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Spanish Arts, by Juan F. Riano. London, 187g

du roi 1637-1642 ; Thomas de Murga, sculpteur du prince royal, 1614; Alonso Parezano, attaché à la maison royale, 1623 ; Francisco Radis, maître sculpteur de cabinets en ivoire et en ébène, 1617; Lucas de Velosco, maître peintre et doreur de cabinets, en 1 633 .

L’activité des ateliers de la péninsule ibérique ne se bornait pas à la fabrication de ces meubles spéciaux; elle embrassait les diverses pièces de l’ameublement, et pendant la majeure partie du xvne siècle, l’Espagne fut le principal fournisseur des sièges et des tables dont on se servait en Europe. Ces fauteuils de forme quadrangulaire étaient garnis d’étoffes brodées, mais plus souvent encore de peaux imprimées et dorées qui devinrent une source d’exportation très fructueuse pour le royaume. On donnait à ces cuirs, qui servaient également de revêtement aux lambris des appartements, le nom de Guadameciles1, rappelant la ville de Ghadamès en Afrique, où leur préparation était depuis longtemps pratiquée. Les Maures d’Espagne l’avaient introduite chez eux et la firent prospérer à Cordoue, d’où elle se répandit en Europe, et ne tarda pas à être imitée en France et dans les autres pays.

Les tables et les bordures de miroirs d’origine espagnole sont ornés d’incrustations d’ivoire, d’écaille, d’ébène, de bronze et d’argent. Les lits étaient recouverts de brocarts brodés d’or, — l’habileté des ouvriers espagnols était très grande dans cette sorte de travail, — et garnis de dentelles d’or connues sous le nom de point d’Espagne. Dans les provinces portugaises, les lits pré-

i. Voy. Baron Davillier. Notes sut - les cuirs de Cordoue , Guadameciles d’Espagne. Paris, 1878.

LE MEUBLE AU XVIIe SIECLE.

sentaient plus d’importance sous le rapport de la sculpture. Ils étaient à colonnes surmontées d’un baldaquin avec deux parois verticales sculptées et travaillées à jour. Le plus souvent, ces meubles sont d’une exécution maladroite : aussi ne sont-ils pas recherchés par les amateurs, malgré la richesse de leur matière première. Vers la fin du xvue s., les lits portugais imitèrent les formes françai ses,

mais par suite de l’inexpérience des artistes étrangers à notre goût, ces pièces présentent peu d’intérêt.

Les fauteuils et les sièges dont nous venons de parler, sont si abondants dans toutes les collections qu’il ne serait pas possible de consacrer une description particulière à tous ceux qui se distinguent par leur provenance historique ou la finesse de leur exécution. Ils composent l’une des plus intéressantes séries du mobilier au xvne siècle.

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