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DU NOM

Vers le milieu du règne de Louis XV, l’artiste qui créait les dessins des ornements exécutés pour la Cour ou pour les grands seigneurs étrangers qui suivaient les modes de Versailles, était Messonniet (Juste-Au rèle), né à T ti r i n en 1695, orfèvre et ciseleur, qui reçut le titre de dessinateur du cabinet du Roi.

Quoique les compositions

PENDULE DE BRONZE PAR CAK'IEIU

de Messonnier manquent de simplicité et qu’il ait abusé des lignes brisées et formées par des enroulements à coquille que rien ne justifie, il faut reconnaître chez lui une imagination inépuisable et une originalité toujours nouvelle. Certaines boiseries d’appartement, sculptées d’après ses compositions, sont empreintes du caprice le plus charmant. A la même époque, Peyrotte, peintre-ornemaniste, obtenait le brevet de dessinateur du garde-meuble de la Couronne et il fit un grand nombre de compositions de fleurs et d’arabesques, entre les années 1748-1752. Le meilleur traducteur qu’ait eu Messonnier, pour ses travaux de décoration et d’ameublement dans les châteaux royaux, est Jacques Caffieri, cinquième fils de Philippe Caffieri, le sculpteur de Louis XIV1. Jacques, né en 1678, portait le titre de sculpteur, fondeur et ciseleur du Roi; il avait été reçu maître fondeur et, en 1715, il dessinait le modèle du poêle des membres de la communauté. Il habitait une maison de la rue des Canettes, qu’il quitta quelques années avant sa mort (175 5) pour s’établir près de là, rue Princesse. Né dans la manufacture des Gobelins, Jacques Caffieri avait pu recevoir les conseils de Domenico Cucci, l’habile fondeur de Louis- XIV, et c’est là qu’il puisa son goût pour la sculpture ornementale. Bien qu’à l’exemple d’André-Charles Boulle et de Charles Cressent il se soit souvent appliqué à des travaux d’ébénisterie, sa principale préoccupation était la ciselure des bronzes destinés à décorer les appartements, et peut-être s’était-il assuré la coopération d’un

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