‹ Le Messianisme chez les JuifsChapitre 2 sur 118 · I.li: .MCSSI.VNISMC · texte numérisé non relu

I.li: .MCSSI.VNISMC

„„l ck.n> V:^uw, pu.siue M. l-oisy a soin .rexdu.e cette hypothèse, ,„ ppecisunt : u La prédication de Jésus .e rattaclie historiquement a ,, ,;,„|,tiou pruphelicp.e et apocalyptique, non aux doctrines de la Sa- ..,,., ^ 1 , ,. Si . les d..ctrines de la Sagesse » signifient quelque chose, elles M.nt tout entières dans la récompense (p.e Dieu donne aux justes -unvs leur mort. Jous n'en aurait rien dit, se rattachant a la {.^aiiiou propheticpie, par ou on entend la félicité terrestre, et al apo- ,alNptique qui en est le merveilleux embellissement

Ce nui ne laisse aucun doute sur la pensée intime de Jésus, d après !e même exé«èle, c'est (p.e tout en « épurant la croyance commune desJuil^. ^>, il on a retenu « l'idée générale ))-, « sans quoi l on devrait dire (p.e son enseiiinement a porté sur une équivoque, et la loi de ses premiers adhérents sur une méprise (2) ».

\in.i dans cette perspective tout est clair. Jésus, tout en s élevant beaucoup au-dessus de son temps, par la valeur morale et religieuse <le son àme, ne prétendait prêcher qu'une morale provisoire, en •atendant la lin prochaine. Il partageait la croyance commune des JuiN il en retenait l'idée générale, sinon il les aurait trompes.

Si nous avons insisté sur cette manière de voir, c'est à cause de sa vécue croissante. H est inutile, pensons-nous, de s'arrêter a prouver ,,ue Jésus n'a pas été pharisien... à moins qu'on ne le présente comme un pharisien apocalyptique . „ , , -•

Un peut dire sans exagération que l'avènement de 1 eschatologie est le crand événement de l'exégèse du N. T. et même de toute l'histoire des origines chrétiennes. Ce (jui fait la force de ce système, c'est ,,,„. très réellement Jésus a rempli une mission qu'on peut dire eschatî.lo"i(uie — dans l'ordre de l'histoire, — et que toute sa prédication visait à l'eschatologie — c'est-à-dire au salut des âmes auprès de

Dieu.

Mais cette mission et cet enseignement ne sont nullement identi- (lues à l'illusion qu'on lui prête, empruntée à une erreur qu'on dit courante. C'est évidemment ce qu'il faut démontrer contre les criti- ,jues (jue l'on nommera si Ton veut eschatologistes, et cette démonstration ne peut se faire (pie les Kvangiles en main.

louteloisilest une question préalable qui s'impose absolument.

(n Eoil- loc, p. 77.

Ci) lloiL lo( ., !'• 8--

AVANT-PROPOS. ni

Est-il donc vrai qu'il régnait en Palestine au temps de Jésus « une croyance commune » de l'ordre eschatologique?

Est-il vrai que cette croyance n'avait vlen de commun avec les doctrines de la Sagesse?

En d'antres termes, les Juifs étaient-ils d'accord pour no rc\ or ipio d'une « ère de pur bonheur dans la justice parfaite », sans distinguer entre la rétribution des justes et dos pécheurs après leur mort, et la félicité messianique temporelle? Sont-re là des distinctions qu'on n'avait pas encore faites? ou bien s'était-on arrêté à la morne solution?

Doit-on admettre si facilement que certaines chimères apocalyptiques avaient pénétré dans les écoles des scribes? et peut-on nommer commune une croyance qu'ils n'auraient pas partagée? Toutes ces questions touchent plus ou moins au thème assez vague du messianisme, en y comprenant les fins dernières qu'on ne peut en séparer.

Autant de problèmes qui ne sont pas abordés dans l'opinion très simpliste qui a séduit tant de personnes, apparemment par sa simplicité même.

Il est cependant nécessaire du moins de les entrevoir, avant de trancher si témérairement les questions évangéliques, et cette préoccupation explique, et justifie peut-être le but poursuivi dans les pages qui suivent. On serait tenté d'abord de les qualifier : recueil de solutions fausses sur les grands problèmes de l'avenir. Quand elles ne seraient que cela, elles auraient encore une utilité considérable en permettant d'opposer à ces tâtonnements le coup vainqueur iUi christianisme.

Elles sont cependant quelque chose de plus. Tablant sur la religion révélée, ni l'apocalyptique, ni le rabbinisme ne pouvaient on abandonner les principes fondamentaux. Il y avait là un élément sain que Jésus n'a pas rejeté non plus. Mais le problème n en était pas moins assez difficile à résoudre pour que le spectacle de l'impuissance des hommes mît dans tout son jour la simplicité divine de la révélation faite par Jésus.

On obtiendrait en partie ce contraste en faisant de larges extraits de nos textes pour commenter l'Évangile. Mais on a toujours estimé à l'école de Jérusalem que la méthode comparative ne donne tous ses résultats — qu'il s'agisse d'emprunts ou de contrastes — que lorsque chaque mouvement d'idées est étudié en lui-même.

A dire vrai, il eût même fallu entreprendre une étude beaucoup

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