‹ Le Messianisme chez les JuifsChapitre 47 sur 118 · LE RABBINISME. — LA TRADITION. — SON CARACTÈRE · texte numérisé non relu

LE RABBINISME. — LA TRADITION. — SON CARACTÈRE

Ceux qui ont écrit les apocalypses étaient juifs et des Juifs attachés à la Loi, respectueux des Écritures. Il serait, croyons-nous, malaisé de prouver qu'ils ont subi, plus que le commun de la nation, des influences étrangères; le plus grand nombre a appartenu au parti des Pharisiens et quelques-uns avaient peut-être de leur vivant réputation de docteurs. Mais ils n'ont point formé un groupe, ils ne s'appuyaient point sur une tradition. En recourant à des révélations pour obtenir plus d'autorité, ils avaient chance d'entraîner des âmes laïques, mais cela même dut les rendre suspects à ceux qui avaient déjà pris la direction spirituelle de la nation, et dont tout le crédit se fondait sur des Ecritures déjà connues, canoniques et sacrées, les scribes (1). Tandis que la sève apocalyptique s'épuisait peu à peu, la domination des scribes devenait plus absolue. Il n'est pas téméraire de conjecturer que ceci a tué cela.

L'influence des scribes date d'Esdras, qui est demeuré le modèle le plus admiré de ce type, le scribe rapide (2).

Le mot désigne à l'origine l'écrivain au sens matériel, celui qui écrit le livre (3). Mais cette étymologie pouvait en hébreu se développer au-

(1) Voir avant tout dans Scihirer, Geschichfe.... 11^, la section sur les scribes, p. 37',>-4'i", et les ouvrages de M. Bâcher : Die Acjada der Tannaiten, vol. I", deuxième édition, 1903; vol. II, 1890; Die Arjuda der Palûstinensisclien Amoruer, vol. I, 1892; II, 189C, III, 1899; Die Agada der babxjlonischen Amoruer, 1878, et de plus : Die ûltesle Terminologie der Jiidischen Schriflamlegung, 1899, et Die Bibel- und traditionsexegetische Terminologie der Amoruer, 1905.

(2) Esd. vu, 6.

(3) 12iD « scribe », ISD « livre ».

i;J8 1.1- MESSIAMS.MK I» AI'HKS I.K IMIAKIS AlSMi: K M'.IUMQL'I-.

tour du livre. Lo sophcr est celui qui récrit, celui qui le connaît, celui qui l'explique ; aussi les scribes du Nouveau Testament sont-ils en même temps des docteurs de la Loi (1). Du jour où le judaïsme concentra dans la Loi sa foi religieuse, sa vie domestique et sociale, toutes les règles et toutes les aspirations, le docteur de la Loi, celui qui seul la connaissait assez bien pour en déterminer l'application à des cas particuliers, acquit une importance sociale et religieuse de premier rang. Celte connaissance de la Loi eût dû être avant tout Toffice du prêtre, et il est vraisemblable que les prêtres furent assidus à l'étude de leurs obligations techniques et sociales. Mais sous les Séleucides le sacerdoce se montra fort tiède. Séduits par Thellénisme, engagés dans des compétitions personnelles, indifférents à la cause de Dieu et du peuple, les grands prêtres s'aliénèrent les âmes fidèles. Quand le sacerdoce se releva avec les Asmonéens, il s'était déjà formé un parti de zélateurs, bien décidés à surveiller désormais leurs agissements. Parmi eux figuraient naturellement les docteurs de la Loi les plus compétents et les plus attachés à son observance. C'est ainsi que les scribes se trouvèrent englobés dans le parti des Pharisiens dont ils étaient l'âme. La doctrine des docteurs de la Loi et celle des Pharisiens ne font qu'un système de stricte adhésion à la loi de Moïse.

Le judaïsme orthodoxe qui prévaut au temps de Jésus est donc le pliarisaïsme ; pharisaïsme ou théologie pharisaïque conviendrait mieux ici que rabbinisme, si l'on n'avait à parler que de la théologie du premier siècle de notre ère.

Mais les Pharisiens, parti d'opposition, — et c'est pour cela qu'on les nomma les séparés, — disparurent comme tous les partis d'opposition quand ils triomphent trop. Us n'eurent plus d'adversaires, les Sadducéens ayant été emportés avec la ruine du Temple, et désormais leur nom no fut plus la marque distinctive d'une certaine orthodoxie ; il n'y en eut plus d'autre que la leur.

L'opposition n'existera plus dès lors qu'entre les scribes ou docteurs, et le peuple. Les premiers, déjà chefs spirituels des consciences, sont aussi maintenant les seuls organes de la Loi et constituent un véritable sacerdoce dont l'esprit se transmet par une sorte d'ordination. Ce sont vraiment les maîtres, les autres sont des disciples.

Dès le début, les scribes avaient eu une haute idée de leur mérite, tournant presque au mépris du populaire :

LVliide du scribe ;iuïmente sa science.

i'^l celui qui ddiine peu à ses affaires devient instruit.

(1) rfaaaaT£î; et vou.uoi ou encore voaooioaaxaXot.

l.K HAI!l!l^l^Ml:. — l.\ 115 VI»! 1 ION. — S0.\ CAKACTKIU:. \M^

Comment pourrait s'instruire celui qui tient raisuilloii. Et met toute sa gloire à brandir la lance, Qui conduit les breufs et excite ses bêtes, Et n'a de conversation qu'avec les veaux (1)?

L'opinion flatteuse que les scribes avaient d'eux-mêmes était partagée par la foule, qui prit l'iiabitudo do les interpeller : mbbi. « mon maître ». Cette formule de politesse eût pu signifier seulement Monsieur. Appliquée couramment aux docteurs, elle devint synonyme de maître dans le sens de magister (2).

Puis, décidément spécialisée, on la plaça devant les noms propres des docteurs, toujours comme quand nous disons Monsieur un tel, et il ne fut plus admis de nommer un docteur de la Loi sans dire Rabbi un tel. Ilillel et Chammaï ne portent jamais ce titre; il prévalut donc après eux, vers le temps de Jésus. On dit aussi Kab, et Rabban (3i ; et Rabbi tout court désigna Rabbi Juda le Saint, le rédacteur de la Michna. De là ce nom vulgaire de rabbin, pour désiguer le nouveau clergé du judaïsme, et par suite de rabbinisme pour marquer la doctrine qui constitue sa théologie orthodoxe.

Cette théologie ne consistait pas seulement à expliquer la Loi. Tout commentaire développe, surtout lorsqu'il s'agit de lois vivantes. Les tribunaux qui jugent très exactement d'après la loi créent, malgré qu'ils en aient, une jurisprudence; peu à peu, elle se placera à côté de la loi, non seulement pour l'interpréter, mais encore pour la compléter.

Telle fut la situation des docteurs de la Loi; leur influence était d'autant plus étendue qu'il n'existait point de législateur autorisé qui pût répondre aux besoins nouveaux en complétant ou en modifiant la législation.

Les circonstances changeaient avec le temps, et les idées religieuses elles-mêmes se développaient. Pourtant il ne pouvait plus être question d'apporter le moindre changement à une loi donnée par Dieu et solennellement promulguée, ni d'accepter des concepts

(1) EccU. xxwui, 2i s. Tradiiclion de M. Israi'l Lévi d'aprèi l'iiébrcu. Le dernier liait a été adouci par les Septante.

(2) Joa.l, 38: 'Paêost (ô XiyôTa'. |jL£6îp[j.r,v£-JÔLi.£vov A'.oâuxaXs) .

(3) ri'\ ou •tizi. La tradition générale, rapportée par Lévy {Dlcl. sub v" p-t), est :

IDÏL* pic Sni p"l "iZia 'iTrA 12"I Zy2 Si-; Robin est plus que Rab, Rabban est plus que Rabbi, le nom propre est plus que Rabban. On expliquait ainsi comment les anciens maîtres n'avaient porté aucun titre. Rabban appartient à la lignée de Ilillel, jusqu'à Juda, Rabban Gamaliel 1, Rabban Gamaliel II, Rabban Siméon ben Gamaliel II, Gamaliel III. On • leur joignit Rabban lokhanan ben Zikkiï. On donne le titre de Rab aux amoras de Babylone; Rib tout court désigne le fondateur de l'école babylonienne de Sora.

IVO 1.1-: MKSSlANlS.Mi: IVAlMtKS LE PHARISAISME RABBINIQUE.

nouveaux qui ne fussent en quelque manière contenus dans une écriture déjà fixée et reconnue comme divine.

Cette situation tout à fait particulière ne peut être bien comprise (jue par contraste. Ce serait une erreur que de comparer la tradition des Juifs à la tradition de l'Ég-lise catholique, L'Église, fondée par Jésus- Christ, a été établie par les Apôtres qui prêchaient dans les chrétientés naissantes le salut eu Jésus-Christ et par Jésus-Christ. Cet enseignement était antérieur à l'Kcriturc inspirée du Nouveau Testament et avait son autorité propre; il était conservé comme un précieux dépôt par les pasteurs de chaque église. En cas de doute les Églises apostoliques se consultaient, et recouraient au Siège de Rome. L'Écriture sainte du Nouveau Testament contenait très peu de lois. Certaines règles avaient été posées par les Apôtres, mais, si celles-là étaient inviolables, l'Eglise crut toujours posséder un pouvoir législatif qui lui permit de modifier sa discipline selon les circonstances, dans l'intérêt de sa divine mission. Elle n'est donc pas enchaînée à l'Écriture comme à la seule règle de sa vie. D'ailleurs elle ne prétendit jamais régenter, avec les âmes, tous les intérêts publics et privés.

Le judaïsme, lui, ne se rattachait à la Révélation que par l'Écriture. Il n'avait jamais été constitué en Église (1). Il n'avait qu'un dogme : l'existence du Dieu unique, si une proposition aussi primaire peut s'appeler un dogme. Ou plutôt il avait un second dogme : c'est que toute son existence religieuse, civile, familiale et domestique, était régie par une loi divine, dont on ne pouvait pas s'écarter et qu'on ne pouvait songer à réformer, du moins ouvertement. Il ne possédait donc ni tradition dogmatique, ni autorité disciplinaire. A un certain moment les rabbis constatèrent autour d'eux la foi à la résurrection des morts. Ils ne pouvaient songer à l'établir sur la tradition seule ; il fallait, à tout prix, en trouver la preuve dans l'Écriture. Et lorsque les circonstances paraissaient exiger une réforme, on ne pouvait l'imposer qu'en s'appuyant encore sur l'Écriture.

Ce fut le travail des rabbins, travail ardu et qui paraissait condamné à un échec. Comment trouver dans une lettre morte tous les développements dune vie en marche? Et si les solutions nouvelles n'étaient pas dans l'Écriture, comment les faire prévaloir? Que pouvait l'avis d'un scribe contre la majesté formidable de la Loi? A la longue cependant la tradition se forma. Elle avait pour elle de répondre aux nécessités de chaque jour: elle se fortifiait avec le temps,

(1) Voir le bel article de M-' BalilTol : Lr judaïsme île la ilispfrsiun (emlail- il à devenir vne tylise? {lŒ., 1900, p. 197-209).

].E RABBIMSME. — I.A TRADITIOX. — SON (, Mj.vciKiiK. |,',|

quand fies suffrages nouveaux s'ajoutaient aux anciens, et le moment vint où elle eut assez de crédit pour faire figure à côté de la Loi et pour être écrite comme une répétition, un développement de la Loi. Il y a désormais la Loi, et la tradition, mais, — c'est le postulat nécessaire de toute cette évolution, — la tradition se colore d'exégèse. Tous les termes employés pour désigner la tradition se réfèrent A la Loi. Le nom de michno signifie répétition do la Loi ; celui de lahuud vient de l'enseignement du Livre; celui de ayada fait allusion à ce que TÉcriture suggère; midrach signifie la recherche cxégétique elle-même (1).

(1) Ce point n'a été traité clairement, à ma connaissance, que par Baciier, dans lappcndicc à la 2'- édition du !«' volume de VAgada des Tannaites, et en français dans la /lev. des études juives, t XXXVIII, p. 211-219: Les trois branches de la science de la vieille tradition juive, le Midrasch, les Ilulachoth et les Huggudnlh. Ce savant a bien dissipé la confusion qui est née nécessairement des sens successifs de certains mots.

Il ne sera pas sans utilité pour plusieurs lecteurs de rappeler ici le sens de certains termes techniques (jui seront emiiloyés plus loin, en utilisant les explications de Bâcher ' Die Agada der Taunaitcn, I. 2" éd. Anliang, p. 'i5l-i89j. Il n'existe pas de mot propre pour signifier la Tradition en tant que distincte de l'Écriture. Quelquefois on emploie dans ce sens le mot michna, et alors elle comprend le talmud ou le midrach, les halakolh et les agadoth; ri;"w''2 vient de nj'ÙJ, « répéter », comme x"lp'2 ^^ Kip, « l'i'e '>• Par exemple dans le texte de Josué b. Nekhemia, docteur palestinien du iv siècle : riï7S*U?G min nTiMn-i m^Sn -Tzbn nïD'Svcr^Z n:*in2 a'^ZinsI a''N''2J ."Tlln. En fait, et dans un sens concret, la michna est le corps des décisions et sentences traditionnelles rédigé par Juda le Saint ou Kabbi, avant l'an 200, et dont le noyau remonte probablement à R. Méir et plus haut à R. Aqiba. Les auteurs mis à contribution, nommés ou non, sont désignés comme lannatles ou tannas (xîri, p'- ''Kjri} ou rcpélants, le verbe N:ri en araméen ayant le même sens que n-U? en hébreu. Ce travail était loin d'être complet. On crut connaître beaucoup d'autres paroles des docteurs lannaïles qui n'avaient pas été mentionnées dans la michna. Une sentence de ce genre se nommait une parole extérieure à la michna, laissée en dehors, haraïlha (xnlIS, sous-entendu N'ri':ri)2, « tradition »} de 1^ ou xll. « dehors ». Ces harailhôlh furent rassemblées soit dans la Toscphla (xn£Cin), « addition », soit dans la (luémara (N1Î23), « complément », ajoutée à la Michna comme son commentaire, soit même dans d'autres traités plus récents. La Michna et la Guémara constituent le Talmud, dont le nom (l*)2'^r) signifiait |irimitivcmonl l'enseignement tiré de l'Écriture. Et Bâcher a bien montré que c'était aussi le sens premier du mot Agada (en hébreu rn^rî, en araméen Ni;;}<). enseignement ou même renseignement fourni par

l'Écriture. En fait on donne le nom de Agada à tout ce qui, dans les divers écrits rabbiniques, n'est point Hainka. Enfin Holaka (n^^n), « voie », signifie une loi qui règle la

conduite, loi qui n'est pas contenue dans l'Écriture et qui, néanmoins, est censée jiarolc de Dieu : "Yz'^ri "7 nr;2 "î''2 H^Sn 1" 'H 12" I^TX « Ce qu'a dit le Seigneur est halaka, par l'intermédiaire de Mo'ise, c'est Talmud » [b. Ker. l.V), où la halaha est opposée au Talmud dans le sens que nous disions d'enseignement tiré de l'Écriture ou de Moïse. On admettait la halaka à cause de ce caractère cen.sé divin, car un simple raisonnement logique eût été sujet à ré|>lique : niltoH w'' 7''"lS ON* Szp: Hj'?" DX ip. Ker. 1.")''; ces deux textes dans Lf.vv, Neuhebr. Worterb. v. n^S"). Les halahôth eurent donc à la fin leur valeur propre sans s'appuyer sur l'Écriture sainte, mais on n'était pas fâché de les y rattacher. Le midrach l'd'n*^ de u?Ti. " recherche ») ou exégèse était lui aussi

112 1 1; Mi:>si\MsMi; i>.\i'iii:s i.i- pii.\i{isAif^MF. nAiîBiMorK.

Cotlc exégèse n'est pas, on l'entend assez, l'explication littérale du texte. De cette exégèse, qui est celle de notre temps, les anciens rabbins ne nous ont laissé aucuii monument. Elle a commencé dans le judaïsme au moyen Age. L'oxégèse du midrach trouve dans l'Écriture ce ([u'clle y cherche.

Et c'est là à la fois son fort et sou faible. Si les décisions juridiques ou halal^ntli, si les développements pieux, les légendes, les commentaires de toute sorte qui constituent Yagada, n'avaient d'autre origine que les textes bibliques auxquels on les réfère, il faudrait conclure à une sorte d'aberration inexplicable du sens exégétiquc. Et on doit reconnaifre que c'est assez souvent le cas. Mais très souvent aussi ils se sont produits par le travail de la réflexion ou par le mouvement spontané de l'imagination; les décisions sont humaines, sages et sensées; les agadoth n'ont pas l'intérêt des créations plus brillantes d'autres peuples mieux doués, mais elles sont néanmoins le tableau fidèle des aspirations, de l'état d'esprit, de la valeur morale et religieuse des Juifs. Envisagé à ce point de vue, le Talmud et les Midrachim ne sont point complètement artificiels. Ce qui pâtit, c'est l'exégèse. On peut poser en canon que jamais passage obscur n'a été la source véritable d'une doctrine courante. Mais, quand une doctrine était courante, il fallait la trouver dans l'Écriture, et ce ne pouvait être que dans les passages obscurs, et au prix de quelles tortures infligées au texte! Cette préoccupation qui s'imposait d'avance au docteur de la Loi n'était pas sans donner un pli particulier à ses raisonnements et, malgré tout, l'ensemble en reçoit un caractère contraint, subtil, arbitraire et artificiel. C'est une grave injure qu'on a faite au droit romain, cette raison écrite, de le comparer au Talmud. On reconnaît les arbres à leurs fruits. Quelle législation moderne ne

laiigf liatis la Iradilioii. Le iiiiiirach part île l'Éciilure i)our en venir à la lialaka et k l'aj^ada; le talrnud part des balakolh pour rernonler à l'Écrilure, d'où le litre des Talmuds, il' babylonien et le palestinien, et des midrachim. dont les plus anciens et les plus importants sont MeliiUa, Sifré et Sifrâ.

Nous ne demanderons que le moins possible des renseignements aux docteurs qui ont

succédé aux Tannaïtcs, mais qui n'ont jamais joui d'une pareille autorité, les ainoras

^^.v,j^. j)i >!xii*2X). Je "1*2X, « di'"*" "■ Donc : « un tel a dit », par opposition à « un tel

a lansrnis » par tradition.

Les citations de la Michna sont indiquées par le noui du traité sui\i des chillres du cLapilre et du paraj;raphc ; lesTalmuds sont cités d'après les traités et la page; 0. indique le Talmud de ilabylone, j. celui de Jérusalem. N'ayant pas habituellement sous la inain le It'xte du Talrnud de Jérusalem, je l'ai souvent cité d'après la traduction de M. Scinvab : le Talmud de Jérusalem, XI vol., Paris. 1871 à 1889. Mekilla et Sifrà sont cités d'après les éditions de J. \Vciss qui passent pour les meilleures. La meilleure édition de Sifré est celle de M. Fricdmann, que je n'ai pu me |)rocurer. La Tosefta, éditée par Zuckermandel.

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