par son sang qu'il a versé, il s'est acquis un droit, et par son pouvoir il use de ce droit à réternelle satisfaction de son peuple. Donc , notre sa* lut est fondé , non-seulement sur la haute autorité d'Emmanuel, mais il est effectué d'une manière certaine par son bras libérateur. S'il manquait de pouvoir , nous pourrions douter qu'il pût réclamer tous ceux qu'il a rachetés ; mais à présent , nous ne pouvons douter qu'il ne sauve tous ceux pour lesquels il s'est laissé attacher à la croix. Dieu de bonté , gardenous d'accueillir des pensées qui jetteraient du déshonneur sur le caractère , sur le nom ou sur l'œuvre de notre Sauveur I Ne permets jamais que nous pensions qu'il répandrait son sang pour nous racheter (^bQ^ si difficiji^ !], et qu'ensuite il man-

queraît d*exercer sa puissance poar ikr»

convertir, chose qui est bien plus facile.

La corne était aussi rembléme de /V hondanee. La rédemption se trouve en abondance auprès de TEterneh » (Psaum> cxxx, 7.) Jésus a reçu du Père, après son ascension , une plénitude de salut et de dons, « et il est élevé pour être le Prince et le Sauveur, afin de donner à Israël la repentanee et la rémission des péchés. »

(Actes, V, 31. ] c II a pris des dons pow les distribuer entre les hommes , et' même entre les rebelles , afin qu'ils demeurent dans les lieux de TEternel. » (Ps., lxviiï, 19" ) Puis'je donc croire que Jésus , qui a reçu des dons pour moi, manquera de me les donner? Impossible I II est un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle, qui nous pardonne nos injustices et qui est fidèle à pourvoir à nos besoins. Cher Sauveur I que nous ne doutions jamais ni de la fidélité ni de la bonté envers nousl Esprit Saint 1 garde notre esprit de concevoir conmie nos lèvres de proférer des senlî-

mens d'où l'on pourrait inférer que Jésus manquerait d'accomplir tout ce qu'il a entrepris, ou qu'il permettrait que quelquesuns de ceux qui lui ont été donnés pour être sauvés y périssent dans l'impénitence et l'incrédulité. Et maintenant , faisonsnous cette question : Jésus est-il la corne de mon salut? Vois-je en lui une plénitude de salut; est-il ma gloire et ma joie?

Lecteur, en est-il ainsi de vous ? Etes^ vous sauvé? Avez-vous votre salut en Jésus, par Jésus et de Jésus? Si cela est.

Christ vous est tout.

Cest lai qui est notre paix. (£phés. , II , 14.)

n est d'une importance infinie d'être en paix avec Dieu , et de marcher avec lui dans un état de réconciliation; de savoir qu'il n'y a rien dans la pensée divine qui soit contre nous, mais que toute condamnation est éloignée de nous pour jamais;

de voir Dieu ea Christ, qui nous sourit, et de savoir que ses dispensalions à notre égard sont toutes ordonnées pour notre paix. Non, rien au monde ne peut surpasser le bonheur d'un tel chrétien ; il est ea paix avec Dieu , la paix est dans sa conscience et il jouira d'une paix éternelle. Il voit que sa paix fut projetée par la glo-( rieuse Trinité , lorsque fut ordonnée l'alliance , laquelle est appelée « une alliance de paix. » (Esaïe, liv, 10.) Il sait aussi que la paix était prédite et promise parce que l'Homme-Dieu s'était engagé àla faire, et que lors de l'incarnation d'Emmanuel!,, les anges chantèrent : « Paix sur la terre ^ bonne volonté envers les hommes I » D croit que les travaux de la vie du Rédempteur ainsi que l'agonie de sa mort^ avaient pour but de faire la paix à des conditions honorables et de la baser sur um fondement inébranlable. Il écoute l'Evan^ gile comme étant la bonne nouvelle de tes paix et de la réconciliation , et se réjouit de ce que cet Evangile annonce la paix.

c à celui qui est près coimne à celui quî est loin. » Il sent dans son cœur Tœuvre du Saint-Esprit qui le conduit au sang de l'expiation , au témoignage de Dieu et au trône de la grâce pour obtenir la paix. Il réalise en lui-même le bonheur de recevoir la paix comme un pur don de la main de Jésus; et trouvant que cette paix «garde son cœur et son esprit > (Phil., iv, 7) il ne la cherche qu'en Jésus et ne la veut tenir que de lui ; il ne la cherche pas dans «es devoirs y dans ses espérances , et dans ses travaux, etc. ; mais c'est en ceci qu'il triomphe : <( C'est lui qui est notre paix. » Enfans de Dieu , que je irons exhorte en tout temps de regarder Jésus comme votre paix. C'est par le sang de sa croix qu'il a fait la paix, et tout pauvre croyant si éprouvé^ si tenté , si harassé qu'il puisse être, a 'la paix avec Dieu par lui ; quand même il n'en jouirait pas. Si la maladie s'emparait de votre corps et vous étendait sur un lit de langueur , regardez à Jésus conrune à votre paix. Quand Satan vous os-

siège de cruelles tentations et de dariÈ enflammég, regvivdez toujours Jésus comme votre paix. Si vous vous trouvez réduits à parcourir seuls les lieux arides du désert où il ne croit que des ronces et des épines , dites-vous toujours : « Jésus est notre paix. » Si la persécution îdlumait ses bûchers ou brandissait ses armes êe guerre , Jésus est toujours votre paix. Si enfin des épreuves dans vos familles , dans vos affaires ou dans l'église viennent fondre sur vous, oh Uouvenez-vous encore, quil est votre paix. N'oubliez'jamais cette vérité, si bien faite pour fortifier vos ftmeset pour réjouir vos cœurs : c Cet homme sera la paix. ï> (Michée, v, 5. ) Et quand au commandement de Jésus, la mort viendra vous visiter (et n'oubliez pas que c'est au commandement de votre tendre et compatissant Sauveur qu'elle viendra) retenez ferme ceci : « Qu'il est noire paix. • Ce ne sont ni nos talens , ni nos biens , ni nos devoirs , mais c'est lui qui est noire paix. Il Ta faite, il l'a assurée, il F

révélée ; il la confirme et la donne et en sera glorifié, H est impossible que quelque chose la détruise , à moins de défaire ce que Jésus a fait , à moins de révoquer ses promesses et de changer ce qui ne peut être changé , son esprit éternel.

Songez , Chrétien , que si vous êtes en paix avec Dieu, vous n'avez aucun sujet véritable de craindre , rien ne saura vous nuire. Dieu étant en paix avec vous, les anges vous servent , et toutes les dispensatiens de la providence divrne , tous les desseins de Satan doivent concourir enseinble à votre bien. » Réjouissez-vous doneen notre Seigneur; je vous le dis encore : rejouissez-vous. Glorifiez-vous de Jésus-Christ et ne mettez point votre confiance en la chair. Vous entrerez dans la paix , vous vous reposerez dans votre sépulcre , vous qui avez marché devant lui.

(Ésaïe, Lvii, 2.) Dieu est pour vous, le Dieu de la paix ; Jésus , le prince de la paix ; FËvangile , la bonne nouvelle de la paix. Les saints soat les enfans de la paix

et le ciel le séjour d'une paix éternelle.

Attendez , attendez donc cette bienheureuse espérance et Tapparition de la gloire du grand Dieu et notre Sauveur Jésus- Christ.

Combien d'années ai-je& rivre? (9, Sam., XlXt 34. J

Les vivans savent qu'ils doivent mourir; mais qu'il est rare même que l'enfant de Dieu se demande : « Combien d'années aije à vivre? ou de dire : <c Enseigne-nous à tellement compter nos jours que nous en puissions avoir un cœur sage . » Cette question est pourtant d'une importance solennelle. Il faut que nous mourions; peut-être sera-ce bientôt , peut-être mourrons-nous subitement. Personne n'a jamais regretté j; de s'être trop préparé à la mort» mais plu<- , sieurs ont eu à gémir de ce qu'elle ait si peu occupé leur esprit. Paul mourait chaque jour, et les saints d*autrefois étaient très-

familiarisés avec le but et la nature de la mort. < Combien de temps ai -je à vivre? »

Tout au plus, bien peu de temps; que j'emploie donc à bien vivre ce peu de temps que j'ai à passer sur la terre ! Cette question est d'ailleurs bien faite pour réprimer notre orgueil; devrions-nous être orgueilleux à quelqus pas d'un lit de mort, d'un suaire et d'une tombe? Assurément le visage hideux de la mort va, comme il convient, nous conduire à nous voir petits à nos propres yeux et à nous coucher dans la poussière devant le Seigneur. Cette vue reprimera aussi notre mondanité et nos soucis par rapport aux choses du temps; nous inquiéterons-nous d'obtenir les choses que nous savons ne pouvoir pas garder , ou craindrons-nous les besoins à quelques pas de la porte de la maison de notre Père céleste ? Cette question tend également à nous faire rechercher la grâce par laquelle nous pourrons mourir en chrétiens; qu'est-ce qui importe le plus à un homme qui se meurt?

N'est-ce pas de savoir qu'il est sauvé, qu'il

appartient à Jésus et qu'il doit partage gloire ? n'est-ce pas de posséder dans

•î cœur le témoignage, le sceau, les arrhe;

St.-Esprit et de pouvoir se réjouir en I comme en son Père ? Si réellement nous

: gardons ces choses comme les plus imj

tantes, recherchons-les avec une ardeur te nouvelle; surtout en voyant avec qu rapidité notre vie s'approche de jsa fin Il est désirable d'avoir ses amis aut de soi pendant les dernières scènes d vie, et en cela, le chrétien, qui meurt c que jour, est particulièrement favorisé aura ses amis autour de lui. Mais quels ( soient les amis qui entourent notre lit mort, aucun d'eux ne sait par expérie ee quec'estque de mourir, aucun d'eux a passé et tous ignorent par conséquent qui précède la mort et ce qui la suit. IM le chrétien conséquent , peut être sûr la présence d'un ami , de celui qui a mort mais qui a repris la vie et qui ti les clefs de l'enfer et de la mort; de a qui a rencontré la mort sous son aspec

plus effrayant et dans des circonstances les plus épouvantables; de celui qui a senti la froide sueur de la mort , le brisement des fibres du cœur et la séparation de rame d'avec le corps; d'un ami, enfin ^ qui connaît la faiblesse de la nature humaine , Textréme de Tangoisse et la puissance de la mort; qui a souffert et qui peut secourir y qui est ému y en son cœur, à la vue de son enfant qui souffre et qui lui dit: c Ma force s'accomplira dans ton infirmité. 1» Oui y rhumble croyant auni Jésus pour soutenir sa tête mourante, pour for- .lifier son cœur défaillant et pour essuyer les larmes qui tombent de sa paupière.

Oui , c'est à rheure de la mort qu'il vient répondre aux nombreuses prières qui lui ont été adressées pendant les jours de santé et de force ; et qu'il se montre l'ami fidèle qui aime en tous temps, et qui est plus* attaché qu'un frère.

Tout vrai chrétien désire mourir, non^ . seulement en paix ,. mais de manière à édir fier les autres. Que s'il se trouve là des pa^-

rens inconvertis y ils puissent se convaincfe du bonheur qu'il y a d'appartenir à Jésus, et par-là être amenés à implorer le pardon * de leurs âmes avant de se trouver dans mi état semblable ; que si des chrétiens timides et mal affermis se trouvent auprès de lui , ils puissent voir comment Jésus soutient les siens , selon sa piH>messey en leur donnant des consolations pendant la vie et à riieure de la mort. Il aime que les assistans puissent voir que, pour le chrétien , la mort n'est qu'une ombre sans substance, un sommeil plutôtqu'une mort; il voudrait, semblable au soleil couchant » pouvoir répandre quelques rayons de consolation , d'espérance et de paix , avant de s'aller perdre derrière le nuage de la mort.

Lecteur, avez-vous coutume de vous dire : « Combien d'années ai-je à vivre?

Permettez que je vous exhorte à le faire.

Lorsque , tenté par le monde , vous serez prêt à quitter le sentier du devoir , faitesvous la question : «Comb^n d'années ai je • ik vivre? Je suis peut-être sur 1% seuil de

l'éternité ! non^ je ne puis y consentir.

Quand vous serez tenté de négliger la Bible , la prière secrète ou le service de la maison de Dieu, surtout dan& les. jours ouvriers , demandez-vous encore : « Combien d'années ai -je à vivre? Peut-être ne me reste-t-il encore que peu d'occasions 1 Les choses du temps sont insignifiantes comparées à réjternilé ; ainsi, tout en accomplissant mes devoirs connus, je ne veux admettre, pour excuser mon absence des services de la semaine, quedebonnes rai-sons ; des raisons qui supporteront examen et dont je n'aurai pas sujet de me repentir à l'heure de la mort , ni de rougir devant le trône du jugement. Le temps est courti les tentations pour s'arrêter sont nombreuses! les desseins de nos ennemis sont cruels l l'appel de Jésus est affectueux !

< Vous donc aussi , soyez prêts , car le Fils de l'Homme viendra à l'heure que vous ne penserez point, i» L'exhortation de l'Apôtre est nécessaire : < Ne dormons donc pa& comme les autres, mais willons et soyona

sobrei. ib L'avertissement est plein de miséricorde : c Mes bien-aimés « soyez sur vos gardes , de peur qu'étant entraînés avec les autres par la séduction de ces abominables , vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. » £t la question est toujours de taison : *i Combien d'années ai-je à vivre?»

Il j aura yéritaUeffleai bonne is8ae pour toi , et ton altente ne sera point trompéet(Pcoy., XXIII, 18.)

Il y aura une fin à toutes vos peines , vos épreuves et vos tentations; vous survivrez à toutes et vous en triompherez. Il y aura une fin a tous vos ennemis ainsi qu'aux desseins qu'ils forment pour vous nuire; ils seront, ou convertis en amis , ou punis d'une perdition éternelle par la présence du Seigneur et par sa puissance glorieuse.

Il y aura une fin à tous vos désappointemens ainsi qu'à toutes vos vexaiiojQay bientôt

voire attente aura été trompée pour la dernière fois, et adieu alors à toute espèce de vexations. Il y aura une fin aussi à votre maladie, elle n'est pas éternelle ; mais il n'y aura point de fin à la misère du pécheur > à la malédiction de Dieu , ni aux tourmens de Satan 1 Oh ! pensez à ceci et soyez reconnaissant que votre attente d'être pour toujours affranchi du péché , et délivré de Tennemi, d'être élevé au-dessus du monde et placé hors de l'atteinte de toute souffrance , d'être pour toujours avec Jésus ; pensez , dis-je , que cette attente ne sera point trompée. Comme elle est fondée sur la promesse de Dieu et assurée par le sang du Rédempteur ; de plus , confirmée par les arrhes du Saint-Esprit que vous avez reçues dans votre cœur, votre attente sera réalisée et vous en jouirez éternellement.

« Le pauvre ne sera point oublié pour toujours , et l'attente des affligés ne périra point à perpétuité. Espérez donc ce que vous n'avez pas à présent , et attendez patiemment tout ce que votre Dieu vous a

pl'omis. Les maux sont dé courte durée; les jouissances seront éternelles. Les cha* grins sont limités à ce désert -ci où Ton n'entend que < hurlement de désolation*» , , mais ils ne pourront jamais franchir le seuil de ce paradis auquel vous allez bientôt être invité. Bientôt cessera pour vous tout ce qui cause actuellement vos plaintes y tout ce dont vous demandez d'être -affranchi; puis commencera , sans qu'il puisse jamais finir ^ tout ce que vou6 avez ardemment désiré et ce pourquoi vousavez prié. Jésus complétera bientôt son œuvre de rédemption^ en déracinant du monde le péché y les maladies et les chagrins ; et en ressuscitant ses saints incorruptibles qull a rendu parfaitement semblables à lui-même. L'Eternel se réjouira bientôt à cause de ses œuvres, et se réjouira à cause de son peuple d'une grande joie ; l'abîme se fermera bientôt sur le tentateur , et sur tous ses partisans maudits y et alors se pré' sentera à nos yeux ravis, une scène de gloire, de bo\ùiewt \»R.QîûR^Nable. Nous

thanterons : «La fin, la fin est venue I et les hommes droits auront domination dès le matin. j> Regardez au-delà de la chambre où vous êtes relégué pouruu moment, anticipez sur la gloire qui doit bientôt être révélée; attendez, attendez la bienheureuse espérance et Tapparition de la gloire du grand Dieu et votre Sauveur. Bientôt vous le verrez sans voile , vous jouirez pleinement y parfaitement de lui , et vous vous tiendrez sans tache en sa présence pour toujours. Le temps se flétrira bientôt devant les gloires impérissables de Téternîté et la grâce sera absorbée par la gloire pendant le cours des siècles sans fin. Le temps borne vos épreuves , l'éternité seule borne votre bonheur et votre gloire ; ne vous attristez donc pas comme si vous n'aviez point d^espérance, ne vous laissez point aller au découragement ni à la crainte. Levez-vous , débarrassez-vous de la poussière y regardez en haut, car votre délivrance approche. Les roues du char de votre Rédempteur se feront bientôt en-

tendre, et vous serez invité d'entrer danâ la joie de votre Seigneur ; consolez -vous donc par ces paroles. Vivez au-delà du présent» vivez en la foi aux promesses de Dieu y vous attendant à raccomptissement de ses paroles pleines de grâce ; vivez enfin dans la foi au Fils de Dieu^ et courez vers h cité qui a des fondemens et de laquelle Dieu est l'architecte et le fondateur.

Toat est accompli. ( leaa , XIX , 30. }

Tel fut le cri de notre victorieux Sauveur après avoir , par le sacrifice de luimême, ôté le péché du monde, vaincu Satan, satisfait à la justice et honoré la loi éternelle. Maintenant il va descendre dans la tombe afin d'abolir la mort et de mettre en évidence, parTEvangile, la vie et Timmortalité. Tel sera un jour le cri de tout enfant de Dieu. Après que nous aurons servi en uolre %év\écation aux desseins de

— ââi —

Dieu , que nous aurons souffert tout ce quç sa volonté a déterminé, et fait ce qu'il a commandé, alors , nous aussi nous crierous : «Tout est accompli 1 » tout est finil Les souffrances sont finies , et pour toujours ; le combat au dedans est fini, pour jamais fini. La lutte contre les principautés et les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle est terminée à tout jamais. Nous entrerons alors dans notre repos comme Jésus est entré dans le sien ; nous prendrons possession de notre héritage et nous jouirons de Taccomplissement de toutes les promesses , de toutes les prédictions divines. Pour le moment, nous sommes appelés à agir, à souffrir, à combattre ; efforçons-nous donc de combattre le bon combat de la foi afin d'obtenir la vie éternelle.

Remettons-nous, en toute humilité, entre les mains de notre père céleste, et laissons-nous guider entièrement par lui ; faisons sa volonté selon la force qu'il nous a

départie, et suivons-le dans le sentier qu'il'

Yious a tracé pour qae Boa9 y marchioiâ.

Quoique la route fasse quelques détours»

elle aboutit an bonheur; nos âmes penveot être attristées par la longueur et la difficulté du chemin, mais elles seront éternellement heureuses lorsqu'elles en verront la glorieuse fin. Nous entrerons dam (a paix; l'œuvre de notre sanctification sera complète, puis commencera notre glorification éternelle. Que notre désir soit donc de finir notre course avec joie ; prions que la lumière de la face du Seigneur éclaire notre départ, et que nos yeux se ferment avec sérénité et satisfaction. Sur la terre, tout est fugitif, périssable et insuffisant; mais au-delà , tout est stable, impérissable et satisfaisant. Des fleuves de plaisirs purs, des fontaines de délices, un océan de bonheur nous sont réservés, et nous les possèderonsetnous en jouiron pendant toute une éternité. Loi*sque nous comparons le présent avec l'avenir, à peine nous paraîtil digne d'occuper nos pensées. Que sont»

^n effet, les épreuves? des interruptions

momentanées de notre tranquiUité. Que sont les souffrances? des potions salutaî* res, ordonnées pour notre. bien présent et notre bonheuF fhtur, par un Dieu d'amour et de sagesse. Cher Sauveur, fais que notre volonté soit conforme à la tienne; amène-nous à la soumission:; rends-nous obéissans à ta volonté; remplis-nous de sainteté, de gratitude, de patience, de courage, d'espérance et de paix, afin que nous te glorifiions sur la terre, que nous achevions Tœuvre que tu nous a donné à faire, et qu'à' la fin nous puissions nous écrier, comme tu l'as fait sur la croix : a Tout est accompli I 2> Oui , accompli ; la dernière lutte est passée, la dernière douleur a été ressentie, le combat est fini pour toujours, les liens de la chair sont rompus et les embarras de la terre sont bien loin derrière moi. Oui , tout est fini ; les portes de la gloire apparaissent devant moi, les esprits, célestes me sourient, et tous les rachetés m'accueillent dans les régions de la gloire et de la félicité éteraaelles. Bientôt, oui,.

bieutôt, chrétien^ tout ceb vous arrivera; courage donc, en avant I et dans quelques heures, et bien courtes encore, vous direz:

« Tout est fini, et fini pour toujours.

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